« Supporting Workers with Chronic Pain »
Introduction : Ce balado vous est présenté par le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail.
Ashley : Bonjour et bienvenue au balado Sain et sauf, du Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail. . Selon Santé Canada, près de 8 millions de Canadiennes et de Canadiens vivent avec une douleur chronique. Notre invitée aujourd'hui est la Dre Andrea Furlan, médecin, scientifique et professeure à l'Université de Toronto. Merci d'être avec nous aujourd'hui.
Andrea : Merci de m'avoir invitée.
Ashley : Commençons par certaines idées fausses au sujet de la douleur chronique.
Andrea : La douleur chronique est différente de la douleur aiguë. Elle n'apparaît pas toujours à l'imagerie ou dans les analyses. Elle est liée à une sensibilisation du système nerveux central. J'explique souvent qu'elle ressemble à une alarme de maison qui continue de sonner longtemps après que l'incendie a été éteint. De nombreuses idées fausses persistent, notamment que les personnes souffrant de douleur chronique exagèrent, sont faibles ou dépendantes aux médicaments.
Ashley : Que vous disent vos patients au sujet de leur travail?
Andrea : La plupart souhaitent travailler. Leur profession fait partie de leur identité. Cependant, la douleur chronique entraîne souvent de l'insomnie, de la fatigue, un brouillard mental, des difficultés de concentration, une perte de patience et des défis liés aux déplacements. Plusieurs n'ont pas suffisamment de temps pour prendre des pauses, marcher ou pratiquer des activités qui pourraient aider à calmer leur système nerveux.
Ashley : Comment les employeurs peuvent-ils aider?
Andrea : Tout d'abord, il faut reconnaître que la douleur est réelle. La douleur chronique est un handicap invisible. Il est important d'offrir des mesures d'adaptation, d'encourager l'accès aux soins et d'informer les employés des ressources et avantages dont ils disposent, comme la psychologie, la physiothérapie, la massothérapie ou les congés de maladie.
Ashley : Que peuvent faire les travailleurs pour défendre leurs intérêts?
Andrea : Ils devraient parler ouvertement de leur condition, chercher du soutien auprès de collègues, s'informer sur les neurosciences de la douleur et explorer différentes approches de gestion, notamment l'activité physique, le yoga, l'acupuncture, les thérapies corps-esprit et le contact avec la nature. Les options non pharmacologiques jouent souvent un rôle essentiel à long terme.
Ashley : Qu'en est-il du retour au travail?
Andrea : Lorsqu'une blessure est encore en phase aiguë, il faut laisser le temps aux tissus de guérir. Cependant, lorsqu'il s'agit véritablement de douleur chronique, le retour au travail peut être bénéfique. Le travail agit souvent comme une forme de thérapie pour le cerveau puisqu'il aide à détourner l'attention de la douleur et à renforcer d'autres réseaux neuronaux. Il est aussi important de prendre en compte la santé mentale. La peur du mouvement et la peur de la douleur peuvent être plus invalidantes que la douleur elle-même.
Ashley : Que souhaitez-vous que notre auditoire retienne?
Andrea : Il existe aujourd'hui de nombreuses ressources fiables sur la douleur chronique. Je publie des vidéos éducatives sur YouTube et j'ai également écrit des livres afin d'aider les personnes à mieux comprendre leur condition et les différentes stratégies de prise en charge.
Ashley : Merci beaucoup, Dre Furlan. Pour en savoir davantage, consultez la chaîne YouTube et les livres de la Dre Furlan. Vous pouvez également visiter le site du CCHST à l'adresse cchst.ca. Merci de votre écoute et prenez soin de vous.