Catégorie : Activités du OSH

Servir et protéger

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Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST

Servir et protéger. C’est un énoncé à la fois simple et puissant que l’on retrouve sur les voitures de police, mais je crois que je l’ai tenu pour acquis – c’est une constatation que j’ai faite en participant à une conférence donnée par l’Association canadienne des chefs de police (ACCP). Deux cent cinquante représentants de corps policiers de partout au Canada se sont réunis pendant deux jours afin de se pencher sur les progrès réalisés sur des questions de santé mentale dans les services de police, comme le trouble de stress post-traumatique (TSPT) – une réalisation remarquable qui exprime la priorité que l’Association accorde à ce problème.

Les agents de police sont formés non seulement pour appuyer leur communauté, mais aussi pour faire preuve de compassion et porter secours aux personnes en détresse. Ils comprennent leur rôle et les attentes qu’a la société envers eux, et je suis sûr que cela ne se fait pas sans facteurs de stress; après tout, les risques sont élevés dans ce genre de travail. Alors que j’écoutais les propos d’un des conférenciers, une pensée récurrente me troublait sans cesse l’esprit. Cette passion pour la protection de la communauté doit être orientée vers l’intérieur et axée sur la santé mentale pour que les policiers puissent se protéger eux-mêmes et entre eux. Après tout, si nous ne nous soignons pas nous-mêmes, comment pouvons-nous venir en aide aux autres?

C’est pourquoi j’estime que l’intervention précoce est la clé qui permet de créer un lieu de travail plus sain du point de vue de la santé mentale. Les policiers sont les mieux placés pour reconnaître les signes avant-coureurs de changements dans le comportement de leurs collègues et y réagir avec des encouragements et des conseils de chercher de l’aide avant que ça ne devienne une maladie débilitante. C’est le concept de la création d’une culture d’aidants en milieu de travail dont j’ai parlé. C’est la capacité de se voir eux-mêmes et entre eux comme ils voient les autres.

Tout au long de la conférence, on reconnaissait les défis uniques que doivent relever les services de police, y compris non seulement les facteurs externes associés à un emploi très risqué, les interactions avec le public et l’exposition aux réalités inhérentes du rôle de premier intervenant, mais aussi les aspects organisationnels et culturels du maintien de l’ordre. Il y avait un sentiment d’urgence, une volonté collective et la poursuite d’un but commun, car il s’agit d’une crise partagée qui, compte tenu de circonstances particulières, pourrait submerger n’importe lequel d’entre nous.

La combinaison de ces facteurs peut nous faire croire qu’il s’agit d’un défi décourageant, mais j’ai participé à des discussions et j’ai vu une attitude positive qui m’a laissé très optimiste que les services de police à travers le Canada ont choisi de s’attaquer de front à ce problème de santé mentale. Certes, il y a eu des témoignages difficiles et honnêtes de la part de ceux qui partageaient leurs difficultés personnelles à relever des problèmes liés au travail, mais je suis convaincu que nous n’aurions pas eu cette conversation dans un forum aussi large il y a à peine quelques années. Tous ces agents continuent non seulement de contribuer, mais aussi de s’épanouir dans leur carrière après avoir relevé des défis débilitants, ce qui est un témoignage de l’évolution considérable qu’ont connue les corps policiers en peu de temps. L’appui des pairs et le leadership sont la base de toute campagne réussie de lutte contre la stigmatisation, menant à une intervention précoce et à un lieu de travail propice à la santé mentale.

En faisant face ouvertement aux problèmes du trouble de stress post-traumatique (TSPT) et du stress, on démontre des progrès réels, on fait preuve de leadership et d’engagement envers le personnel, et on exprime une volonté d’adopter des changements de culture significatifs visant à créer un climat de soutien mutuel. Je suis convaincu que l’on peut trouver une résilience à l’échelle de l’organisation dans la camaraderie et le soutien qui font la renommée des forces policières.

Célébrons notre histoire et regardons vers l’avenir : les CSTO fêtent leur 25e anniversaire

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J’ai récemment eu l’honneur de célébrer le 25e anniversaire des Centres de santé des travailleurs (ses) de l’Ontario (CSTO) à l’occasion de leur événement intitulé « Celebrating the Past and Looking Forward ». Depuis longtemps, nos organisations collaborent et partagent des renseignements et des ressources dans un but commun, celui d’aider les travailleurs de l’Ontario à rester en sécurité sur les lieux du travail. Je crois sincèrement que la synergie de nos organisations a grandement servi les travailleurs au fil des années.

En vue de témoigner notre reconnaissance pour cette affiliation qui dure depuis 20 ans, j’ai offert aux CSTO une plaque commémorative soulignant notre partenariat et partagé quelques‑unes de mes réflexions personnelles sur l’organisation. Je suis d’avis que chaque clinicien, pionnier et défenseur infatigable de la sécurité au travail aux CSTO a apporté une immense valeur au pays. J’ai pu le constater par moi-même lorsque le CCHST a reçu une délégation de la Chine, il y a de cela quelques années. Nous avons présenté le groupe au personnel des CSTO et, après avoir observé les opérations sur place, les délégués sont repartis à Chongqing et ont mis sur pied une clinique de santé des travailleurs inspirée de ce qu’ils avaient vu dans les bureaux des CSTO. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de travailleurs reçoivent des services cliniques et du counselling pour des questions professionnelles, grâce au modèle des CSTO.

Une autre raison de célébrer les CSTO
L’événement marquait le lancement officiel de la « Mental Injury Toolkit (MIT) » et de la « Measure Workplace Stress App ». Ce projet spécial était le résultat d’un effort concerté entre les CSTO et le CCHST, déployé dans le but de créer une nouvelle application mobile qui permet d’offrir un ensemble d’outils aux travailleurs pour mesurer leur niveau de stress en milieu de travail. De plus, cette application pourra mettre en corrélation les réponses du travailleur, souligner les problèmes pour les mettre en lumière et fournir de l’orientation pour obtenir plus de renseignements.

Félicitations aux CSTO pour 25 années d’engagement et de sollicitude, et pour leur contribution à l’amélioration de la qualité de vie des travailleurs et travailleuses de l’Ontario.

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST et John Oudyk , hygiéniste du travail à OHCOW

Steve Horvath , président et chef de la direction du CCHST et John Oudyk , hygiéniste du travail à CSTO

Une nouvelle génération dans le domaine de la santé et de la sécurité

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International Youth CongressL’une des activités les plus intéressantes parmi celles organisées à l’occasion du Congrès mondial triennal sur la sécurité et la santé au travail était l’inauguration du premier Congrès international des jeunes. Ce fut un honneur pour moi de prendre part à une initiative d’une telle importance et d’avoir l’occasion de faire connaître le Congrès mondial à ces jeunes participants, lors du symposium que j’ai coprésidé et que j’ai également aidé à organiser.

Les jeunes étaient exposés à des problèmes et à des principes de santé et de sécurité par l’intermédiaire d’exercices éducatifs et interactifs animés par Christopher Preuße de la DGUV (German Social Accident Insurance), en Allemagne. Ce fut rassurant pour moi de converser avec les dirigeants de demain et de prendre connaissance des questions qui devront orienter la façon dont nous répondrons à toute une nouvelle génération de préoccupations et d’attentes. Non seulement leurs idées sont-elles façonnées par leur génération, mais également par un facteur auquel l’industrie n’a toujours pas répondu : leur diversité. L’industrie les a classés dans la génération « Y » et n’a pas su passer outre les généralisations pour vraiment répondre à leurs besoins. Il faut reconnaître que cette génération qui s’apprête à entrer sur le marché du travail est beaucoup plus diversifiée que la main d’œuvre actuelle. En fait, seulement dans le groupe de participants au Congrès des jeunes, on comptait des étudiants de pays comme l’Azerbaïdjan, le Royaume-Uni et le Japon – tous ayant des perspectives et des expériences différentes à partager, mais dans un but commun, celui d’améliorer les conditions futures pour leurs pairs.

Le défi qui attend les employeurs est celui de reconnaître l’immense potentiel qui repose dans cette diversité et de réévaluer leurs hypothèses généralisées quant aux programmes de santé et de sécurité au travail pour les nouveaux employés.

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Certains parmis les 42 délégués du monde entier qui ont participés au premier Congrès international de la jeunesse. http://www.jwsl.de/

Mes interactions avec ce groupe d’étudiants engagés m’ont laissé rassuré et persuadé que les solutions aux problèmes de demain se trouvent entre les mains de la jeunesse d’aujourd’hui. Leur offrir un forum où il leur est possible d’échanger sur leurs expériences avec d’autres jeunes de partout dans le monde pourrait constituer un moteur de changements novateurs dans l’avenir. Voilà pourquoi j’étais très heureux de savoir que tous les intervenants sur place ont pris l’engagement de tenir un deuxième Congrès international des jeunes.

Le CCHST discute de leadership avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) à Singapour

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Je félicite les hauts fonctionnaires du gouvernement à Singapour pour leur détermination à faire preuve de leadership et à permettre à une nation entière d’atteindre un but commun, soit d’éliminer les maladies et les blessures en milieu de travail grâce à une mobilisation politique. Lorsque des politiques progressives sont défendues par tous les paliers de gouvernement et appuyées à la fois par la main-d’œuvre et par l’industrie, cela crée non seulement un élan formidable, mais donne également confiance aux praticiens de la santé et de la sécurité.

Le gouvernement, la main-d’œuvre et les employeurs ont participé à la Singapore Workplace Safety and Health Conference 2014 (conférence 2014 sur la santé et la sécurité au travail organisée à Singapour) en vue de comprendre et de faire la promotion des défis dont il a été question, et ils sont déterminés à en faire une réalité.

Je suis impressionné par l’étendue générale de l’engagement dont ont fait preuve les organisations internationales du domaine de la santé et de la sécurité au travail (SST) telles que le Workplace Health and Safety Institute (WHSI) et le Workplace Safety and Health Council. Leur appui découle du leadership clair et constant assuré aux plus hauts niveaux du gouvernement national. À divers moments au cours de la conférence et des rencontres ANASE-OSHNET, le vice-premier ministre et ministre des Finances, le ministre d’État principal et ministre de la Santé et de la Main-d’œuvre, le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre ont présenté des exposés tandis que d’autres hauts fonctionnaires importants du ministère faisaient partie de l’auditoire. Il est réconfortant de les voir tous parler tour à tour d’une vision unique d’un Singapour sans blessure ni maladie au travail et de constater qu’ils appuient le plan d’action national « Vision Zéro » lancé en vue d’atteindre ces objectifs.

Dans ses observations préliminaires, le vice-premier ministre et ministre des Finances de Singapour, M. harman Shanmugaratnam, a pris acte du défi à relever, et il a réitéré la détermination du gouvernement à atteindre les objectifs que la nation s’est donnés en matière de SST. Il a parlé de la nécessité d’intégrer les enjeux liés à la santé des travailleurs à la sécurité sur les lieux de travail, et de l’adoption par l’industrie d’une approche globale de la SST si elle souhaite éliminer les blessures et les maladies des milieux de travail de Singapour – problème qui entraîne, pour le pays, des coûts équivalant à 3,2 % de son PID. Par conséquent, les stratégies de prévention en SST sont reconnues comme faisant partie de la stratégie globale de croissance de la région. Une entente commerciale qui doit être conclue au cours de l’année avec tous les autres pays de l’ANASE englobera des normes communes sur la santé et la sécurité fondées sur les pratiques exemplaires mondiales.

D’autres ministres ont rappelé à nouveau l’importance cruciale d’adopter une approche globale pour préserver la santé, la sécurité et le mieux-être des employés. Le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre, M. Hawazi Daipi, a fait observer que toutes les organisations, compte tenu de la population vieillissante de Singapour et de l’augmentation de l’espérance de vie, doivent mettre sur pied des programmes d’intervention globale afin de garantir la santé et la sécurité de la main-d’œuvre et de préserver sa durabilité.

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Le CCHST étant reconnu comme un chef de file mondial dont l’expertise, l’infrastructure et les capacités sont considérées comme de grandes forces, je participais afin de présenter des preuves et des données appuyant l’intégration de la santé et de la sécurité aux processus opérationnels d’une organisation. Il est toujours stimulant de voir l’enthousiasme démontré par d’autres pays désirant en savoir davantage au sujet de l’expérience et de l’approche du CCHST en matière de programmes de prévention. C’est une question de compétitivité pour les organisations. Pour que le système de gestion fonctionne efficacement, il faut intégrer la SST au processus décisionnel courant au niveau de tous les employés. Si la SST est traitée comme un programme distinct, la culture du milieu de travail ne changera pas parce qu’elle ne fera pas partie intégrante du processus décisionnel courant de l’organisation et qu’elle sera perçue, par la haute direction, comme une partie du problème et non pas comme un élément de solution. Il est nécessaire de mobiliser les travailleurs et, pour ce faire, de diriger en donnant l’exemple, de communiquer, d’encadrer et d’obtenir l’engagement de la haute direction.

Jour de deuil national : Un jour pour se souvenir et témoigner, et pour résoudre afin de prévenir

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“Ce jour est important pour tous les Canadiens parce qu’il nous offre la possibilité de s’arrêter, de témoigner et de renouveler notre engagement à l’égard de la santé, de la sécurité et du droit à la prévention au Canada.”

Le site Web du CCHST contient de plus amples renseignements concernant le Jour de deuil national.

Qu’en est-il de la norme, un an après sa publication?

Date de publication :

Le 16 janvier 2014 marquait le premier anniversaire du lancement de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail (la norme). Un événement médiatisé a été organisé à Toronto afin de souligner le progrès accompli jusqu’ici et de favoriser l’adoption de la norme par les milieux de travail dans toutes les régions du Canada. J’ai eu le plaisir de voir la ministre Leitch plaider en faveur de l’amélioration de la santé mentale en procédant au lancement de l’activité par une analyse personnelle de la nécessité d’éliminer la stigmatisation et de l’importance d’adopter cette norme pour y parvenir.

Au cours de la cérémonie, l’apparition du CCHST dans l’une des vidéos présentant les organismes qui sont déjà en voie d’adopter la norme m’a semblé des plus encourageants. Le CCHST fait la promotion d’une approche globale de la santé et de la sécurité au travail depuis de nombreuses années; c’est pourquoi nous avons été très reconnaissants de voir que les efforts que nous avons consacrés à l’échelle interne pour « mettre en pratique ce que nous prêchons » ont été reconnus dans une tribune nationale. Dans la vidéo, Mme Emma Nicolson, chef de l’équipe La santé mentale au travail du CCHST, a expliqué de quelle façon nous avions utilisé la norme comme cadre conceptuel pour mettre en œuvre notre propre stratégie en matière de santé mentale dans notre milieu de travail.

J’ai également eu l’occasion de participer à des échanges autour d’une table ronde organisée par la Commission de la santé mentale du Canada qui réunissait un certain nombre de partenaires clés et d’organisations favorisant la santé mentale. Ces échanges ont permis une discussion animée concernant l’habilitation et l’appui des milieux de travail en vue de l’adoption de la nouvelle norme ainsi que les divers rôles que nos organisations respectives pouvaient jouer en vue de l’atteinte de cet objectif. Le consensus obtenu au sein des participants et la volonté de collaborer ont été une grande source de satisfaction.

SNASST 2012

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Je suis très heureux de prendre part au lancement national de la SNASST de 2012, au Centennial College, le lundi 7 mai, aux côtés de nos partenaires du domaine de la santé et de la sécurité. Voilà qui marque 16 années révolues pendant lesquelles les employeurs, les travailleurs et les gouvernements de l’ensemble de l’Amérique du Nord ont pris le temps de mettre en lumière l’importance de la prévention des blessures et des maladies au travail.

Le thème de la SNASST cette année sera « L’efficacité avant tout! ». Celui-ci nous rappelle que pour nous tous, il n’est pas suffisant de prévoir : il nous faut aussi agir. Il nous faut travailler de façon continue à accroître la sensibilisation à l’égard de ces enjeux dans notre quotidien, au travail, à la maison et dans nos communautés, et ce sont des forums de discussion comme celui-ci qui nous permettent d’y arriver.

Nos réussites dans l’atteinte des objectifs de la SNASST auront pour effet d’éliminer les décès, les blessures et les maladies dans les milieux de travail.

Jour de deuil national

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Jour de DeuilAu Canada, le 28 avril a été désigné Jour de deuil national. Depuis sa reconnaissance par le Congrès du travail du Canada (CTC), en 1985, à titre de journée commémorative annuelle, et son adoption officielle par le gouvernement du Canada comme célébration nationale, lors de la promulgation de la Loi sur le Jour de compassion pour les travailleurs, en 1991, le 28 avril est un jour de compassion pour les personnes tuées ou blessées au travail, de même que l’occasion de réitérer notre engagement envers la prévention des accidents et des maladies.

Ceci est un appel à l’action – il s’agit non seulement du moment idéal pour reconnaître et honorer les personnes qui ont été tuées ou blessées en milieu de travail, mais également de l’occasion de mettre en lumière la nature préventive des accidents du travail et des maladies professionnelles. En effet, voici venu le temps de réaffirmer notre volonté de prévenir les blessures et les maladies professionnelles et d’appuyer activement tous les milieux de travail dans l’adoption de normes et de programmes de sécurité qui veillent à ce que, à la fin de la journée, chaque travailleur puisse retourner à la maison sain et sauf.

Je vous invite tous à prendre quelques instants, en ce jour solennel, pour penser à vos collègues de travail et réfléchir à la façon dont vous pouvez contribuer à la création de milieux de travail et de communautés qui soient sécuritaires et favorables pour tous.