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Maladie d'Alzheimer et exposition à l'aluminium

L'aluminium cause-t-il la maladie d'Alzheimer?

Le rôle de l'aluminium dans la maladie d'Alzheimer est matière à controverse. La maladie d'Alzheimer, la cause la plus fréquente de démence sénile, est une maladie incurable et mortelle. Elle commence par un déficit de la mémoire d'apprentissage et, en progressant, atteint toutes les fonctions intellectuelles notamment celles du jugement, du calcul mental et du langage.

À l'autopsie, on constate que le cerveau des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer contient une concentration élevée d'aluminium, métal qu'on ne retrouve pas dans les tissus cérébraux sains. Toutefois, on ne trouve habituellement pas d'aluminium dans les tissus cérébraux sains et les chercheurs ne savent pas comment ce métal se loge dans le cerveau. Des expériences effectuées sur des animaux prouvent que l'aluminium a une action toxique sur le système nerveux, mais la dégénérescence des neurones observée chez les sujets animaux diffère de ce qu'on voit chez les humains.

L'aluminium entraîne une dégénérescence neuronale chez le lapin, le chat et le chien. En effet, lorsqu'on injecte des sels d'aluminium directement dans le cerveau de ces animaux, on observe un déficit de la mémoire d'apprentissage, un ralentissement général et une perte de la curiosité. Ce tableau rappelle de façon frappante certaines manifestations de la maladie d'Alzheimer. Toutefois, la dégénérescence neuronale n'est pas la même que dans la maladie d'Alzheimer.

En conclusion, la cause de la maladie d'Alzheimer et le lien avec l'aluminium demeurent inconnus. Cependant, les chercheurs affirment qu'il faut mener d'autres études.


Quelles sont les sources d'exposition à l'aluminium?

Les travailleurs peuvent être exposés à de l'aluminium durant l'extraction ou le traitement de ce métal et de ses alliages. On peut aussi être en contact avec de l'aluminium de bien d'autres façons hors du milieu de travail.

Il y a de l'aluminium dans les aliments, dans l'eau potable et dans certains médicaments. L'existence possible d'une relation entre la présence d'aluminium dans l'eau potable et la maladie d'Alzheimer a suscité beaucoup d'intérêt ainsi qu'une grande controverse. De nombreuses études ont été consacrées à cette question, mais, jusqu'ici, les travaux n'ont rien apporté de concluant et les résultats sont contradictoires. La cuisson et l'entreposage d'aliments dans des contenants en aluminium a également été souligné. Selon la Société Alzheimer du Canada, cette voie d'exposition ne serait responsable que d'une infime partie de la quantité moyenne d'aluminium absorbée par une personne et il serait difficile d'éviter ce type d'exposition même s'il le rôle de l'aluminium dans le développement de la maladie était clairement établi.


Y a-t-il une limite d'exposition à l'aluminium?

L'American Conference of Governmental Industrial Hygienists (ACGIH) a établi une limite d'exposition en milieu de travail en fonction des dimensions des particules respirables.

La valeur limite d'exposition - moyenne pondérée dans le temps (VLE-MPT ou TLV-TWA) actuellement recommandée par l'ACGIH pour les particules d'aluminium en suspension dans l'air est de 1 mg/m³ pour l'aluminium métallique (numéro CAS 7429-90-5) et les composés insolubles.

L'aluminium métallique et les composés insolubles dont les particules sont respirables sont également classifiés par l'ACGIH, à l'égard de leur cancérogénicité, dans la catégorie A4 – Non classable comme agent cancérogène pour l'humain; il s'agit d'agents qui pourraient être cancérogènes pour les humains, mais qui ne peuvent être évalués de manière concluante en raison du manque de données.

La limite d'exposition (TLV-TWA) est la concentration moyenne dans l'air, pondérée en fonction du temps et mesurée pendant une journée de travail normale de 8 heures et une semaine de travail de 40 heures, à laquelle on estime que presque tous les travailleurs peuvent être exposés à répétition, jour après jour, sans risque pour leur santé.

Dans bien des provinces et des territoires au Canada, les limites d'exposition sont égales ou comparables à celles de l'ACGIH. Toutefois, comme on peut utiliser différentes méthodes pour déterminer, interpréter et appliquer les limites d'exposition, il vaut mieux consulter le service gouvernemental concerné.

Dernière mise à jour du document le 4 août 2016

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