Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail
Symbol of the Government of Canada

Liens de la barre de menu commune

Institutional links

Suivez le CCHST sur:
Facebook  Twitter  PinInterest LinkedIn
Youtube  Google Plus  RSS


Qu'est-ce que l'hépatite C?

L'hépatite C est une maladie infectieuse du foie causée par le virus de l'hépatite C (VHC). Pour qu'il y ait infection par le VHC, il faut que le virus puisse pénétrer dans la circulation sanguine et atteindre le foie.

Pour des raisons encore un peu obscures, environ la moitié des gens qui contractent l'hépatite C ne se rétablissent jamais complètement et peuvent demeurer porteurs du virus pendant le reste de leur vie. Ces personnes sont atteintes d'hépatite C chronique, et certaines peuvent finir par souffrir d'une cirrhose et d'une insuffisance hépatique.

Les autres types d'hépatite virale sont l'hépatite A, l'hépatite B, l'hépatite D et l'hépatite E. Ces maladies et les virus qui en sont la cause ne sont pas liés à l'hépatite C, même s'ils entraînent aussi des lésions du foie. Les hépatites virales dues à des virus autres que le VHC peuvent entraîner des symptômes différents et avoir un mode de transmission différent. C'est donc dire que les mécanismes de propagation et de prévention de ces maladies ne sont pas les mêmes.


Au bout de combien de temps l'hépatite C apparaît-elle?

Dans le cas de l'hépatite C, la période d'incubation (temps qui s'écoule entre l'exposition initiale au virus et l'apparition des premiers symptômes de la maladie) varie entre 2 semaines et 6 mois, mais est plus souvent de 6 à 9 semaines.


Quels sont les symptômes de l'hépatite C?

Parmi les symptômes de l'hépatite C figurent la fièvre, les nausées et les vomissements, une perte d'appétit, des maux d'estomac, une grande fatigue et une coloration jaune de la peau et des yeux (jaunisse).

Certaines des personnes qui sont infectées par le virus de l'hépatite C ne présentent aucun symptôme et peuvent transmettre le virus sans le savoir. Ces personnes risquent de tomber malades tôt ou tard. On estime que les symptômes mettent parfois 10 ans à se manifester.


Quels tests peut-on effectuer en vue de déceler l'hépatite C?

Les tests couramment effectués en vue de déceler l'hépatite C sont un test de détection des anticorps, un test de la réaction en chaîne de la polymérase (PCR), un test de la fonction hépatique et une biopsie du foie. Lorsqu'une personne est infectée, l'organisme produit des anticorps afin de se protéger contre ce virus. Un test sanguin permet de mesurer la quantité d'anticorps présents dans l'organisme. Toutefois, le test peut provoquer un résultat faussement négatif si le sang ne contient pas suffisamment d'anticorps. Un médecin doit également effectuer un examen médical complet et recueillir divers renseignements concernant vos activités afin de poser un diagnostic clinique d'hépatite C.


Comment l'hépatite C se transmet-elle?

C'est principalement l'exposition au sang qui est responsable de la propagation du virus de l'hépatite C. Certaines personnes atteintes de l'hépatite C ne savent pas comment elles ont infectées par le virus.

Le partage d'aiguilles chez les personnes faisant usage de drogues injectables ou l'exposition au sang en milieu de travail peuvent être à l'origine de l'hépatite C. Le risque de contracter le virus au cours d'une transfusion sanguine est infime, mais il existe encore. Tous les dons de sang sont maintenant soumis à des tests de détection du virus de l'hépatite C.

Des cas de transmission de l'hépatite C entre partenaires sexuels et entre les membres d'un ménage ont été signalés. Toutefois, il reste encore à évaluer plus précisément l'ampleur de ce risque.

Rien ne permet de croire que le virus de l'hépatite C peut être transmis par simple contact. Les éternuements, la toux ou une simple étreinte ne présentent aucun risque de transmission. Il n'existe pas non plus de preuves que ce virus peut être transmis par les aliments ou l'eau.


Cette maladie est-elle très répandue?

Entre 3 200 et 5 000 personnes au Canada sont infectées annuellement par l'hépatite C. En 2008, près de 250 000 personnes étaient nouvellement infectées. Moins de 25 % ont présenté des symptômes, et 75 à 85 % ont contracté la forme chronique de cette maladie et sont devenues porteuses. Environ 35 % des personnes atteintes d'une hépatite C chronique l'ignorent et demeurent sans symptômes pendant plusieurs années. Entre 1999 et 2006, l'incidence de l'hépatite C était plus élevée chez les hommes et a atteint un sommet dans le groupe d'âge des adultes de 40 à 59 ans. L'incidence de cette maladie a diminuée durant cette période.


Quels sont les travailleurs les plus exposés à l'hépatite C?

Le risque de contracter l'hépatite C en milieu de travail augmente avec la fréquence de l'exposition au sang humain ou aux produits sanguins et avec les blessures par piqûres d'aiguilles. Règle générale, parmi les travailleurs qui courent le plus grand risque figurent les dentistes, les infirmières et les employés de laboratoires, qui sont souvent exposés à du sang humain et risquent de se piquer accidentellement avec des aiguilles.


Comment peut-on prévenir l'hépatite C en milieu de travail?

Pour l'instant, il n'existe pas de vaccin contre l'hépatite C. L'application des lignes directrices visant la prévention des infections en milieu de travail permet de réduire de façon marquée le risque de contracter cette maladie.

La prévention des infections constitue la principale défense des travailleurs contre ce virus et contre les autres maladies transmissibles par le sang. C'est pourquoi le Laboratoire de lutte contre la maladie de Santé Canada et le Department of Health and Human Services des États-Unis ont adopté une approche commune appelée « pratiques courantes ».

D'abord destinées au hôpitaux, les pratiques courantes ont été adaptées à un vaste éventail de lieux de travail. Elles sont appliquées dans toutes les situations où les travailleurs risquent d'être exposés à du sang ou à certains liquides organiques, notamment :

  • le sperme
  • les sécrétions vaginales
  • le liquide synovial
  • le liquide céphalo-rachidien
  • le liquide pleural
  • le liquide péritonéal
  • le liquide péricardique
  • le liquide amniotique

Les pratiques courantes ne s'appliquent pas dans les situations où les travailleurs sont exposés :

  • aux matières fécales
  • aux sécrétions nasales
  • aux crachats
  • à la sueur
  • aux larmes
  • à l'urine
  • aux vomissures
  • à la salive (sauf au cours d'une intervention dentaire, lorsque du sang peut être présent dans la salive)

Les pratiques courantes visent à prévenir l'exposition aux maladies transmissibles par le sang par les piqûres d'aiguilles accidentelles ou le contact de liquides organiques avec une plaie ouverte, la peau non intacte (c.-à-d. présentant des coupures ou une éruption) ou les muqueuses. Les pratiques courantes sont utilisées de concert avec d'autres mesures de prévention. Le lavage des mains après l'enlèvement des gants ou lorsque la peau est entrée en contact avec des liquides potentiellement infectieux est l'une de ces mesures.

Il est recommandé, en vertu des pratiques courantes, d'avoir recours aux mesures d'ingénierie, aux pratiques de travail sécuritaires et à l'équipement de protection individuelle adaptés à la tâche et au lieu de travail. Parmi les mesures d'ingénierie, signalons : l'utilisation de mesures d'isolement ou de confinement, par exemple le recours à des contenants résistants aux perforations pour éliminer après usage les objets pointus ou tranchants, ou à des enceintes de sécurité biologique pour certaines procédures dans les laboratoires.

Il faut adopter des pratiques de travail sécuritaires pour toutes les tâches présentant un risque d'exposition au sang ou à certains liquides organiques. Voici certaines de ces pratiques :

  • la collecte des liquides et des tissus en vue de leur élimination, conformément aux règlements locaux, provinciaux, territoriaux ou fédéraux
  • l'enlèvement des vêtements et de l'équipement de protection en vue de leur élimination ou de leur décontamination
  • le respect des procédures à suivre dans les cas d'éclaboussures ou d'expositions personnelles dues, par exemple, à des blessures causées par des piqûres d'aiguilles
  • le respect de procédures précises et détaillées au moment de l'utilisation et de l'élimination des aiguilles et des autres objets pointus ou tranchants

L'équipement de protection individuelle constitue une barrière protectrice contre le sang et certains liquides organiques. L'équipement recommandé en vertu des pratiques courantes comprend :

  • des gants pour protéger les mains et la peau
  • un masque et une protection oculaire ou un écran facial (muni de lunettes de sécurité ou de lunettes étanches) pour protéger les muqueuses des yeux, du nez et de la bouche dans toute situation présentant un risque d'éclaboussures par du sang ou des liquides organiques;
  • un tablier pour protéger les vêtements contre les éclaboussures de sang, ou une blouse en présence ou en prévision de grandes quantités de sang.

On trouvera de plus amples renseignements sur les pratiques courantes dans le présent site Web.

Retourner au haut de la page

Dernière mise à jour du document le 28 août 2013

Droit d'auteur ©1997-2014 Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail