Initiative du comité directeur du réseau mondial pour la santé et la sécurité au travail de l’Organisation internationale du travail

Initiative du comité directeur du réseau mondial pour la santé et la sécurité au travail de l’Organisation internationale du travail

Il faudra bientôt que j’intitule mes entrées : « Blogueur à 30 000 pieds au-dessus du niveau de la mer », puisque, ces derniers temps, mes réflexions se font souvent lorsque je me trouve à bord d’un avion, énergisé par des rencontres auprès d’institutions aux antécédents bien établis, qui sont arrivées à influencer l’orientation de la santé et de la sécurité et à promouvoir des changements positifs.

C’est toujours un honneur d’être associé à une initiative de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur la santé et la sécurité au travail, mais ce fut particulièrement gratifiant d’être nommé président d’un comité directeur formé de chefs de file venus représenter toutes les régions du monde, et de superviser un processus axé sur les intervenants dans le cadre d’une initiative de prévention mondiale.

Nous nous sommes réunis autour d’une vision commune de la réforme du réseau mondial de l’OIT pour la SST, formé d’institutions et de professionnels, tout en reconnaissant le dynamisme des environnements internes et externes et la nécessité d’établir un cadre qui appuie l’orientation stratégique de l’OIT. Nous avons la possibilité de réaliser quelque chose d’important et de durable dans l’intérêt du réseau de l’OIT et pour tous les milieux de travail.

Nous comptons sur des réseaux et des partenariats formés par des individus et des institutions, fondés sur une compréhension commune du rôle essentiel que tient la prévention dans le continuum de la SST. Toutes les parties reconnaissent qu’une capacité de programme de prévention institutionnalisée et des politiques de SST progressistes appuyées par des systèmes d’exécution représentent les fondements de la réglementation des risques dans tous les milieux de travail, et font partie intégrante des programmes de développement.

Je suis d’avis que les connaissances facilitent la prévention, et qu’il est essentiel de réunir les chefs de file pour définir et appuyer le rôle de l’OIT, au sein d’un réseau mondial qui joue un rôle actif dans la diffusion de renseignements opportuns et fiables en vue de bâtir des capacités durables en matière de santé et de sécurité au travail, tant aux niveaux régional que national – principalement dans les pays à faible ou à moyen revenu. Ces travaux constituent une bonne occasion d’établir un cadre de travail afin de mettre à profit les réussites des réseaux informels, particulièrement les organismes communautaires ayant suscité le changement localement, et de les utiliser au niveau mondial dans les programmes de connaissances sur la prévention et la sensibilisation à la SST.

Après être parvenus à un consensus concernant l’orientation stratégique et les enjeux liés au cadre, nos travaux se poursuivent.

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Table ronde de la première ministre sur la santé mentale en milieu de travail

J’ai eu le privilège de représenter le CCHST à une table ronde présidée par Mme Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, en présence des ministres de la Santé des provinces et des territoires, afin de partager nos expériences et nos points de vue sur la question de la santé mentale en milieu de travail. Les cadres dirigeants des principales organisations intéressées représentant des employeurs, des travailleurs et des ONG y participaient aussi. La volonté des ministres de prêcher par l’exemple en ce qui concerne ces efforts de coopération et de jouer un rôle de chef de file à l’égard de cet enjeu crucial en milieu de travail jette les bases nécessaires pour assurer le succès d’une initiative nationale concernant la santé mentale.

À la table ronde, j’ai parlé de l’expérience directe acquise par le CCHST en qualité d’employeur au sujet de la mise en œuvre de la norme (norme canadienne nationale intitulée Santé et sécurité psychologiques en milieu de travail) dans notre propre lieu de travail. J’ai également souligné tant les défis que les possibilités qui s’y rattachent pour les divers lieux de travail au Canada, particulièrement pour les petites et moyennes organisations, en fonction de notre rôle comme fournisseurs de solutions et promoteurs de la norme. Des exposés ont également été effectués par M. Mike Schwartz de la Great-West, compagnie d’assurance-vie, qui a présenté des données probantes sur l’étendue des enjeux liés à la santé mentale dans les milieux de travail canadiens, et par M. George Cope de Bell Canada, qui a discuté du succès de la campagne de lutte contre la stigmatisation « Bell Cause » lancée par Bell.

Les ministres ont participé tout au long de la rencontre et se sont montrés réceptifs aux idées et aux recommandations provenant des diverses parties. En réunissant des représentants des différentes sphères de compétence pour examiner les occasions de collaborer à l’échelle nationale et de créer un effet de levier pour toutes les initiatives visant à améliorer la santé mentale au travail, nous entamons un processus de transformation. Je suis persuadé que nous parviendrons, grâce à des activités de cette nature, à obtenir un consensus entre toutes les sphères de compétence et à trouver une solution adaptée à tout le pays.

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Jour de deuil national : Un jour pour se souvenir et témoigner, et pour résoudre afin de prévenir

“Ce jour est important pour tous les Canadiens parce qu’il nous offre la possibilité de s’arrêter, de témoigner et de renouveler notre engagement à l’égard de la santé, de la sécurité et du droit à la prévention au Canada.”

Le site Web du CCHST contient de plus amples renseignements concernant le Jour de deuil national.

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Sortir des sentiers battus

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J’ai passé plusieurs jours à Dresde, en Allemagne, pour aider la DGUV (German Social Accident Insurance) à organiser le symposium sur l’enseignement et l’apprentissage qui se tiendra dans le cadre du XXe Congrès Mondial sur la Sécurité et la Santé au travail. Le Congrès mondial a lieu tous les trois ans et regroupe environ 10 000 délégués de partout au monde venus pour échanger des idées sur la santé et la sécurité au travail.

Je suis fier de participer à la coordination de l’un des symposiums aux côtés de la Fédération russe et de la DGUV, et je suis emballé par les possibilités offertes par cette collaboration avec un groupe aussi engagé. Les organisateurs relevant de la DGUV étaient non seulement préparés à écouter, mais nous encourageaient activement à formuler de nouvelles idées et ont cherché des moyens qui nous permettraient de sortir des sentiers battus.

Le rôle du CCHST est d’innover et d’agir en chef de file dans notre domaine. Nous avons la réputation d’apporter un regard neuf aux discussions entourant les changements dans la culture et les besoins organisationnels, car nous travaillons en lien étroit avec les milieux de travail et les établissements grâce à nos projets de collaboration et aux relations que nous avons établies. Nous sommes ainsi en mesure d’adapter notre message de prévention aux nouvelles réalités de nos organismes partenaires.

Nous n’aurions pas travaillé toutes ces longues journées et ces soirées si nous avions simplement voulu nous contenter des anciennes méthodes, qui consistaient à offrir un forum d’échange d’information technique, avec présentations et ateliers. Nous avions un groupe enthousiaste prêt à s’écarter des conventions afin de transmettre un message pertinent pouvant se répercuter sur les milieux de travail. Le CCHST s’est engagé dans une démarche transformationnelle axée sur la durabilité, qui servira de catalyseur en vue d’un changement dans tous les milieux de travail. Nous avons toujours prôné une vision de la santé et de la sécurité au travail qui soit inclusive et qui accueille le changement en réponse aux bouleversements que connaît le monde du travail. La DGUV a adopté une vision semblable pour le Congrès mondial de Francfort. Ce congrès permettra de repousser les limites pour trouver des solutions, promouvoir le dialogue et servir d’inspiration. Nous partageons cette vision et c’est pourquoi je n’ai pas hésité à consacrer autant d’énergie et de temps pour faire de ce congrès une véritable réussite. Il s’agit d’un événement majeur qui aura un effet marqué sur les milieux de travail.

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Qu’en est-il de la norme, un an après sa publication?

Le 16 janvier 2014 marquait le premier anniversaire du lancement de la Norme nationale du Canada sur la santé et la sécurité psychologiques en milieu de travail (la norme). Un événement médiatisé a été organisé à Toronto afin de souligner le progrès accompli jusqu’ici et de favoriser l’adoption de la norme par les milieux de travail dans toutes les régions du Canada. J’ai eu le plaisir de voir la ministre Leitch plaider en faveur de l’amélioration de la santé mentale en procédant au lancement de l’activité par une analyse personnelle de la nécessité d’éliminer la stigmatisation et de l’importance d’adopter cette norme pour y parvenir.

Au cours de la cérémonie, l’apparition du CCHST dans l’une des vidéos présentant les organismes qui sont déjà en voie d’adopter la norme m’a semblé des plus encourageants. Le CCHST fait la promotion d’une approche globale de la santé et de la sécurité au travail depuis de nombreuses années; c’est pourquoi nous avons été très reconnaissants de voir que les efforts que nous avons consacrés à l’échelle interne pour « mettre en pratique ce que nous prêchons » ont été reconnus dans une tribune nationale. Dans la vidéo, Mme Emma Nicolson, chef de l’équipe La santé mentale au travail du CCHST, a expliqué de quelle façon nous avions utilisé la norme comme cadre conceptuel pour mettre en œuvre notre propre stratégie en matière de santé mentale dans notre milieu de travail.

J’ai également eu l’occasion de participer à des échanges autour d’une table ronde organisée par la Commission de la santé mentale du Canada qui réunissait un certain nombre de partenaires clés et d’organisations favorisant la santé mentale. Ces échanges ont permis une discussion animée concernant l’habilitation et l’appui des milieux de travail en vue de l’adoption de la nouvelle norme ainsi que les divers rôles que nos organisations respectives pouvaient jouer en vue de l’atteinte de cet objectif. Le consensus obtenu au sein des participants et la volonté de collaborer ont été une grande source de satisfaction.

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Vision et valeurs communes, et capacités complémentaires

Cette période de l’année est toujours énergisante pour moi. En ce début de nouvelle année, nous pouvons prendre une grande respiration et nous tourner vers les perspectives du CCHST pour l’année à venir. Il s’agit d’une occasion pour notre organisation d’aller de l’avant en misant sur ses réussites de l’année dernière et en s’appuyant sur de nouvelles initiatives et orientations.

L’année dernière, la collaboration, le leadership et les activités de sensibilisation étaient au centre de notre attention. Cette année, nous prendrons appui sur ces piliers pour atteindre nos objectifs.

Nous avons réussi à établir de solides partenariats avec des organisations et des provinces tout au long de l’année. En effet, le CCHST a récemment conclu un accord avec l’Association canadienne de normalisation (CSA). Ce partenariat s’est formé à partir de plusieurs facteurs clés qui, selon moi, jouent un rôle déterminant dans la réussite d’une collaboration. Hormis le fait que nous ayons tous deux une portée nationale et de nombreux intervenants communs, ce qui m’importe c’est que nos organisations soient centrées sur la prestation de solutions de grande qualité et l’établissement de relations solides avec notre clientèle. Nos compétences conciliables créeront une synergie entre nos organisations et, plus important encore, nous pourrons compter sur nos valeurs communes. Bonnie Rose, présidente de la CSA, et moi partageons la même vision du rôle essentiel de la prévention dans le secteur de la santé et de la sécurité au Canada.

Le protocole d’entente que nous avons signé le mois dernier avec l’Institut de radioprotection du Canada repose sur ce même ensemble de principes visant à établir des collaborations centrées sur les valeurs. En discutant avec le président de l’Institut, Steve Mahoney, j’ai pu constater une autre excellente occasion de créer une synergie entre deux organisations ayant un objectif commun.

Une vision et des valeurs communes, combinées à des capacités complémentaires, voilà la clé du succès et de la viabilité de nos relations avec nos partenaires.

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Message du temps des Fêtes du CCHST

card2013_frPour moi, le temps des Fêtes s’annonce par la tombée de la neige, mais il s’agit également d’une occasion pour moi de partager chaque année avec vous mes réflexions sur l’année qui s’est écoulée au CCHST et de tourner mon regard sur la nouvelle année qui vient.

Je vous invite à écouter le reste de mon message du temps des Fêtes dans notre tout dernier balado.

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Sur la voie de la sécurité

Au cours des deux dernières semaines, j’ai eu le privilège d’établir des liens avec plusieurs groupes diversifiés œuvrant dans le domaine sans cesse croissant de la santé, de la sécurité et de la prévention au travail au Canada. Il est toujours encourageant d’entendre les réalisations d’autres organisations et de les partager, ainsi que de comprendre dans quelle mesure le CCHST peut activement contribuer à leurs succès. Parmi ces organisations, notons Electrical Safety Foundation International (ESFI), Parachute Canada, dans le cadre de son symposium, l’OIT, concernant le réseau CIS, et la Société canadienne de la santé et de la sécurité au travail (SCSST).

J’ai d’abord discuté avec des représentants de l’ESFI à propos de l’opinion du CCHST sur des questions liées à la sécurité en matière d’électricité d’un point de vue national, des statistiques et des résultats de leur analyse, ainsi que de la nature unique de l’industrie électrique, au sein de laquelle les taux de blessures ont augmenté. Fait intéressant, les statistiques canadiennes révèlent que la grande majorité des blessures subies par des ouvriers en électricité ne sont pas causées par un choc ou un trouble électrique. En réalité, la plupart des blessures et des décès attribuables à l’électricité surviennent chez les employés qui ne travaillent pas dans le domaine de l’électricité. Ces statistiques ont suscité bien des discussions, tout comme les mesures à prendre pour développer une culture axée sur la prévention de ces blessures.

La présentation de mon atelier dans le cadre du symposium de Parachute Canada m’a permis d’entendre directement les propos tenus non seulement sur les difficultés auxquelles sont confrontés les groupes traitant des questions de santé et de sécurité dans les communautés, mais également sur les initiatives qu’ils ont adoptées pour les surmonter. Au même moment, le CCHST pouvait expliquer, dans la perspective du milieu de travail, dans quelle mesure les questions d’ordre national et communautaire et la vie professionnelle des gens sont de plus en plus inextricablement liées. Encore une fois, certaines stratégies de prévention ont fait l’objet de discussions.

Dans le cadre de ma rencontre avec la SCSST à Edmonton, on a discuté très ouvertement et très sincèrement de nouvelles questions concernant les professionnels de la sécurité, de même que de certaines solutions progressives visant à traiter des questions existantes qui continuent d’influer sur les taux de blessures et des nouveaux dangers sur lesquels nous devons nous pencher. Il s’agissait aussi d’une occasion pour discuter des statistiques de l’Alberta en les comparant aux données nationales et à celles des autres provinces, ainsi que pour traiter de ces questions en regard d’une stratégie de leadership et de communication claire et de l’intégration des principes de prévention aux processus de planification des activités.

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Joyeux Halloween

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Le personnel du CCHST vous souhaite un joyeux halloween en toute sécurité!

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Dialogue avec des membres de la Chambre de commerce Canada-Inde

J’ai eu l’immense plaisir de recevoir, la semaine dernière, une invitation à prendre la parole devant les membres de la Chambre de commerce Canada-Inde – un nombre imposant de chefs d’entreprise représentant la communauté professionnelle et le secteur des affaires en Inde œuvrant ici au Canada. Les participants, dont bon nombre provenaient des petites et moyennes entreprises, ont montré un réel intérêt pour le mieux-être de leurs employés et pour la « promotion de la culture du lieu de travail exempt de blessures ».

Favoriser la prévention dans le cadre de la culture du travail d’une organisation est devenu crucial dans l’environnement commercial compétitif d’aujourd’hui, particulièrement à ce stade où nous nous dégageons lentement du ralentissement économique mondial alors que les organisations font face à des attentes sociétales changeantes, à des transformations culturelles et démographiques, et à l’augmentation des défis associés à l’équilibre travail-vie personnelle. Ces enjeux ont l’effet d’un catalyseur chez les dirigeants qui, en comprenant que la santé et la sécurité doivent faire partie intégrante de toute stratégie commerciale et que la prévention est un composant fondamental de la croissance économique, sont incités à réunir une main d’œuvre motivée et dévouée au succès de son organisation. Les stratégies de prévention doivent être reconnues comme nécessaires dans la planification des affaires, sinon elles pourraient être mises à l’écart ou même perçues comme faisant partie du problème plutôt que de la solution qui permettra de se doter d’une main d’œuvre solide et engagée.

Cette soirée a été d’un intérêt tout particulier pour moi grâce à la séance de réseautage qui a précédé et au dialogue qui s’est établi après mon exposé. Ce fut l’occasion de mettre à profit mon expertise des affaires de même que les connaissances acquises au sein du CCHST pour discuter personnellement avec des chefs de file des défis particuliers que pose la transformation de leur culture organisationnelle et pour partager certaines expériences liées à des questions opérationnelles. De plus, il est toujours essentiel pour moi de rencontrer directement les intervenants avec lesquels nous travaillons et de vérifier quelles sont leurs priorités afin que le CCHST puisse, avec une plus grande efficacité encore, leur proposer des produits et services pertinents ainsi que des solutions en vue d’éliminer les maladies et les blessures en milieu de travail.

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