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Virus du Nil occidental

Qu'est-ce que le virus du Nil occidental?

Le virus du Nil occidental (ou virus « West Nile ») est un microorganisme appartenant au genre Flavivirus, qui est transporté par des moustiques infectés. Il se rencontre habituellement chez les humains, les oiseaux et divers animaux d'Afrique, d'Europe de l'Est, d'Asie de l'Ouest et du Moyen-Orient. Le virus a été signalé pour la première fois au Canada en 2002 : depuis, sa présence a été signalée en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, en Ontario et au Québec.


Comment le virus du Nil occidental se transmet-il?

Le virus du Nil occidental est transmis aux humains par la piqûre d'un moustique infecté. Les moustiques sont eux-mêmes infectés lorsqu'ils se nourrissent du sang d'oiseaux porteurs du virus. Ils peuvent alors transmettre le virus du Nil occidental aux humains et aux animaux lorsqu'ils les piquent pour se nourrir de leur sang.

Le risque de morsure par un moustique est plus important de la mi-avril à la première gelée, à la fin septembre ou en octobre. De plus, les moustiques sont souvent plus actifs à l'aube et à la tombée de la nuit.

Le virus du Nil occidental peut se propager par transfusion sanguine et par transplantation d'organes ou de tissus. Une femme enceinte peut transmettre le virus à l'enfant qu'elle porte et que le nouveau-né peut être infecté par le lait maternel. De plus, le personnel des laboratoires peut être infecté par le virus du Nil occidental s'il se pique avec une aiguille souillée.

Cela dit, rien n'indique que le virus puisse être transmis par contact personnel ou en donnant du sang. Il n'y a pas non plus d'indication qu'une personne puisse être infectée en manipulant des oiseaux ou d'autres animaux infectés tels que des chats, des chiens ou des chevaux.

L'Agence de la santé publique du Canada surveille le virus du Nil au Canada avec l'aide de ses partenaires. Pour obtenir plus de renseignements sur les statistiques actuelles, consultez la page de surveillance.


Quelles espèces d'oiseaux peuvent transmettre le virus du Nil occidental?

En Amérique du Nord, on a relevé plus de 150 espèces d'oiseaux infectés par le virus du Nil occidental. Certaines espèces ne présentent aucun signe évident de contamination, même une fois infectées. D'autres, tels les corneilles, les geais bleus et les corbeaux, sont infectés en plus grand nombre et peuvent mourir. Il faut communiquer avec le bureau local de la santé publique dès la découverte d'un oiseau mort. Pour savoir à qui signaler la présence d'un oiseau mort dans votre localité, visiter le site Web du Réseau canadien de la santé de la faune.

Aucune preuve ne permet d'affirmer que le virus peut être transmis au cours de la manipulation d'un oiseau mort infecté. Il est néanmoins prudent d'éviter tout contact à mains nues avec des animaux morts. Les personnes qui manipulent un oiseau mort doivent porter des gants et déposer l'oiseau dans un sac, lui-même inséré dans un second sac. Il est conseillé de se laver soigneusement les mains avec de l'eau et du savon après avoir manipulé un oiseau mort.


Quels sont les symptômes de l'infection par le virus du Nil occidental?

Les symptômes de l'infection par le virus du Nil occidental peuvent se manifester de 2 à 15 jours après la piqûre d'un moustique infecté. Dans la majorité des cas, les personnes infectées n'ont aucun symptôme ou éprouvent tout au plus de légers symptômes pseudo-grippaux, tels que de la fièvre, des maux de tête et des courbatures. Certaines personnes peuvent aussi présenter une éruption cutanée ou un gonflement des ganglions lymphatiques.

L'infection par le virus du Nil occidental ne fait aucune distinction entre les gens des divers groupes d'âge. Certains groupes de la population, notamment les aînés, les jeunes et les sujets immunodéficients, peuvent être gravement touchés par l'infection. Lorsqu'elle se présente sous une forme grave, l'infection par le virus du Nil occidental peut porter atteinte au cerveau (encéphalite) et aux membranes qui le recouvrent ainsi qu'à celles qui protègent la moelle épinière (méningite). Dans ces cas précis, l'infection peut se manifester par des céphalées intenses, une forte fièvre, une raideur à la nuque, des vomissements, de la confusion, une faiblesse musculaire, un coma et, dans certains cas, elle peut être mortelle.


L'infection par le virus du Nil occidental a-t-elle des effets à long terme?

Comme le virus du Nil est une maladie émergente, ses effets à long terme ne sont pas encore tout à fait compris. Jusqu'à maintenant révèlent que la majorité des personnes présentant des symptômes et diverses complications attribuables à cette infection se rétablissent complètement. D'autres, cependant, éprouvent divers problèmes de santé durant de longues périodes, notamment faiblesse musculaire, fatigue, céphalées, confusion, dépression, problèmes de concentration et perte de mémoire. On ignore encore pourquoi certaines personnes se rétablissent tandis que d'autres restent aux prises avec des problèmes de santé à des degrés divers.


Existe-t-il un traitement contre l'infection par le virus du Nil occidental?

Il n'existe aucun traitement précis contre l'infection par le virus du Nil occidental; toutefois, un grand nombre de ses symptômes et complications peuvent être traités.

Il n'existe aucun vaccin humain contre le virus du Nil occidental. Toutefois, les gens atteints de cette infection acquièrent une immunité qui devrait les protéger durant le reste de leur vie.


Comment peut-on repérer une infection par le virus du Nil occidental?

Les premiers signes que les médecins tentent de trouver sont les symptômes d'une infection par le virus du Nil occidental. Des analyses sanguines confirment ou infirment par la suite que la personne est infectée. Deux prélèvements de sang distincts sont analysés à un intervalle d'environ trois semaines.


Quelles sont les catégories de travailleurs plus exposés au virus du Nil occidental?

Les travailleurs les plus exposés à une infection par le virus du Nil occidental comprennent les groupes suivants :

  • les personnes travaillant en plein air
  • les travailleurs chargés de recueillir les oiseaux morts
  • les vétérinaires
  • le personnel des laboratoires

Quelles précautions les travailleurs doivent-ils prendre?

On recommande à ceux qui travaillent en plein air de se vêtir de chemises à manches longues et de pantalons longs, et de vaporiser leurs vêtements d'un insectifuge, car les moustiques peuvent piquer à travers les tissus minces. Ils doivent aussi lire attentivement toutes les instructions apposées sur l'étiquette du produit avant d'utiliser un insectifuge. Les personnes chargées de recueillir les oiseaux morts doivent porter des gants et déposer les carcasses dans deux sacs insérés l'un dans l'autre. Elles doivent ensuite se laver soigneusement les mains avec de l'eau et du savon.

Il est conseillé aux vétérinaires de porter leur équipement de protection individuelle, notamment les robes, les gants, les masques et un dispositif de protection oculaire. Le personnel de laboratoire doit suivre les recommandations spécifiées dans la fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes - Virus de Nil occidental de l'Agence de la santé publique du Canada.


Comment peut-on prévenir l'infection par le virus du Nil occidental?

Chacun de nous peut prévenir l'infection par le virus du Nil occidental et s'en protéger plus efficacement en prenant les précautions recommandées et en appliquant des mesures de lutte appropriées pour réduire les populations de moustiques (maringouins).


Que fait-on pour limiter le nombre de moustiques?

Les autorités locales et provinciales en matière de santé sont chargées de déterminer s'il est approprié d'utiliser des insectifuges pour limiter les populations de moustiques dans une région. De nombreuses municipalités ont prévu vaporiser des larvicides sur les eaux stagnantes et les bassins récepteurs où les maringouins déposent leurs oeufs. Le méthoprène, un larvicide chimique, sera employé pour les bassins récepteurs. Le Bti (pour Bacillus thuringiensis israelensis), un larvicide biologique, sera employé pour les eaux stagnantes. Les autorités espèrent ainsi réduire de façon considérable les populations de maringouins.

L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire (ARLA) de Santé Canada a enregistré le méthoprène et le Bti en vue de leur utilisation au Canada. Dans le cadre de ce processus d'homologation, les produits sont soumis à une rigoureuse évaluation scientifique visant à déterminer si leur emploi présente des risques.


Comment peut-on limiter le nombre de moustiques autour de la maison?

Les moustiques, communément appelés maringouins, déposent leurs oeufs à la surface des eaux stagnantes. Voici quelques conseils permettant de limiter la reproduction des maringouins autour de sa maison :

  • Enlever l'eau qui s'accumule sur les dispositifs de fermeture des piscines, les bacs de poubelles, etc.
  • Retourner les pataugeoires, une fois la baignade terminée ou changer l'eau régulièrement.
  • Recouvrir les réservoirs d'eaux souterraines.
  • Changer régulièrement l'eau des bains pour oiseaux et des plats d'eau pour les animaux de compagnie ou le bétail.
  • Régler le dosage de chlore de votre piscine selon les instructions du fabricant.
  • Mettre du chlore dans les étangs décoratifs ou songer à ajouter des poissons qui se nourrissent de larves de moustique.
  • Enlever les articles non utilisés (comme les vieux pneus) qui pourraient accumuler de l'eau.

Quelles précautions devrait-on prendre pour se protéger?

Les gens devraient demeurer à l'intérieur à l'aube, à la tombée du jour et au début de la soirée, soit les périodes d'activité intense des maringouins. Si vous vous trouvez en plein air durant ces périodes de la journée, porter des chemises à manches longues et des pantalons longs. Choisissez des vêtements de couleur claire, que les moustiques apprécient moins.

Si vous décidez d'utiliser un insectifuge, prenez soin de bien lire la totalité de l'étiquette et de vous conformer aux instructions. L'Agence de réglementation de la lutte antiparasitaire a homologué cinq matières actives différentes pouvant être utilisées au Canada comme insectifuge personnel.

Icaridine : Il s'agit d'un insectifuge personnel qui s'applique sur la peau humaine. Santé Canada affirme que son mode d'action n'est pas entièrement élucidé. D'après une hypothèse, l'icaridine toucherait les neurones du système olfactif chez les arthropodes, d'où leur incapacité à détecter les substances attractives émanant de leurs hôtes. Selon une autre hypothèse, l'insectifuge sur la peau s'évaporerait et formerait une enveloppe odorante qui camouflerait les substances attractives (dioxyde de carbone et lactate) émises par l'humain (l'hôte), empêchant ainsi l'arthropode de trouver l'hôte.

p-menthane-3,8-diol et les composés associés d'huile de citron et d'eucalyptus : comme l'icaridine, leur mode d'action n'est pas tout à fait compris, mais il semble que ces produits pourraient repousser les moustiques. Ce produit peut être appliqué deux fois par jour, mais ne doit pas être utilisé su les enfants de moins de trois ans.

Huile de soya : Les produits contenant de l'huile de soya assurent une protection contre les moustiques.

Citronnelle : Ce produit assure une protection durant une période comprise entre 30 minutes et deux heures, mais ne doit pas être utilisé sur les nourrissons et les jeunes enfants.

DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide) : Le DEET a récemment fait l'objet d'une nouvelle évaluation visant à garantir son emploi sans danger et la protection qu'il assure. Les conseils de sécurité ci-après reposent l'évaluation du N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide effectuée par l'ARLA :

  • Enfants de moins de 6 mois : NE PAS utiliser d'insectifuges personnels contenant du DEET. Installez plutôt un moustiquaire.
  • Enfants âgés de 6 mois à 2 ans : Une application par jour d'un insectifuge contenant au plus 10 % de DEET peut être effectuée.
  • Enfants âgés de 2 à 12 ans : Un insectifuge contenant 10  % ou moins de DEET peut être utilisé. NE PAS appliquer plus de trois fois par jour.
  • Personnes âgées de 12 ans et plus : Utiliser un insectifuge contenant au plus 30 % de DEET.

Où puis-je obtenir des renseignements additionnels concernant le virus du Nil occidental et l'utilisation d'insectifuges?

Pour obtenir de plus amples renseignements sur le virus du Nil occidental, la lutte contre les moustiques et des conseils de sécurité concernant l'utilisation d'insectifuges personnels, visiter les sites web de Santé Canada et de l'Agence de la santé publique du Canada.

Dernière mise à jour du document le 6 janvier 2015

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