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Tracer la voie pour les chefs de file de demain

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Nous avons observé un déclin des taux de blessures en milieu de travail chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans dans l’ensemble du Canada, un recul qui est, à mon avis, attribuable en partie aux efforts déployés pour intégrer aux programmes d’enseignement régulier des activités de sensibilisation et d’éducation à l’intention des jeunes travailleurs.

Certaines de nos initiatives visant à former des jeunes qui deviendront de futurs chefs de file en santé et sécurité ont été mises en évidence au cours des dernières semaines. D’abord, au nom du Conseil des gouverneurs, le CCHST a décerné des bourses d’études dans le cadre de la douzième année du programme des bourses d’études Dick Martin, une distinction nationale qui vise à reconnaître les étudiants inscrits à un programme d’études au Canada menant à l’obtention d’un grade ou d’un diplôme en santé et sécurité au travail, et à les encourager à envisager une carrière dans ce secteur. Félicitations aux récipiendaires méritants de cette année : Jodie Chadbourn (Ontario) et Kathy Lee (Saskatchewan), qui se méritent chacune une bourse de 3 000 $. Leurs établissements d’enseignement respectifs, l’Université du Nouveau-Brunswick et le Saskatchewan Institute of Applied Science and Technology, ont reçu à leur tour un montant de 500 $.

Photo du haut : Dick Martin Scholarship Award winner Jodie Chadbourn with CCOHS President Steve Horvath and members of the CCOHS Council of Governors.  Photo du bas : Kathy Lee accepts the Dick Martin Scholarship award from Philip Germain of the CCOHS Council of Governors and the Honourable Don Morgan, Minister of Labour Relations and Workplace Safety.

Photo du haut : Jodie Chadbourn, récipiendaire de la bourse d’études Dick Martin, en compagnie de Steve Horvath, président du CCHST, et des membres du Conseil des gouverneurs du CCHST.
Photo du bas : Kathy Lee accepte la bourse d’études Dick Martin en présence de Philip Germain du Conseil des gouverneurs du CCHST et de l’honorable Don Morgan, ministre des Relations et de la Sécurité en milieu de travail. Crédit photo: SIAST

En outre, le CCHST continue d’appuyer le concours annuel de vidéo « C’est votre travail! » destiné aux jeunes. Tous les élèves qui fréquentent une école secondaire au Canada peuvent d’abord participer à un concours provincial et territorial administré par leur ministère respectif et les ministères du Travail. Dans le cadre du concours, les élèves sont mis au défi de faire preuve de créativité pour réaliser une vidéo originale qui peut être diffusée dans les médias sociaux afin de montrer à leurs pairs l’importance de la sécurité au travail. Les gagnants de chaque province et territoire peuvent ensuite participer au concours à l’échelle nationale.

Félicitations aux gagnants de cette année dans le cadre du concours tenu à l’échelle nationale :

• Première place : Ben Croskery, École secondaire John McCrae, Ottawa, Ontario
• Deuxième place : Pranay Noel, École secondaire catholique St. Francis Xavier, Mississauga, Ontario
• Troisième place : Dane Cutliffe, École secondaire Colonel Gray, Île du Prince Édouard
• Choix du public : Dylan Pappenfoot, Logan Seipp et Dylan Stadnyk, Humboldt Collegiate Institute, Humboldt, Saskatchewan

On Call de Ben Croskery sur Vimeo.

Par ailleurs, dans le cadre du Congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail, j’assumerai la coprésidence du symposium « Créer un environnement sûr et sain pour l’apprentissage et le travail ». Le symposium réunira des groupes issus du milieu de travail, de la communauté et du secteur de l’éducation qui s’emploient de concert à atteindre un objectif commun consistant à promouvoir une culture de la sécurité chez les jeunes travailleurs. Le rôle que l’on m’a confié me donne le privilège d’accueillir les délégués du Congrès mondial de la jeunesse provenant des quatre coins du monde qui viendront participer au Congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail 2014, le mois prochain, à Francfort, en Allemagne.

Au cours des dernières décennies, le CCHST a misé sur des programmes visant à donner aux jeunes les moyens de créer une nouvelle génération de milieux de travail où l’on favorise une culture de prévention. Cependant, il est impossible d’y arriver en travaillant en vase clos; et c’est pourquoi, dans le cadre de nos efforts continus visant à promouvoir et à coordonner une approche globale à l’égard de la sécurité chez les jeunes travailleurs, nous mettrons à contribution les institutions du milieu de travail, de la communauté et du secteur de l’éducation. Ensemble, nous allons de l’avant vers l’atteinte de notre objectif commun qui consiste à créer une culture de prévention dans tous les milieux de travail.

Initiative du comité directeur du réseau mondial pour la santé et la sécurité au travail de l’Organisation internationale du travail

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Initiative du comité directeur du réseau mondial pour la santé et la sécurité au travail de l’Organisation internationale du travail

Il faudra bientôt que j’intitule mes entrées : « Blogueur à 30 000 pieds au-dessus du niveau de la mer », puisque, ces derniers temps, mes réflexions se font souvent lorsque je me trouve à bord d’un avion, énergisé par des rencontres auprès d’institutions aux antécédents bien établis, qui sont arrivées à influencer l’orientation de la santé et de la sécurité et à promouvoir des changements positifs.

C’est toujours un honneur d’être associé à une initiative de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la santé et la sécurité au travail, mais ce fut particulièrement gratifiant d’être nommé président d’un comité directeur formé de chefs de file venus représenter toutes les régions du monde, et de superviser un processus axé sur les intervenants dans le cadre d’une initiative de prévention mondiale.

Nous nous sommes réunis autour d’une vision commune de la réforme du réseau mondial de l’OIT pour la SST, formé d’institutions et de professionnels, tout en reconnaissant le dynamisme des environnements internes et externes et la nécessité d’établir un cadre qui appuie l’orientation stratégique de l’OIT. Nous avons la possibilité de réaliser quelque chose d’important et de durable dans l’intérêt du réseau de l’OIT et pour tous les milieux de travail.

Nous comptons sur des réseaux et des partenariats formés par des individus et des institutions, fondés sur une compréhension commune du rôle essentiel que tient la prévention dans le continuum de la SST. Toutes les parties reconnaissent qu’une capacité de programme de prévention institutionnalisée et des politiques de SST progressistes appuyées par des systèmes d’exécution représentent les fondements de la réglementation des risques dans tous les milieux de travail, et font partie intégrante des programmes de développement.

Je suis d’avis que les connaissances facilitent la prévention, et qu’il est essentiel de réunir les chefs de file pour définir et appuyer le rôle de l’OIT, au sein d’un réseau mondial qui joue un rôle actif dans la diffusion de renseignements opportuns et fiables en vue de bâtir des capacités durables en matière de santé et de sécurité au travail, tant aux niveaux régional que national – principalement dans les pays à faible ou à moyen revenu. Ces travaux constituent une bonne occasion d’établir un cadre de travail afin de mettre à profit les réussites des réseaux informels, particulièrement les organismes communautaires ayant suscité le changement localement, et de les utiliser au niveau mondial dans les programmes de connaissances sur la prévention et la sensibilisation à la SST.

Après être parvenus à un consensus concernant l’orientation stratégique et les enjeux liés au cadre, nos travaux se poursuivent.

Sortir des sentiers battus

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J’ai passé plusieurs jours à Dresde, en Allemagne, pour aider la DGUV (German Social Accident Insurance) à organiser le symposium sur l’enseignement et l’apprentissage qui se tiendra dans le cadre du XXe Congrès Mondial sur la Sécurité et la Santé au travail. Le Congrès mondial a lieu tous les trois ans et regroupe environ 10 000 délégués de partout au monde venus pour échanger des idées sur la santé et la sécurité au travail.

Je suis fier de participer à la coordination de l’un des symposiums aux côtés de la Fédération russe et de la DGUV, et je suis emballé par les possibilités offertes par cette collaboration avec un groupe aussi engagé. Les organisateurs relevant de la DGUV étaient non seulement préparés à écouter, mais nous encourageaient activement à formuler de nouvelles idées et ont cherché des moyens qui nous permettraient de sortir des sentiers battus.

Le rôle du CCHST est d’innover et d’agir en chef de file dans notre domaine. Nous avons la réputation d’apporter un regard neuf aux discussions entourant les changements dans la culture et les besoins organisationnels, car nous travaillons en lien étroit avec les milieux de travail et les établissements grâce à nos projets de collaboration et aux relations que nous avons établies. Nous sommes ainsi en mesure d’adapter notre message de prévention aux nouvelles réalités de nos organismes partenaires.

Nous n’aurions pas travaillé toutes ces longues journées et ces soirées si nous avions simplement voulu nous contenter des anciennes méthodes, qui consistaient à offrir un forum d’échange d’information technique, avec présentations et ateliers. Nous avions un groupe enthousiaste prêt à s’écarter des conventions afin de transmettre un message pertinent pouvant se répercuter sur les milieux de travail. Le CCHST s’est engagé dans une démarche transformationnelle axée sur la durabilité, qui servira de catalyseur en vue d’un changement dans tous les milieux de travail. Nous avons toujours prôné une vision de la santé et de la sécurité au travail qui soit inclusive et qui accueille le changement en réponse aux bouleversements que connaît le monde du travail. La DGUV a adopté une vision semblable pour le Congrès mondial de Francfort. Ce congrès permettra de repousser les limites pour trouver des solutions, promouvoir le dialogue et servir d’inspiration. Nous partageons cette vision et c’est pourquoi je n’ai pas hésité à consacrer autant d’énergie et de temps pour faire de ce congrès une véritable réussite. Il s’agit d’un événement majeur qui aura un effet marqué sur les milieux de travail.

Vision et valeurs communes, et capacités complémentaires

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Cette période de l’année est toujours énergisante pour moi. En ce début de nouvelle année, nous pouvons prendre une grande respiration et nous tourner vers les perspectives du CCHST pour l’année à venir. Il s’agit d’une occasion pour notre organisation d’aller de l’avant en misant sur ses réussites de l’année dernière et en s’appuyant sur de nouvelles initiatives et orientations.

L’année dernière, la collaboration, le leadership et les activités de sensibilisation étaient au centre de notre attention. Cette année, nous prendrons appui sur ces piliers pour atteindre nos objectifs.

Nous avons réussi à établir de solides partenariats avec des organisations et des provinces tout au long de l’année. En effet, le CCHST a récemment conclu un accord avec l’Association canadienne de normalisation (CSA). Ce partenariat s’est formé à partir de plusieurs facteurs clés qui, selon moi, jouent un rôle déterminant dans la réussite d’une collaboration. Hormis le fait que nous ayons tous deux une portée nationale et de nombreux intervenants communs, ce qui m’importe c’est que nos organisations soient centrées sur la prestation de solutions de grande qualité et l’établissement de relations solides avec notre clientèle. Nos compétences conciliables créeront une synergie entre nos organisations et, plus important encore, nous pourrons compter sur nos valeurs communes. Bonnie Rose, présidente de la CSA, et moi partageons la même vision du rôle essentiel de la prévention dans le secteur de la santé et de la sécurité au Canada.

Le protocole d’entente que nous avons signé le mois dernier avec l’Institut de radioprotection du Canada repose sur ce même ensemble de principes visant à établir des collaborations centrées sur les valeurs. En discutant avec le président de l’Institut, Steve Mahoney, j’ai pu constater une autre excellente occasion de créer une synergie entre deux organisations ayant un objectif commun.

Une vision et des valeurs communes, combinées à des capacités complémentaires, voilà la clé du succès et de la viabilité de nos relations avec nos partenaires.

Notes de Chongqing : pleins feux sur les problèmes de santé mentale

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Cette semaine, le CCHST a mené à bon terme la première phase de notre projet le plus récent en Chine. Le projet vise l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de protection juridique pour la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail des travailleurs migrants de Chongqing. Le représentant du CCHST, M. Abeytunga, a rencontré un vaste groupe de représentants des gouvernements locaux et étatiques à Chongqing. Un haut fonctionnaire officiel du gouvernement central, présent en vue d’appuyer notre projet, a affirmé que la réussite du projet était « très importante pour lui ». J’étais très heureux d’entendre ces détails rapportés par M. Abeytunga, tout comme l’étaient les représentants chinois présents, puisque cela constitue une affirmation vigoureuse du travail que nous accomplissons.

Des membres de la délégation de Chongqing rencontrent le CCHST en décembre. .

Plusieurs facteurs ont mené à notre collaboration auprès du gouvernement chinois sur ce projet. Tout d’abord, en 2012, le Conseil d’État a adopté une règlementation spéciale exigeant que les employeurs prennent les mesures de prévention nécessaires contre le harcèlement sexuel. Cette décision marque un changement de l’orientation de la règlementation chinoise sur le travail en matière de SST, pour passer d’une perspective de protection de la santé physique, à une perspective de protection de la santé mentale. Ensuite, il y a près de neuf millions de travailleurs migrants dans la municipalité de Chongqing, et ceux-ci constituent une partie intégrante de la population active de la ville de Chongqing. Malheureusement, une série de suicides parmi les travailleurs migrants d’une fonderie de Shenzhen, en 2010, a mis en lumière l’importance de se pencher sur les problèmes de santé mentale au sein de la nouvelle génération de travailleurs migrants afin de prévenir d’autres tragédies semblables.

La violence en milieu de travail, le harcèlement et l’intimidation, les pressions pour faire de longues heures de travail ainsi que le comportement irrespectueux à l’endroit des travailleurs influent tous sur la santé mentale des travailleurs migrants. Il est impératif d’établir une règlementation locale pour veiller à ce que les employeurs favorisent et protègent la santé mentale des travailleurs migrants, afin que nous puissions améliorer leur santé et leur sécurité globales au travail.