Même à très faible concentration, l'ozone peut être dangereux pour les voies respiratoires supérieures et les poumons. La gravité des lésions dépend de la concentration d'ozone et de la durée d'exposition. Même une très courte exposition à une concentration relativement faible peut entraîner de graves lésions permanentes, voire la mort.
L'exposition à une concentration d'ozone extrêmement faible fait initialement augmenter la réactivité des voies respiratoires aux autres substances inhalées (hypersensibilité bronchique) et provoque une réponse inflammatoire des tissus respiratoires. L'exposition à l'ozone pendant l'exercice physique ou le travail augmente la susceptibilité à ce type d'effet. On a observé une augmentation de la sensibilité bronchique après des expositions d'une durée de 7 heures à des concentrations de 0,08, de 0,1 et de 0,12 ppm (pendant un exercice physique modéré) ou de 1 heure à une concentration de 0,35 ppm. Cette réaction s'observe presque immédiatement après l'exposition à l'ozone et elle dure au moins 18 heures.
Parmi les autres symptômes observés après une exposition aiguë à une concentration de 0,25 à 0,75 ppm, on retrouve : toux, essoufflement, oppression, sensation d'incapacité de respirer (dyspnée), dessèchement de la gorge, sifflement, maux de tête et nausées.
Des symptômes plus graves ont été observés après l'exposition à des concentrations plus élevées (supérieures à 1 ppm), entre autres : réduction de la fonction respiratoire, fatigue extrême, étourdissements, incapacité de dormir et de se concentrer et décoloration bleue de la peau (cyanose). Une exposition intermittente à une concentration de 9 ppm pendant 3 à 14 jours a provoqué une inflammation des bronches et des poumons.
Une personne soumise à une exposition professionnelle aiguë, à une concentration d'environ 11 ppm pendant 15 minutes, a souffert d'une grave irritation respiratoire et a presque perdu conscience. On considère qu'une exposition de 30 minutes à une concentration de 50 ppm peut être létale.
Des études réalisées chez des animaux indiquent que l'ozone peut aussi provoquer une accumulation de liquide dans les poumons (oedème), possiblement létale. Les symptômes d'un oedème pulmonaire, comme l'essoufflement, peuvent être retardés de 24 heures après l'exposition et ils sont aggravés par l'exercice physique.
La gravité de la réaction respiratoire à l'ozone diminue lors d'expositions quotidiennes répétées. Cette « adaptation fonctionnelle » aux effets de l'ozone peut persister pendant plusieurs jours après l'arrêt de l'exposition. La diminution des fonctions respiratoires ne semble pas être plus prononcée chez les fumeurs de cigarettes ni chez les personnes souffrant de troubles respiratoires.
Il n'existe aucune information à ce sujet. Vu son pouvoir oxydant, l'ozone gazeux peut probablement provoquer une irritation cutanée, mais seulement à des concentrations capables de provoquer de graves lésions respiratoires.
Des concentrations d'ozone supérieures à 2 ppm peuvent, en quelques minutes, s'avérer irritantes pour les yeux. On n'a noté aucun effet sur la vision chez des volontaires exposés pendant 3 à 6 heures à des concentrations d'ozone allant de 0,2 à 0,5 ppm, bien qu'une certaine augmentation de la vision latérale (périphérique) et une légère diminution de l'acuité visuelle aient pu être notées lors de tests d'adaptation à l'obscurité.
Pour les gaz, l'ingestion n'est pas une voie d'exposition pertinente.
Un petit nombre d'études sur les effets éventuels d'une exposition professionnelle prolongée à l'ozone, ont révélé que les travailleurs exposés souffraient de maux de tête, d'irritation du nez et de la gorge, d'oppression et de congestion pulmonaire. Des études réalisées chez l'humain indiquent que les personnes qui vivent dans des communautés où les teneurs de fond en ozone sont élevées subissent, après une période de cinq ans, une diminution des fonctions respiratoires plus prononcée que les personnes vivant dans des communautés où cette teneur est plus faible.
Ces études semblent indiquer que l'exposition prolongée à l'ozone peut entraîner des troubles de la fonction respiratoire. Ces rapports sont cohérents avec ceux d'études faites chez les animaux, qui indiquent également qu'une exposition prolongée à l'ozone peut entraîner des troubles de la fonction respiratoire et une altération structurelle des poumons.
D'après les signes observés chez les animaux, on peut penser que l'exposition à l'ozone peut augmenter la susceptibilité de l'appareil respiratoire aux infections bactériennes.
Aucune information n'a été recueillie chez l'humain. Les études réalisées chez les animaux ne permettent de tirer aucune conclusion.
Aucune information n'a été recueillie chez l'humain. Aucun effet n'a été observé lors d'une étude chez des animaux.
Aucune information n'a été recueillie chez l'humain. Les études réalisées chez les animaux ne permettent de tirer aucune conclusion, car les effets observés l'ont été en présence d'une toxicité maternelle ou la toxicité maternelle n'a pas été évaluée.
L'exposition à l'ozone peut influer sur l'élimination d'autres substances dangereuses des poumons. On a signalé une sensibilisation aux effets d'autres irritants chez des individus souffrant d'asthme ayant été exposés au préalable pendant 1 heure à une concentration d'ozone de 0,12 ppm. Des études effectuées chez le rat ont montré que, un mois après l'exposition, les poumons des animaux exposés à l'ozone, puis à l'amiante, contenait beaucoup plus d'amiante que ceux des rats exposés uniquement à l'ozone. Les troubles des fonctions respiratoires observés n'ont révélé aucune synergie entre l'ozone et le dioxyde d'azote ou l'acide sulfurique.
L'ozone est absorbé dans les voies respiratoires supérieures et inférieures. C'est un oxydant puissant qui réagit avec les protéines et les lipides, en particulier dans les membranes biologiques. Une petite quantité de l'ozone inhalé est absorbée par le sang. La réactivité extrême de l'ozone limite sa capacité d'accumulation.
Dernière mise à jour du document le 15 janvier 1998
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