Se mobiliser et s’adapter : le modèle collaboratif de réussite du Nunavut

Mosesie Lewis, Steve Horvath, et Lazarus Arreak

Mosesie Lewis, Steve Horvath, et Lazarus Arreak

« N’allez pas à la chasse par vous-même si vous voulez rapporter quelque chose. »

Ces mots ont été prononcés par un aîné inuit d’Iqaluit au cours d’une conversation informelle sur les relations entre les communautés, l’industrie minière et le gouvernement au Nunavut. Pour moi, ce commentaire dépeignait une image très claire de la perspective sur le rôle de la communauté, de la culture et de l’esprit de collaboration dans l’équilibre des objectifs communs et des besoins individuels.

Leur modèle de participation communautaire est stratégique, collaboratif et axé sur les possibilités. Leur sens de la coopération est vaste et inclusif, et se base sur l’objectif commun et la communication entre les partenaires et la communauté toute entière. Une compréhension commune est recherchée avant que des ententes soient conclues, et cette compréhension définit l’approche systémique appuyée par des outils et de l’éducation, et habilitée par les gouvernements fédéral et territoriaux. Par conséquent, la communauté locale et les sociétés de l’industrie des ressources ont tous appris à se mobiliser et à s’adapter pour partager les réussites – un cadre de travail efficace pour les propres efforts de collaboration du CCHST dans l’ensemble des compétences et des secteurs.

Le temps passé au Nunavut a été bref, mais ce fut une bonne occasion d’apprendre et de modifier ma perspective des choses. Les conversations que j’ai eues avec les gens m’ont permis de constater leur respect profond pour l’environnement et son potentiel d’assurer l’avenir. Ils l’ont compris depuis des générations, et maintenant, ce sentiment s’étend aux ressources sous la terre. La communauté du Nunavut est résolue et unie dans un processus qui équilibre l’intégration des considérations économiques et les valeurs inuites basées sur leur souci de mise en valeur et d’appartenance de la terre.

Tout bien considéré, pour moi, ce fut un rappel que seules la collaboration et l’harmonisation des valeurs nous permettrons de réellement atteindre la réussite collective.

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Servir et protéger

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST

Servir et protéger. C’est un énoncé à la fois simple et puissant que l’on retrouve sur les voitures de police, mais je crois que je l’ai tenu pour acquis – c’est une constatation que j’ai faite en participant à une conférence donnée par l’Association canadienne des chefs de police (ACCP). Deux cent cinquante représentants de corps policiers de partout au Canada se sont réunis pendant deux jours afin de se pencher sur les progrès réalisés sur des questions de santé mentale dans les services de police, comme le trouble de stress post-traumatique (TSPT) – une réalisation remarquable qui exprime la priorité que l’Association accorde à ce problème.

Les agents de police sont formés non seulement pour appuyer leur communauté, mais aussi pour faire preuve de compassion et porter secours aux personnes en détresse. Ils comprennent leur rôle et les attentes qu’a la société envers eux, et je suis sûr que cela ne se fait pas sans facteurs de stress; après tout, les risques sont élevés dans ce genre de travail. Alors que j’écoutais les propos d’un des conférenciers, une pensée récurrente me troublait sans cesse l’esprit. Cette passion pour la protection de la communauté doit être orientée vers l’intérieur et axée sur la santé mentale pour que les policiers puissent se protéger eux-mêmes et entre eux. Après tout, si nous ne nous soignons pas nous-mêmes, comment pouvons-nous venir en aide aux autres?

C’est pourquoi j’estime que l’intervention précoce est la clé qui permet de créer un lieu de travail plus sain du point de vue de la santé mentale. Les policiers sont les mieux placés pour reconnaître les signes avant-coureurs de changements dans le comportement de leurs collègues et y réagir avec des encouragements et des conseils de chercher de l’aide avant que ça ne devienne une maladie débilitante. C’est le concept de la création d’une culture d’aidants en milieu de travail dont j’ai parlé. C’est la capacité de se voir eux-mêmes et entre eux comme ils voient les autres.

Tout au long de la conférence, on reconnaissait les défis uniques que doivent relever les services de police, y compris non seulement les facteurs externes associés à un emploi très risqué, les interactions avec le public et l’exposition aux réalités inhérentes du rôle de premier intervenant, mais aussi les aspects organisationnels et culturels du maintien de l’ordre. Il y avait un sentiment d’urgence, une volonté collective et la poursuite d’un but commun, car il s’agit d’une crise partagée qui, compte tenu de circonstances particulières, pourrait submerger n’importe lequel d’entre nous.

La combinaison de ces facteurs peut nous faire croire qu’il s’agit d’un défi décourageant, mais j’ai participé à des discussions et j’ai vu une attitude positive qui m’a laissé très optimiste que les services de police à travers le Canada ont choisi de s’attaquer de front à ce problème de santé mentale. Certes, il y a eu des témoignages difficiles et honnêtes de la part de ceux qui partageaient leurs difficultés personnelles à relever des problèmes liés au travail, mais je suis convaincu que nous n’aurions pas eu cette conversation dans un forum aussi large il y a à peine quelques années. Tous ces agents continuent non seulement de contribuer, mais aussi de s’épanouir dans leur carrière après avoir relevé des défis débilitants, ce qui est un témoignage de l’évolution considérable qu’ont connue les corps policiers en peu de temps. L’appui des pairs et le leadership sont la base de toute campagne réussie de lutte contre la stigmatisation, menant à une intervention précoce et à un lieu de travail propice à la santé mentale.

En faisant face ouvertement aux problèmes du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et du stress, on démontre des progrès réels, on fait preuve de leadership et d’engagement envers le personnel, et on exprime une volonté d’adopter des changements de culture significatifs visant à créer un climat de soutien mutuel. Je suis convaincu que l’on peut trouver une résilience à l’échelle de l’organisation dans la camaraderie et le soutien qui font la renommée des forces policières.

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Les dirigeants de demain inspirent confiance

Steve Horvath joings le jury à la «Inter-Collegiate Business Competition (I.C.B.C.)».

Steve Horvath s’est joint au jury de l’«Inter-Collegiate Business Competition (I.C.B.C.)».


La semaine dernière, j’ai été honoré de représenter les experts de l’industrie professionnelle, à titre de juge dans le cadre du plus ancien et plus prestigieux concours d’étude de cas de premier cycle, «Inter-Collegiate Business Competition (I.C.B.C.)», organisé par la «School of Business» de l’Université Queen’s. Ce concours est devenu un forum international pour les plus brillants entrepreneurs des meilleures écoles de gestion d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe, et offre une occasion aux étudiants de montrer leurs capacités d’analyse et de présentation devant les juges, le corps professoral et les autres participants.

La qualité des exposés était exceptionnelle, tout comme l’a été le dialogue avec les étudiants qui a suivi. Personnellement, discuter avec les participants de leur vision et de leurs perspectives personnelles dans un contexte informel fut l’aspect le plus enrichissant.

Une fois le concours terminé, durant la réception des participants, j’étais assis avec dix jeunes étudiants du premier cycle en gestion, qui se trouvaient toutes à être des femmes. Elles étaient dynamiques et intéressantes, et j’ai été saisi par leur énergie et leur optimisme. Je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir à combien il est rare de donner du crédit aux jeunes entrepreneurs pour leur vision des réalités du marché mondial d’aujourd’hui. Les étudiantes posaient un regard rafraîchissant sur la complexité du monde des affaires de demain, et pourtant, j’ai l’impression que la communauté des affaires sous-estime la diversité des jeunes, leur compréhension des marchés émergents, de même que leur influence sur ces derniers. Malgré mes nombreuses années d’expérience, il est clair que je suis celui qui a retiré le plus de cette discussion libre et informelle. Je n’aurais pas pu tomber sur une meilleure table.

Dans l’ensemble, cette expérience m’a ouvert les yeux de bien des façons. En effet, j’ai quitté Kingston avec le sentiment d’avoir aperçu l’avenir à travers le regard de la prochaine génération de dirigeants. Les jeunes ont dressé le tableau d’un avenir prometteur et rempli de potentiel qui sera entre de bonnes mains. Ce fut rafraîchissant de voir que le fondement de l’excellence organisationnelle future est solide et fiable.

J’espère que tous les participants ont quitté le concours avec un sentiment d’accomplissement et avec confiance en la valeur qu’ils apportent à la préparation de l’avenir. Du moins, ce fut mon cas. J’espère bien être invité l’an prochain, car j’ai encore tant à apprendre.

Steve Horvath parle aux étudiants en administration.

Steve Horvath parle aux étudiants en administration.

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Faire la différence : réflexions de fin d’année

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Prendre une courte pause de temps à autre pour réfléchir et remettre le compteur à zéro est un exercice salutaire pour le mieux-être mental et spirituel. Voici venu le temps de l’année où nous cherchons les occasions de nous recueillir dans le calme et évaluons le chemin parcouru vers la réalisation de nos aspirations. Voilà exactement où en est notre organisation.

En effet, le temps est venu de nous pencher sur la façon dont nous avons bénéficié de nos accomplissements et sur la façon dont certaines difficultés rencontrées nous ont permis d’affirmer notre rôle à titre d’organisation dynamique et efficace, capable d’anticiper les demandes, constamment changeantes, et d’y répondre. Seules nos relations avec nos intervenants et une profonde compréhension de leurs besoins peuvent nous apporter tout cela.

Fait dont je suis particulièrement fier : grâce à nos efforts de collaboration, le CCHST est devenu une institution, où le tout est plus grand que la somme de ses parties. Nous avons la chance de travailler avec un personnel compétent et engagé qui répond aux difficultés avec résilience et motivation en vue de renforcer le mieux-être des travailleurs canadiens. De surcroît, nous tourner vers l’avenir nous permet de repousser nos limites; en effet, cela nous permet d’avoir une perspective de l’avenir qui définit ce que nous souhaitons devenir et ce à quoi nous aspirons.

En regardant vers l’avant, je nous vois bien, toujours misant sur nos réussites, évoluer jusqu’à devenir l’organisation que nous aspirons à être : une organisation toujours en quête d’excellence qui tire parti de ses meilleurs atouts, soit la fiabilité et la crédibilité, pour développer des relations, de l’expertise et une valeur durables dans l’ensemble du Canada. Notre succès nous mènera jusqu’à ce que je perçois comme étant l’un des buts primordiaux du Centre.

Il nous sera possible de remplir notre mission à titre d’organisation de pointe en matière de santé et de sécurité au travail en gardant le cap sur notre vision collective de la réussite, en aidant les travailleurs canadiens de partout au pays et en mettant à profit notre expérience collective en matière de santé et de sécurité pour appliquer les solutions de demain aux enjeux d’aujourd’hui.

Je me réjouis à l’idée de découvrir ce que nous réserve l’année 2015, et je souhaite à toutes et à tous un joyeux temps des Fêtes en sécurité et une bonne et heureuse année.

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Célébrons notre histoire et regardons vers l’avenir : les CSTO fêtent leur 25e anniversaire

J’ai récemment eu l’honneur de célébrer le 25e anniversaire des Centres de santé des travailleurs (ses) de l’Ontario (CSTO) à l’occasion de leur événement intitulé « Celebrating the Past and Looking Forward ». Depuis longtemps, nos organisations collaborent et partagent des renseignements et des ressources dans un but commun, celui d’aider les travailleurs de l’Ontario à rester en sécurité sur les lieux du travail. Je crois sincèrement que la synergie de nos organisations a grandement servi les travailleurs au fil des années.

En vue de témoigner notre reconnaissance pour cette affiliation qui dure depuis 20 ans, j’ai offert aux CSTO une plaque commémorative soulignant notre partenariat et partagé quelques‑unes de mes réflexions personnelles sur l’organisation. Je suis d’avis que chaque clinicien, pionnier et défenseur infatigable de la sécurité au travail aux CSTO a apporté une immense valeur au pays. J’ai pu le constater par moi-même lorsque le CCHST a reçu une délégation de la Chine, il y a de cela quelques années. Nous avons présenté le groupe au personnel des CSTO et, après avoir observé les opérations sur place, les délégués sont repartis à Chongqing et ont mis sur pied une clinique de santé des travailleurs inspirée de ce qu’ils avaient vu dans les bureaux des CSTO. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de travailleurs reçoivent des services cliniques et du counselling pour des questions professionnelles, grâce au modèle des CSTO.

Une autre raison de célébrer les CSTO
L’événement marquait le lancement officiel de la « Mental Injury Toolkit (MIT) » et de la « Measure Workplace Stress App ». Ce projet spécial était le résultat d’un effort concerté entre les CSTO et le CCHST, déployé dans le but de créer une nouvelle application mobile qui permet d’offrir un ensemble d’outils aux travailleurs pour mesurer leur niveau de stress en milieu de travail. De plus, cette application pourra mettre en corrélation les réponses du travailleur, souligner les problèmes pour les mettre en lumière et fournir de l’orientation pour obtenir plus de renseignements.

Félicitations aux CSTO pour 25 années d’engagement et de sollicitude, et pour leur contribution à l’amélioration de la qualité de vie des travailleurs et travailleuses de l’Ontario.

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST et John Oudyk , hygiéniste du travail à OHCOW

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST et John Oudyk , hygiéniste du travail à CSTO

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Une nouvelle génération dans le domaine de la santé et de la sécurité

International Youth CongressL’une des activités les plus intéressantes parmi celles organisées à l’occasion du Congrès mondial triennal sur la sécurité et la santé au travail était l’inauguration du premier Congrès international des jeunes. Ce fut un honneur pour moi de prendre part à une initiative d’une telle importance et d’avoir l’occasion de faire connaître le Congrès mondial à ces jeunes participants, lors du symposium que j’ai coprésidé et que j’ai également aidé à organiser.

Les jeunes étaient exposés à des problèmes et à des principes de santé et de sécurité par l’intermédiaire d’exercices éducatifs et interactifs animés par Christopher Preuße de la DGUV (German Social Accident Insurance), en Allemagne. Ce fut rassurant pour moi de converser avec les dirigeants de demain et de prendre connaissance des questions qui devront orienter la façon dont nous répondrons à toute une nouvelle génération de préoccupations et d’attentes. Non seulement leurs idées sont-elles façonnées par leur génération, mais également par un facteur auquel l’industrie n’a toujours pas répondu : leur diversité. L’industrie les a classés dans la génération « Y » et n’a pas su passer outre les généralisations pour vraiment répondre à leurs besoins. Il faut reconnaître que cette génération qui s’apprête à entrer sur le marché du travail est beaucoup plus diversifiée que la main d’œuvre actuelle. En fait, seulement dans le groupe de participants au Congrès des jeunes, on comptait des étudiants de pays comme l’Azerbaïdjan, le Royaume-Uni et le Japon – tous ayant des perspectives et des expériences différentes à partager, mais dans un but commun, celui d’améliorer les conditions futures pour leurs pairs.

Le défi qui attend les employeurs est celui de reconnaître l’immense potentiel qui repose dans cette diversité et de réévaluer leurs hypothèses généralisées quant aux programmes de santé et de sécurité au travail pour les nouveaux employés.

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Certains parmis les 42 délégués du monde entier qui ont participés au premier Congrès international de la jeunesse. http://www.jwsl.de/

Mes interactions avec ce groupe d’étudiants engagés m’ont laissé rassuré et persuadé que les solutions aux problèmes de demain se trouvent entre les mains de la jeunesse d’aujourd’hui. Leur offrir un forum où il leur est possible d’échanger sur leurs expériences avec d’autres jeunes de partout dans le monde pourrait constituer un moteur de changements novateurs dans l’avenir. Voilà pourquoi j’étais très heureux de savoir que tous les intervenants sur place ont pris l’engagement de tenir un deuxième Congrès international des jeunes.

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De grands défis pour de petites organisations

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M. Steve Horvath et les membres de la direction du CCHST effectuent une visite en présence des représentants de la KOSHA.

À mes yeux, le rôle du CCHST est de nouveau confirmé chaque fois que d’autres organisations nationales œuvrant dans le domaine de la santé et de la sécurité consultent les renseignements que nous diffusons et reconnaissent que notre expertise en matière de prévention peut avoir une incidence positive sur leurs propres défis.

C’est précisément ce qui s’est produit la semaine dernière alors que des représentants de l’Agence coréenne pour la sécurité et la santé au travail (KOSHA pour Korean Occupational Health and Safety Administration) ont visité le CCHST dans le but d’en apprendre davantage sur la vision du Canada de l’accès des petites et moyennes entreprises (PME) aux programmes de santé et de sécurité au travail. Leur démarche s’explique par le fait que 80 % des accidents ayant entraîné des jours de travail perdus en Corée sont survenus dans de petites organisations. Ces représentants souhaitaient obtenir d’autres précisions sur les moyens qui ont permis au CCHST d’améliorer l’accessibilité des PME en tirant profit des technologies en ligne et des réseaux sociaux qui permettent d’utiliser des programmes en langage clair ciblant les petites organisations installées au Canada.

Notre réunion a été extrêmement fructueuse et ils sont repartis avec des solutions pratiques faisant appel à bon nombre de nos produits et services en ligne. Nous avons également visité une petite organisation qui a mis en place avec succès des politiques de santé et de sécurité évolutives. Cette visite a permis aux représentants de l’Agence coréenne de voir de leurs yeux les résultats de ces stratégies, et de s’entretenir directement avec les membres du personnel et de la direction de l’entreprise au sujet de leur succès et des défis qu’ils ont surmontés.

Nous tenons à remercier M. Larry Masotti de Workplace Safety and Prevention Services (WSPS) qui s’est chargé de coordonner la visite des installations de Brabender Technologie.

Nos différents projets destinés aux PME ont suscité beaucoup d’intérêt dans diverses sphères de compétence au Canada et ils retiennent maintenant l’attention d’organisations internationales, car nous faisons face, à mon avis, à des défis semblables en ce qui concerne la sensibilisation et l’accessibilité des PME, et nous partageons le même désir et le même besoin de nous améliorer à ce chapitre.

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Tracer la voie pour les chefs de file de demain

Nous avons observé un déclin des taux de blessures en milieu de travail chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans dans l’ensemble du Canada, un recul qui est, à mon avis, attribuable en partie aux efforts déployés pour intégrer aux programmes d’enseignement régulier des activités de sensibilisation et d’éducation à l’intention des jeunes travailleurs.

Certaines de nos initiatives visant à former des jeunes qui deviendront de futurs chefs de file en santé et sécurité ont été mises en évidence au cours des dernières semaines. D’abord, au nom du Conseil des gouverneurs, le CCHST a décerné des bourses d’études dans le cadre de la douzième année du programme des bourses d’études Dick Martin, une distinction nationale qui vise à reconnaître les étudiants inscrits à un programme d’études au Canada menant à l’obtention d’un grade ou d’un diplôme en santé et sécurité au travail, et à les encourager à envisager une carrière dans ce secteur. Félicitations aux récipiendaires méritants de cette année : Jodie Chadbourn (Ontario) et Kathy Lee (Saskatchewan), qui se méritent chacune une bourse de 3 000 $. Leurs établissements d’enseignement respectifs, l’Université du Nouveau-Brunswick et le Saskatchewan Institute of Applied Science and Technology, ont reçu à leur tour un montant de 500 $.

Photo du haut : Dick Martin Scholarship Award winner Jodie Chadbourn with CCOHS President Steve Horvath and members of the CCOHS Council of Governors.  Photo du bas : Kathy Lee accepts the Dick Martin Scholarship award from Philip Germain of the CCOHS Council of Governors and the Honourable Don Morgan, Minister of Labour Relations and Workplace Safety.

Photo du haut : Jodie Chadbourn, récipiendaire de la bourse d’études Dick Martin, en compagnie de Steve Horvath, président du CCHST, et des membres du Conseil des gouverneurs du CCHST.
Photo du bas : Kathy Lee accepte la bourse d’études Dick Martin en présence de Philip Germain du Conseil des gouverneurs du CCHST et de l’honorable Don Morgan, ministre des Relations et de la Sécurité en milieu de travail. Crédit photo: SIAST

En outre, le CCHST continue d’appuyer le concours annuel de vidéo « C’est votre travail! » destiné aux jeunes. Tous les élèves qui fréquentent une école secondaire au Canada peuvent d’abord participer à un concours provincial et territorial administré par leur ministère respectif et les ministères du Travail. Dans le cadre du concours, les élèves sont mis au défi de faire preuve de créativité pour réaliser une vidéo originale qui peut être diffusée dans les médias sociaux afin de montrer à leurs pairs l’importance de la sécurité au travail. Les gagnants de chaque province et territoire peuvent ensuite participer au concours à l’échelle nationale.

Félicitations aux gagnants de cette année dans le cadre du concours tenu à l’échelle nationale :

• Première place : Ben Croskery, École secondaire John McCrae, Ottawa, Ontario
• Deuxième place : Pranay Noel, École secondaire catholique St. Francis Xavier, Mississauga, Ontario
• Troisième place : Dane Cutliffe, École secondaire Colonel Gray, Île du Prince Édouard
• Choix du public : Dylan Pappenfoot, Logan Seipp et Dylan Stadnyk, Humboldt Collegiate Institute, Humboldt, Saskatchewan

On Call de Ben Croskery sur Vimeo.

Par ailleurs, dans le cadre du Congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail, j’assumerai la coprésidence du symposium « Créer un environnement sûr et sain pour l’apprentissage et le travail ». Le symposium réunira des groupes issus du milieu de travail, de la communauté et du secteur de l’éducation qui s’emploient de concert à atteindre un objectif commun consistant à promouvoir une culture de la sécurité chez les jeunes travailleurs. Le rôle que l’on m’a confié me donne le privilège d’accueillir les délégués du Congrès mondial de la jeunesse provenant des quatre coins du monde qui viendront participer au Congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail 2014, le mois prochain, à Francfort, en Allemagne.

Au cours des dernières décennies, le CCHST a misé sur des programmes visant à donner aux jeunes les moyens de créer une nouvelle génération de milieux de travail où l’on favorise une culture de prévention. Cependant, il est impossible d’y arriver en travaillant en vase clos; et c’est pourquoi, dans le cadre de nos efforts continus visant à promouvoir et à coordonner une approche globale à l’égard de la sécurité chez les jeunes travailleurs, nous mettrons à contribution les institutions du milieu de travail, de la communauté et du secteur de l’éducation. Ensemble, nous allons de l’avant vers l’atteinte de notre objectif commun qui consiste à créer une culture de prévention dans tous les milieux de travail.

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Promouvoir la santé et la sécurité aux Philippines

M. Steve Horvath et M. Porfirio Mayo, Premier secrétaire et consul à l’ambassade des Philippines au Canada.

M. Steve Horvath et M. Porfirio Mayo, Premier secrétaire et consul à l’ambassade des Philippines au Canada.

J’ai eu le privilège d’être invité, la semaine dernière, par M. Porfirio Mayo, Premier secrétaire et consul du Canada à l’ambassade des Philippines à Ottawa, à l’occasion de la célébration du 116e anniversaire de l’indépendance des Philippines.

C’était non seulement une merveilleuse occasion d’apprécier la culture de ce peuple, mais aussi une occasion de discuter avec M. Mayo des relations de plus en plus étroites entre l’agence de la santé et de la sécurité (Health and Safety Agency) des Philippines et le CCHST. Nos produits peuvent être très utiles pour la promotion des programmes de prévention en Asie du Sud-Est. Nous avons parlé de nos possibilités à venir et de notre intention d’officialiser les relations établies entre nos organisations, non seulement par l’utilisation des produits du CCHST, mais également par la promotion de la santé et de la sécurité au sein de la République grâce à des ententes avec des organisations internationales telles que l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L’ambassadeur de la Corée auprès du Canada était également présent et nous avons bavardé avec plaisir au sujet des relations de longue date entre l’agence de la santé et de la sécurité au travail de la Corée (Korean Occupational Safety and Health Agency, ou KOSHA) et le CCHST. La Corée accueillera le Congrès mondial de la Commission internationale de la santé au travail (CIST) en 2015.

Toutes nos félicitations à la République des Philippines qui a atteint ce jalon important! Nous espérons avoir de nouveau l’occasion de collaborer avec elle.

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Le CCHST discute de leadership avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) à Singapour

Je félicite les hauts fonctionnaires du gouvernement à Singapour pour leur détermination à faire preuve de leadership et à permettre à une nation entière d’atteindre un but commun, soit d’éliminer les maladies et les blessures en milieu de travail grâce à une mobilisation politique. Lorsque des politiques progressives sont défendues par tous les paliers de gouvernement et appuyées à la fois par la main-d’œuvre et par l’industrie, cela crée non seulement un élan formidable, mais donne également confiance aux praticiens de la santé et de la sécurité.

Le gouvernement, la main-d’œuvre et les employeurs ont participé à la Singapore Workplace Safety and Health Conference 2014 (conférence 2014 sur la santé et la sécurité au travail organisée à Singapour) en vue de comprendre et de faire la promotion des défis dont il a été question, et ils sont déterminés à en faire une réalité.

Je suis impressionné par l’étendue générale de l’engagement dont ont fait preuve les organisations internationales du domaine de la santé et de la sécurité au travail (SST) telles que le Workplace Health and Safety Institute (WHSI) et le Workplace Safety and Health Council. Leur appui découle du leadership clair et constant assuré aux plus hauts niveaux du gouvernement national. À divers moments au cours de la conférence et des rencontres ANASE-OSHNET, le vice-premier ministre et ministre des Finances, le ministre d’État principal et ministre de la Santé et de la Main-d’œuvre, le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre ont présenté des exposés tandis que d’autres hauts fonctionnaires importants du ministère faisaient partie de l’auditoire. Il est réconfortant de les voir tous parler tour à tour d’une vision unique d’un Singapour sans blessure ni maladie au travail et de constater qu’ils appuient le plan d’action national « Vision Zéro » lancé en vue d’atteindre ces objectifs.

Dans ses observations préliminaires, le vice-premier ministre et ministre des Finances de Singapour, M. harman Shanmugaratnam, a pris acte du défi à relever, et il a réitéré la détermination du gouvernement à atteindre les objectifs que la nation s’est donnés en matière de SST. Il a parlé de la nécessité d’intégrer les enjeux liés à la santé des travailleurs à la sécurité sur les lieux de travail, et de l’adoption par l’industrie d’une approche globale de la SST si elle souhaite éliminer les blessures et les maladies des milieux de travail de Singapour – problème qui entraîne, pour le pays, des coûts équivalant à 3,2 % de son PID. Par conséquent, les stratégies de prévention en SST sont reconnues comme faisant partie de la stratégie globale de croissance de la région. Une entente commerciale qui doit être conclue au cours de l’année avec tous les autres pays de l’ANASE englobera des normes communes sur la santé et la sécurité fondées sur les pratiques exemplaires mondiales.

D’autres ministres ont rappelé à nouveau l’importance cruciale d’adopter une approche globale pour préserver la santé, la sécurité et le mieux-être des employés. Le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre, M. Hawazi Daipi, a fait observer que toutes les organisations, compte tenu de la population vieillissante de Singapour et de l’augmentation de l’espérance de vie, doivent mettre sur pied des programmes d’intervention globale afin de garantir la santé et la sécurité de la main-d’œuvre et de préserver sa durabilité.

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Le CCHST étant reconnu comme un chef de file mondial dont l’expertise, l’infrastructure et les capacités sont considérées comme de grandes forces, je participais afin de présenter des preuves et des données appuyant l’intégration de la santé et de la sécurité aux processus opérationnels d’une organisation. Il est toujours stimulant de voir l’enthousiasme démontré par d’autres pays désirant en savoir davantage au sujet de l’expérience et de l’approche du CCHST en matière de programmes de prévention. C’est une question de compétitivité pour les organisations. Pour que le système de gestion fonctionne efficacement, il faut intégrer la SST au processus décisionnel courant au niveau de tous les employés. Si la SST est traitée comme un programme distinct, la culture du milieu de travail ne changera pas parce qu’elle ne fera pas partie intégrante du processus décisionnel courant de l’organisation et qu’elle sera perçue, par la haute direction, comme une partie du problème et non pas comme un élément de solution. Il est nécessaire de mobiliser les travailleurs et, pour ce faire, de diriger en donnant l’exemple, de communiquer, d’encadrer et d’obtenir l’engagement de la haute direction.

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