Catégorie : Sur la route

Se mobiliser et s’adapter : le modèle collaboratif de réussite du Nunavut

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Mosesie Lewis, Steve Horvath, et Lazarus Arreak

Mosesie Lewis, Steve Horvath, et Lazarus Arreak

« N’allez pas à la chasse par vous-même si vous voulez rapporter quelque chose. »

Ces mots ont été prononcés par un aîné inuit d’Iqaluit au cours d’une conversation informelle sur les relations entre les communautés, l’industrie minière et le gouvernement au Nunavut. Pour moi, ce commentaire dépeignait une image très claire de la perspective sur le rôle de la communauté, de la culture et de l’esprit de collaboration dans l’équilibre des objectifs communs et des besoins individuels.

Leur modèle de participation communautaire est stratégique, collaboratif et axé sur les possibilités. Leur sens de la coopération est vaste et inclusif, et se base sur l’objectif commun et la communication entre les partenaires et la communauté toute entière. Une compréhension commune est recherchée avant que des ententes soient conclues, et cette compréhension définit l’approche systémique appuyée par des outils et de l’éducation, et habilitée par les gouvernements fédéral et territoriaux. Par conséquent, la communauté locale et les sociétés de l’industrie des ressources ont tous appris à se mobiliser et à s’adapter pour partager les réussites – un cadre de travail efficace pour les propres efforts de collaboration du CCHST dans l’ensemble des compétences et des secteurs.

Le temps passé au Nunavut a été bref, mais ce fut une bonne occasion d’apprendre et de modifier ma perspective des choses. Les conversations que j’ai eues avec les gens m’ont permis de constater leur respect profond pour l’environnement et son potentiel d’assurer l’avenir. Ils l’ont compris depuis des générations, et maintenant, ce sentiment s’étend aux ressources sous la terre. La communauté du Nunavut est résolue et unie dans un processus qui équilibre l’intégration des considérations économiques et les valeurs inuites basées sur leur souci de mise en valeur et d’appartenance de la terre.

Tout bien considéré, pour moi, ce fut un rappel que seules la collaboration et l’harmonisation des valeurs nous permettrons de réellement atteindre la réussite collective.

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Servir et protéger

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Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST

Servir et protéger. C’est un énoncé à la fois simple et puissant que l’on retrouve sur les voitures de police, mais je crois que je l’ai tenu pour acquis – c’est une constatation que j’ai faite en participant à une conférence donnée par l’Association canadienne des chefs de police (ACCP). Deux cent cinquante représentants de corps policiers de partout au Canada se sont réunis pendant deux jours afin de se pencher sur les progrès réalisés sur des questions de santé mentale dans les services de police, comme le trouble de stress post-traumatique (TSPT) – une réalisation remarquable qui exprime la priorité que l’Association accorde à ce problème.

Les agents de police sont formés non seulement pour appuyer leur communauté, mais aussi pour faire preuve de compassion et porter secours aux personnes en détresse. Ils comprennent leur rôle et les attentes qu’a la société envers eux, et je suis sûr que cela ne se fait pas sans facteurs de stress; après tout, les risques sont élevés dans ce genre de travail. Alors que j’écoutais les propos d’un des conférenciers, une pensée récurrente me troublait sans cesse l’esprit. Cette passion pour la protection de la communauté doit être orientée vers l’intérieur et axée sur la santé mentale pour que les policiers puissent se protéger eux-mêmes et entre eux. Après tout, si nous ne nous soignons pas nous-mêmes, comment pouvons-nous venir en aide aux autres?

C’est pourquoi j’estime que l’intervention précoce est la clé qui permet de créer un lieu de travail plus sain du point de vue de la santé mentale. Les policiers sont les mieux placés pour reconnaître les signes avant-coureurs de changements dans le comportement de leurs collègues et y réagir avec des encouragements et des conseils de chercher de l’aide avant que ça ne devienne une maladie débilitante. C’est le concept de la création d’une culture d’aidants en milieu de travail dont j’ai parlé. C’est la capacité de se voir eux-mêmes et entre eux comme ils voient les autres.

Tout au long de la conférence, on reconnaissait les défis uniques que doivent relever les services de police, y compris non seulement les facteurs externes associés à un emploi très risqué, les interactions avec le public et l’exposition aux réalités inhérentes du rôle de premier intervenant, mais aussi les aspects organisationnels et culturels du maintien de l’ordre. Il y avait un sentiment d’urgence, une volonté collective et la poursuite d’un but commun, car il s’agit d’une crise partagée qui, compte tenu de circonstances particulières, pourrait submerger n’importe lequel d’entre nous.

La combinaison de ces facteurs peut nous faire croire qu’il s’agit d’un défi décourageant, mais j’ai participé à des discussions et j’ai vu une attitude positive qui m’a laissé très optimiste que les services de police à travers le Canada ont choisi de s’attaquer de front à ce problème de santé mentale. Certes, il y a eu des témoignages difficiles et honnêtes de la part de ceux qui partageaient leurs difficultés personnelles à relever des problèmes liés au travail, mais je suis convaincu que nous n’aurions pas eu cette conversation dans un forum aussi large il y a à peine quelques années. Tous ces agents continuent non seulement de contribuer, mais aussi de s’épanouir dans leur carrière après avoir relevé des défis débilitants, ce qui est un témoignage de l’évolution considérable qu’ont connue les corps policiers en peu de temps. L’appui des pairs et le leadership sont la base de toute campagne réussie de lutte contre la stigmatisation, menant à une intervention précoce et à un lieu de travail propice à la santé mentale.

En faisant face ouvertement aux problèmes du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et du stress, on démontre des progrès réels, on fait preuve de leadership et d’engagement envers le personnel, et on exprime une volonté d’adopter des changements de culture significatifs visant à créer un climat de soutien mutuel. Je suis convaincu que l’on peut trouver une résilience à l’échelle de l’organisation dans la camaraderie et le soutien qui font la renommée des forces policières.

Les dirigeants de demain inspirent confiance

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Steve Horvath joings le jury à la «Inter-Collegiate Business Competition (I.C.B.C.)».

Steve Horvath s’est joint au jury de l’«Inter-Collegiate Business Competition (I.C.B.C.)».


La semaine dernière, j’ai été honoré de représenter les experts de l’industrie professionnelle, à titre de juge dans le cadre du plus ancien et plus prestigieux concours d’étude de cas de premier cycle, «Inter-Collegiate Business Competition (I.C.B.C.)», organisé par la «School of Business» de l’Université Queen’s. Ce concours est devenu un forum international pour les plus brillants entrepreneurs des meilleures écoles de gestion d’Amérique du Nord, d’Asie et d’Europe, et offre une occasion aux étudiants de montrer leurs capacités d’analyse et de présentation devant les juges, le corps professoral et les autres participants.

La qualité des exposés était exceptionnelle, tout comme l’a été le dialogue avec les étudiants qui a suivi. Personnellement, discuter avec les participants de leur vision et de leurs perspectives personnelles dans un contexte informel fut l’aspect le plus enrichissant.

Une fois le concours terminé, durant la réception des participants, j’étais assis avec dix jeunes étudiants du premier cycle en gestion, qui se trouvaient toutes à être des femmes. Elles étaient dynamiques et intéressantes, et j’ai été saisi par leur énergie et leur optimisme. Je n’ai pas pu m’empêcher de réfléchir à combien il est rare de donner du crédit aux jeunes entrepreneurs pour leur vision des réalités du marché mondial d’aujourd’hui. Les étudiantes posaient un regard rafraîchissant sur la complexité du monde des affaires de demain, et pourtant, j’ai l’impression que la communauté des affaires sous-estime la diversité des jeunes, leur compréhension des marchés émergents, de même que leur influence sur ces derniers. Malgré mes nombreuses années d’expérience, il est clair que je suis celui qui a retiré le plus de cette discussion libre et informelle. Je n’aurais pas pu tomber sur une meilleure table.

Dans l’ensemble, cette expérience m’a ouvert les yeux de bien des façons. En effet, j’ai quitté Kingston avec le sentiment d’avoir aperçu l’avenir à travers le regard de la prochaine génération de dirigeants. Les jeunes ont dressé le tableau d’un avenir prometteur et rempli de potentiel qui sera entre de bonnes mains. Ce fut rafraîchissant de voir que le fondement de l’excellence organisationnelle future est solide et fiable.

J’espère que tous les participants ont quitté le concours avec un sentiment d’accomplissement et avec confiance en la valeur qu’ils apportent à la préparation de l’avenir. Du moins, ce fut mon cas. J’espère bien être invité l’an prochain, car j’ai encore tant à apprendre.

Steve Horvath parle aux étudiants en administration.

Steve Horvath parle aux étudiants en administration.

Une nouvelle génération dans le domaine de la santé et de la sécurité

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International Youth CongressL’une des activités les plus intéressantes parmi celles organisées à l’occasion du Congrès mondial triennal sur la sécurité et la santé au travail était l’inauguration du premier Congrès international des jeunes. Ce fut un honneur pour moi de prendre part à une initiative d’une telle importance et d’avoir l’occasion de faire connaître le Congrès mondial à ces jeunes participants, lors du symposium que j’ai coprésidé et que j’ai également aidé à organiser.

Les jeunes étaient exposés à des problèmes et à des principes de santé et de sécurité par l’intermédiaire d’exercices éducatifs et interactifs animés par Christopher Preuße de la DGUV (German Social Accident Insurance), en Allemagne. Ce fut rassurant pour moi de converser avec les dirigeants de demain et de prendre connaissance des questions qui devront orienter la façon dont nous répondrons à toute une nouvelle génération de préoccupations et d’attentes. Non seulement leurs idées sont-elles façonnées par leur génération, mais également par un facteur auquel l’industrie n’a toujours pas répondu : leur diversité. L’industrie les a classés dans la génération « Y » et n’a pas su passer outre les généralisations pour vraiment répondre à leurs besoins. Il faut reconnaître que cette génération qui s’apprête à entrer sur le marché du travail est beaucoup plus diversifiée que la main d’œuvre actuelle. En fait, seulement dans le groupe de participants au Congrès des jeunes, on comptait des étudiants de pays comme l’Azerbaïdjan, le Royaume-Uni et le Japon – tous ayant des perspectives et des expériences différentes à partager, mais dans un but commun, celui d’améliorer les conditions futures pour leurs pairs.

Le défi qui attend les employeurs est celui de reconnaître l’immense potentiel qui repose dans cette diversité et de réévaluer leurs hypothèses généralisées quant aux programmes de santé et de sécurité au travail pour les nouveaux employés.

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Certains parmis les 42 délégués du monde entier qui ont participés au premier Congrès international de la jeunesse. http://www.jwsl.de/

Mes interactions avec ce groupe d’étudiants engagés m’ont laissé rassuré et persuadé que les solutions aux problèmes de demain se trouvent entre les mains de la jeunesse d’aujourd’hui. Leur offrir un forum où il leur est possible d’échanger sur leurs expériences avec d’autres jeunes de partout dans le monde pourrait constituer un moteur de changements novateurs dans l’avenir. Voilà pourquoi j’étais très heureux de savoir que tous les intervenants sur place ont pris l’engagement de tenir un deuxième Congrès international des jeunes.

Promouvoir la santé et la sécurité aux Philippines

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M. Steve Horvath et M. Porfirio Mayo, Premier secrétaire et consul à l’ambassade des Philippines au Canada.

M. Steve Horvath et M. Porfirio Mayo, Premier secrétaire et consul à l’ambassade des Philippines au Canada.

J’ai eu le privilège d’être invité, la semaine dernière, par M. Porfirio Mayo, Premier secrétaire et consul du Canada à l’ambassade des Philippines à Ottawa, à l’occasion de la célébration du 116e anniversaire de l’indépendance des Philippines.

C’était non seulement une merveilleuse occasion d’apprécier la culture de ce peuple, mais aussi une occasion de discuter avec M. Mayo des relations de plus en plus étroites entre l’agence de la santé et de la sécurité (Health and Safety Agency) des Philippines et le CCHST. Nos produits peuvent être très utiles pour la promotion des programmes de prévention en Asie du Sud-Est. Nous avons parlé de nos possibilités à venir et de notre intention d’officialiser les relations établies entre nos organisations, non seulement par l’utilisation des produits du CCHST, mais également par la promotion de la santé et de la sécurité au sein de la République grâce à des ententes avec des organisations internationales telles que l’Organisation internationale du travail (OIT) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

L’ambassadeur de la Corée auprès du Canada était également présent et nous avons bavardé avec plaisir au sujet des relations de longue date entre l’agence de la santé et de la sécurité au travail de la Corée (Korean Occupational Safety and Health Agency, ou KOSHA) et le CCHST. La Corée accueillera le Congrès mondial de la Commission internationale de la santé au travail (CIST) en 2015.

Toutes nos félicitations à la République des Philippines qui a atteint ce jalon important! Nous espérons avoir de nouveau l’occasion de collaborer avec elle.

Le CCHST discute de leadership avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) à Singapour

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Je félicite les hauts fonctionnaires du gouvernement à Singapour pour leur détermination à faire preuve de leadership et à permettre à une nation entière d’atteindre un but commun, soit d’éliminer les maladies et les blessures en milieu de travail grâce à une mobilisation politique. Lorsque des politiques progressives sont défendues par tous les paliers de gouvernement et appuyées à la fois par la main-d’œuvre et par l’industrie, cela crée non seulement un élan formidable, mais donne également confiance aux praticiens de la santé et de la sécurité.

Le gouvernement, la main-d’œuvre et les employeurs ont participé à la Singapore Workplace Safety and Health Conference 2014 (conférence 2014 sur la santé et la sécurité au travail organisée à Singapour) en vue de comprendre et de faire la promotion des défis dont il a été question, et ils sont déterminés à en faire une réalité.

Je suis impressionné par l’étendue générale de l’engagement dont ont fait preuve les organisations internationales du domaine de la santé et de la sécurité au travail (SST) telles que le Workplace Health and Safety Institute (WHSI) et le Workplace Safety and Health Council. Leur appui découle du leadership clair et constant assuré aux plus hauts niveaux du gouvernement national. À divers moments au cours de la conférence et des rencontres ANASE-OSHNET, le vice-premier ministre et ministre des Finances, le ministre d’État principal et ministre de la Santé et de la Main-d’œuvre, le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre ont présenté des exposés tandis que d’autres hauts fonctionnaires importants du ministère faisaient partie de l’auditoire. Il est réconfortant de les voir tous parler tour à tour d’une vision unique d’un Singapour sans blessure ni maladie au travail et de constater qu’ils appuient le plan d’action national « Vision Zéro » lancé en vue d’atteindre ces objectifs.

Dans ses observations préliminaires, le vice-premier ministre et ministre des Finances de Singapour, M. harman Shanmugaratnam, a pris acte du défi à relever, et il a réitéré la détermination du gouvernement à atteindre les objectifs que la nation s’est donnés en matière de SST. Il a parlé de la nécessité d’intégrer les enjeux liés à la santé des travailleurs à la sécurité sur les lieux de travail, et de l’adoption par l’industrie d’une approche globale de la SST si elle souhaite éliminer les blessures et les maladies des milieux de travail de Singapour – problème qui entraîne, pour le pays, des coûts équivalant à 3,2 % de son PID. Par conséquent, les stratégies de prévention en SST sont reconnues comme faisant partie de la stratégie globale de croissance de la région. Une entente commerciale qui doit être conclue au cours de l’année avec tous les autres pays de l’ANASE englobera des normes communes sur la santé et la sécurité fondées sur les pratiques exemplaires mondiales.

D’autres ministres ont rappelé à nouveau l’importance cruciale d’adopter une approche globale pour préserver la santé, la sécurité et le mieux-être des employés. Le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre, M. Hawazi Daipi, a fait observer que toutes les organisations, compte tenu de la population vieillissante de Singapour et de l’augmentation de l’espérance de vie, doivent mettre sur pied des programmes d’intervention globale afin de garantir la santé et la sécurité de la main-d’œuvre et de préserver sa durabilité.

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Le CCHST étant reconnu comme un chef de file mondial dont l’expertise, l’infrastructure et les capacités sont considérées comme de grandes forces, je participais afin de présenter des preuves et des données appuyant l’intégration de la santé et de la sécurité aux processus opérationnels d’une organisation. Il est toujours stimulant de voir l’enthousiasme démontré par d’autres pays désirant en savoir davantage au sujet de l’expérience et de l’approche du CCHST en matière de programmes de prévention. C’est une question de compétitivité pour les organisations. Pour que le système de gestion fonctionne efficacement, il faut intégrer la SST au processus décisionnel courant au niveau de tous les employés. Si la SST est traitée comme un programme distinct, la culture du milieu de travail ne changera pas parce qu’elle ne fera pas partie intégrante du processus décisionnel courant de l’organisation et qu’elle sera perçue, par la haute direction, comme une partie du problème et non pas comme un élément de solution. Il est nécessaire de mobiliser les travailleurs et, pour ce faire, de diriger en donnant l’exemple, de communiquer, d’encadrer et d’obtenir l’engagement de la haute direction.

Initiative du comité directeur du réseau mondial pour la santé et la sécurité au travail de l’Organisation internationale du travail

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Initiative du comité directeur du réseau mondial pour la santé et la sécurité au travail de l’Organisation internationale du travail

Il faudra bientôt que j’intitule mes entrées : « Blogueur à 30 000 pieds au-dessus du niveau de la mer », puisque, ces derniers temps, mes réflexions se font souvent lorsque je me trouve à bord d’un avion, énergisé par des rencontres auprès d’institutions aux antécédents bien établis, qui sont arrivées à influencer l’orientation de la santé et de la sécurité et à promouvoir des changements positifs.

C’est toujours un honneur d’être associé à une initiative de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la santé et la sécurité au travail, mais ce fut particulièrement gratifiant d’être nommé président d’un comité directeur formé de chefs de file venus représenter toutes les régions du monde, et de superviser un processus axé sur les intervenants dans le cadre d’une initiative de prévention mondiale.

Nous nous sommes réunis autour d’une vision commune de la réforme du réseau mondial de l’OIT pour la SST, formé d’institutions et de professionnels, tout en reconnaissant le dynamisme des environnements internes et externes et la nécessité d’établir un cadre qui appuie l’orientation stratégique de l’OIT. Nous avons la possibilité de réaliser quelque chose d’important et de durable dans l’intérêt du réseau de l’OIT et pour tous les milieux de travail.

Nous comptons sur des réseaux et des partenariats formés par des individus et des institutions, fondés sur une compréhension commune du rôle essentiel que tient la prévention dans le continuum de la SST. Toutes les parties reconnaissent qu’une capacité de programme de prévention institutionnalisée et des politiques de SST progressistes appuyées par des systèmes d’exécution représentent les fondements de la réglementation des risques dans tous les milieux de travail, et font partie intégrante des programmes de développement.

Je suis d’avis que les connaissances facilitent la prévention, et qu’il est essentiel de réunir les chefs de file pour définir et appuyer le rôle de l’OIT, au sein d’un réseau mondial qui joue un rôle actif dans la diffusion de renseignements opportuns et fiables en vue de bâtir des capacités durables en matière de santé et de sécurité au travail, tant aux niveaux régional que national – principalement dans les pays à faible ou à moyen revenu. Ces travaux constituent une bonne occasion d’établir un cadre de travail afin de mettre à profit les réussites des réseaux informels, particulièrement les organismes communautaires ayant suscité le changement localement, et de les utiliser au niveau mondial dans les programmes de connaissances sur la prévention et la sensibilisation à la SST.

Après être parvenus à un consensus concernant l’orientation stratégique et les enjeux liés au cadre, nos travaux se poursuivent.

Table ronde de la première ministre sur la santé mentale en milieu de travail

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J’ai eu le privilège de représenter le CCHST à une table ronde présidée par Mme Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, en présence des ministres de la Santé des provinces et des territoires, afin de partager nos expériences et nos points de vue sur la question de la santé mentale en milieu de travail. Les cadres dirigeants des principales organisations intéressées représentant des employeurs, des travailleurs et des ONG y participaient aussi. La volonté des ministres de prêcher par l’exemple en ce qui concerne ces efforts de coopération et de jouer un rôle de chef de file à l’égard de cet enjeu crucial en milieu de travail jette les bases nécessaires pour assurer le succès d’une initiative nationale concernant la santé mentale.

À la table ronde, j’ai parlé de l’expérience directe acquise par le CCHST en qualité d’employeur au sujet de la mise en œuvre de la norme (norme canadienne nationale intitulée Santé et sécurité psychologiques en milieu de travail) dans notre propre lieu de travail. J’ai également souligné tant les défis que les possibilités qui s’y rattachent pour les divers lieux de travail au Canada, particulièrement pour les petites et moyennes organisations, en fonction de notre rôle comme fournisseurs de solutions et promoteurs de la norme. Des exposés ont également été effectués par M. Mike Schwartz de la Great-West, compagnie d’assurance-vie, qui a présenté des données probantes sur l’étendue des enjeux liés à la santé mentale dans les milieux de travail canadiens, et par M. George Cope de Bell Canada, qui a discuté du succès de la campagne de lutte contre la stigmatisation « Bell Cause » lancée par Bell.

Les ministres ont participé tout au long de la rencontre et se sont montrés réceptifs aux idées et aux recommandations provenant des diverses parties. En réunissant des représentants des différentes sphères de compétence pour examiner les occasions de collaborer à l’échelle nationale et de créer un effet de levier pour toutes les initiatives visant à améliorer la santé mentale au travail, nous entamons un processus de transformation. Je suis persuadé que nous parviendrons, grâce à des activités de cette nature, à obtenir un consensus entre toutes les sphères de compétence et à trouver une solution adaptée à tout le pays.

Sortir des sentiers battus

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J’ai passé plusieurs jours à Dresde, en Allemagne, pour aider la DGUV (German Social Accident Insurance) à organiser le symposium sur l’enseignement et l’apprentissage qui se tiendra dans le cadre du XXe Congrès Mondial sur la Sécurité et la Santé au travail. Le Congrès mondial a lieu tous les trois ans et regroupe environ 10 000 délégués de partout au monde venus pour échanger des idées sur la santé et la sécurité au travail.

Je suis fier de participer à la coordination de l’un des symposiums aux côtés de la Fédération russe et de la DGUV, et je suis emballé par les possibilités offertes par cette collaboration avec un groupe aussi engagé. Les organisateurs relevant de la DGUV étaient non seulement préparés à écouter, mais nous encourageaient activement à formuler de nouvelles idées et ont cherché des moyens qui nous permettraient de sortir des sentiers battus.

Le rôle du CCHST est d’innover et d’agir en chef de file dans notre domaine. Nous avons la réputation d’apporter un regard neuf aux discussions entourant les changements dans la culture et les besoins organisationnels, car nous travaillons en lien étroit avec les milieux de travail et les établissements grâce à nos projets de collaboration et aux relations que nous avons établies. Nous sommes ainsi en mesure d’adapter notre message de prévention aux nouvelles réalités de nos organismes partenaires.

Nous n’aurions pas travaillé toutes ces longues journées et ces soirées si nous avions simplement voulu nous contenter des anciennes méthodes, qui consistaient à offrir un forum d’échange d’information technique, avec présentations et ateliers. Nous avions un groupe enthousiaste prêt à s’écarter des conventions afin de transmettre un message pertinent pouvant se répercuter sur les milieux de travail. Le CCHST s’est engagé dans une démarche transformationnelle axée sur la durabilité, qui servira de catalyseur en vue d’un changement dans tous les milieux de travail. Nous avons toujours prôné une vision de la santé et de la sécurité au travail qui soit inclusive et qui accueille le changement en réponse aux bouleversements que connaît le monde du travail. La DGUV a adopté une vision semblable pour le Congrès mondial de Francfort. Ce congrès permettra de repousser les limites pour trouver des solutions, promouvoir le dialogue et servir d’inspiration. Nous partageons cette vision et c’est pourquoi je n’ai pas hésité à consacrer autant d’énergie et de temps pour faire de ce congrès une véritable réussite. Il s’agit d’un événement majeur qui aura un effet marqué sur les milieux de travail.

Sur la voie de la sécurité

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Au cours des deux dernières semaines, j’ai eu le privilège d’établir des liens avec plusieurs groupes diversifiés œuvrant dans le domaine sans cesse croissant de la santé, de la sécurité et de la prévention au travail au Canada. Il est toujours encourageant d’entendre les réalisations d’autres organisations et de les partager, ainsi que de comprendre dans quelle mesure le CCHST peut activement contribuer à leurs succès. Parmi ces organisations, notons Electrical Safety Foundation International (ESFI), Parachute Canada, dans le cadre de son symposium, l’OIT, concernant le réseau CIS, et la Société canadienne de la santé et de la sécurité au travail (SCSST).

J’ai d’abord discuté avec des représentants de l’ESFI à propos de l’opinion du CCHST sur des questions liées à la sécurité en matière d’électricité d’un point de vue national, des statistiques et des résultats de leur analyse, ainsi que de la nature unique de l’industrie électrique, au sein de laquelle les taux de blessures ont augmenté. Fait intéressant, les statistiques canadiennes révèlent que la grande majorité des blessures subies par des ouvriers en électricité ne sont pas causées par un choc ou un trouble électrique. En réalité, la plupart des blessures et des décès attribuables à l’électricité surviennent chez les employés qui ne travaillent pas dans le domaine de l’électricité. Ces statistiques ont suscité bien des discussions, tout comme les mesures à prendre pour développer une culture axée sur la prévention de ces blessures.

La présentation de mon atelier dans le cadre du symposium de Parachute Canada m’a permis d’entendre directement les propos tenus non seulement sur les difficultés auxquelles sont confrontés les groupes traitant des questions de santé et de sécurité dans les communautés, mais également sur les initiatives qu’ils ont adoptées pour les surmonter. Au même moment, le CCHST pouvait expliquer, dans la perspective du milieu de travail, dans quelle mesure les questions d’ordre national et communautaire et la vie professionnelle des gens sont de plus en plus inextricablement liées. Encore une fois, certaines stratégies de prévention ont fait l’objet de discussions.

Dans le cadre de ma rencontre avec la SCSST à Edmonton, on a discuté très ouvertement et très sincèrement de nouvelles questions concernant les professionnels de la sécurité, de même que de certaines solutions progressives visant à traiter des questions existantes qui continuent d’influer sur les taux de blessures et des nouveaux dangers sur lesquels nous devons nous pencher. Il s’agissait aussi d’une occasion pour discuter des statistiques de l’Alberta en les comparant aux données nationales et à celles des autres provinces, ainsi que pour traiter de ces questions en regard d’une stratégie de leadership et de communication claire et de l’intégration des principes de prévention aux processus de planification des activités.