Mois : novembre 2012

Travailler de concert

Date de publication :

Je suis actuellement à la 50e assemblée annuelle des centres collaborateurs de l’Organisation internationale du travail (OIT). Le CCHST est l’un de ces centres collaborateurs, parmi les 60 pays membres représentés ici.

Steve Horvath, à l’extrême droite, préside la réunion.

J’ai présidé l’assemblée en commençant par un résumé des initiatives et des discussions de la dernière année.

Une reconnaissance fondamentale s’est opérée quant à l’effet de l’évolution des technologies et du milieu sur la structure et la stratégie du réseau de collaboration au sein de l’OIT. J’ai présenté à l’OIT les commentaires des centres collaborateurs reçus à ce jour en ce qui concerne la nouvelle orientation de la stratégie de l’OIT en matière de systèmes, de programmes et de produits de santé et de sécurité au travail.

Je souscris au cadre de travail d’un réseau de centres collaborateurs – mais celui-ci doit pouvoir s’adapter et réagir aux réalités actuelles. Nous devons réorienter nos priorités régulièrement et nous demander si nous sommes efficaces à titre d’organisation dans nos initiatives et si nous sommes en mesure de montrer les progrès réalisés. Dans ce contexte, le CCHST s’engage à travailler au sein du réseau vers une approche axée sur les besoins, et à soutenir la mobilisation de l’expertise et des produits disponibles.

Dès le début de la deuxième journée de réunions du réseau de l’OIT, j’ai été élu président du groupe sur les outils de partage de l’information et des connaissances.

Les discussions sont toujours très animées en ce qui concerne les occasions d’échanger sur des solutions et des ressources établies. Ce dialogue met en lumière les différences marquées entre les pays développés et les pays en développement, mais, de mon point de vue, le principal enjeu tient au fait de la grande similitude des difficultés d’un pays à l’autre. Tout le monde connaît des problèmes liés à la diminution des ressources, à l’accroissement des besoins, à l’accès aux petites et aux moyennes entreprises (PME) et à la formation des travailleurs migrants vulnérables – pour n’en nommer que quelques-uns.

En raison du nouvel environnement de collaboration et d’échange d’expertise, il devient impératif de s’assurer d’atteindre nos objectifs communs. Les réseaux doivent être axés sur un programme de relations réciproques, dans le cadre duquel les ressources sont partagées librement, pour le bien de tous.

Je suis très heureux à l’idée de travailler en collaboration avec ces réseaux en vue de relever les défis qui se pointent à l’horizon.

Pour en savoir davantage sur l’apprentissage

Date de publication :

Vingt-six pays étaient représentés lors de la réunion qui s’est tenue la semaine dernière, au centre de formation de l’OIT de Turin, sur le thème de la SST et de l’éducation (Mainstreaming OSH into Schools: Towards a Culture of Prevention). C’est en passant en revue l’événement qu’il m’est apparu évident que les ressources et l’expertise du Canada étaient très recherchées par d’autres régions du monde. Dans certains cas, il s’agit de pays en développement qui souhaitaient obtenir de l’aide pour le lancement d’initiatives destinées à répondre aux besoins en matière d’enseignement de la SST aux étudiants avant leur intégration sur le marché du travail. Un certain nombre d’entre eux présentent également des problèmes en lien avec le travail des enfants, une économie parallèle active, et le nombre croissant de jeunes en situations de travail précaires, ce qui rend la formation et l’application difficiles.

Outre son appui, le CCHST a également des ressources à offrir. Nos programmes, nos sites Web et nos bases de données sont facilement accessibles. Cependant, en écoutant bien, j’ai pu constater l’existence d’un réel besoin de leadership et d’encadrement, exprimé par des institutions et des pays qui profitent d’une réglementation, de normes, de procédures et de ressources documentaires bien établies. Le CCHST a beaucoup à offrir quant à la promotion de l’intégration de la SST aux programmes d’éducation.

J’ai discuté des possibilités de collaboration avec des éducateurs qui en étaient aux premiers stades de l’élaboration de programmes. Il a également été question de la nécessité de comprendre leurs processus pour arriver à une intégration harmonieuse à l’intérieur des plans de leçon des enseignants, plutôt que de choisir un programme distinct qui exigerait de consacrer du temps à l’extérieur de leurs objectifs mesurés en matière d’éducation.

Nous avons, ici au Canada, des exemples de réussite. Parmi ces exemples figure l’un de ceux présentés par Sue Boychuk : le programme du ministère du Travail de l’Ontario Travailleur avisé, travailleur en santé! Dans le cadre de ce programme, les résultats obtenus sur une période de 10 ans auprès des jeunes en matière de baisse du taux de blessures sont spectaculaires (une baisse de 67 %).

J’ai également offert mon appui au concept de programme de mentorat entre les pays développés et les pays en développement. Nos ressources et notre matériel d’apprentissage peuvent être utiles et tracer la voie à suivre, de façon beaucoup plus directe.