Le CCHST discute de leadership avec l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) à Singapour

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Je félicite les hauts fonctionnaires du gouvernement à Singapour pour leur détermination à faire preuve de leadership et à permettre à une nation entière d’atteindre un but commun, soit d’éliminer les maladies et les blessures en milieu de travail grâce à une mobilisation politique. Lorsque des politiques progressives sont défendues par tous les paliers de gouvernement et appuyées à la fois par la main-d’œuvre et par l’industrie, cela crée non seulement un élan formidable, mais donne également confiance aux praticiens de la santé et de la sécurité.

Le gouvernement, la main-d’œuvre et les employeurs ont participé à la Singapore Workplace Safety and Health Conference 2014 (conférence 2014 sur la santé et la sécurité au travail organisée à Singapour) en vue de comprendre et de faire la promotion des défis dont il a été question, et ils sont déterminés à en faire une réalité.

Je suis impressionné par l’étendue générale de l’engagement dont ont fait preuve les organisations internationales du domaine de la santé et de la sécurité au travail (SST) telles que le Workplace Health and Safety Institute (WHSI) et le Workplace Safety and Health Council. Leur appui découle du leadership clair et constant assuré aux plus hauts niveaux du gouvernement national. À divers moments au cours de la conférence et des rencontres ANASE-OSHNET, le vice-premier ministre et ministre des Finances, le ministre d’État principal et ministre de la Santé et de la Main-d’œuvre, le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre ont présenté des exposés tandis que d’autres hauts fonctionnaires importants du ministère faisaient partie de l’auditoire. Il est réconfortant de les voir tous parler tour à tour d’une vision unique d’un Singapour sans blessure ni maladie au travail et de constater qu’ils appuient le plan d’action national « Vision Zéro » lancé en vue d’atteindre ces objectifs.

Dans ses observations préliminaires, le vice-premier ministre et ministre des Finances de Singapour, M. harman Shanmugaratnam, a pris acte du défi à relever, et il a réitéré la détermination du gouvernement à atteindre les objectifs que la nation s’est donnés en matière de SST. Il a parlé de la nécessité d’intégrer les enjeux liés à la santé des travailleurs à la sécurité sur les lieux de travail, et de l’adoption par l’industrie d’une approche globale de la SST si elle souhaite éliminer les blessures et les maladies des milieux de travail de Singapour – problème qui entraîne, pour le pays, des coûts équivalant à 3,2 % de son PID. Par conséquent, les stratégies de prévention en SST sont reconnues comme faisant partie de la stratégie globale de croissance de la région. Une entente commerciale qui doit être conclue au cours de l’année avec tous les autres pays de l’ANASE englobera des normes communes sur la santé et la sécurité fondées sur les pratiques exemplaires mondiales.

D’autres ministres ont rappelé à nouveau l’importance cruciale d’adopter une approche globale pour préserver la santé, la sécurité et le mieux-être des employés. Le secrétaire parlementaire principal et ministre de l’Éducation et de la Main-d’œuvre, M. Hawazi Daipi, a fait observer que toutes les organisations, compte tenu de la population vieillissante de Singapour et de l’augmentation de l’espérance de vie, doivent mettre sur pied des programmes d’intervention globale afin de garantir la santé et la sécurité de la main-d’œuvre et de préserver sa durabilité.

singapore-2014

Le CCHST étant reconnu comme un chef de file mondial dont l’expertise, l’infrastructure et les capacités sont considérées comme de grandes forces, je participais afin de présenter des preuves et des données appuyant l’intégration de la santé et de la sécurité aux processus opérationnels d’une organisation. Il est toujours stimulant de voir l’enthousiasme démontré par d’autres pays désirant en savoir davantage au sujet de l’expérience et de l’approche du CCHST en matière de programmes de prévention. C’est une question de compétitivité pour les organisations. Pour que le système de gestion fonctionne efficacement, il faut intégrer la SST au processus décisionnel courant au niveau de tous les employés. Si la SST est traitée comme un programme distinct, la culture du milieu de travail ne changera pas parce qu’elle ne fera pas partie intégrante du processus décisionnel courant de l’organisation et qu’elle sera perçue, par la haute direction, comme une partie du problème et non pas comme un élément de solution. Il est nécessaire de mobiliser les travailleurs et, pour ce faire, de diriger en donnant l’exemple, de communiquer, d’encadrer et d’obtenir l’engagement de la haute direction.

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