Fiches d’information Réponses SST

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Vêtement de sécurité à haute visibilité

Qu'est-ce qu'un vêtement de sécurité à haute visibilité (VSHV)?

Un vêtement de sécurité à haute visibilité (VSHV) est un vêtement (p. ex. une veste, une salopette ou une combinaison) que les travailleurs peuvent porter pour être vus des autres personnes (leur visibilité). Le plus souvent, les vêtements de sécurité à haute visibilité sont portés pour avertir les conducteurs et les autres opérateurs de véhicules de la présence d'un travailleur, particulièrement dans des conditions de faible luminosité ou dans l'obscurité. Un couvre chef (casque) à haute visibilité peut également être porté afin d'accroître sa visibilité dans les environnements de travail où les vêtements peuvent être obstrués par les objets qui entourent le travailleur (p. ex. par le feuillage des arbres/les arbres, les barrières de sécurité et les matériaux de construction).

Les exigences relatives aux vêtements de sécurité à haute visibilité pour les travailleurs canadiens se trouvent dans la norme CSA Z96-09 (R2014), Vêtements de sécurité à haute visibilité, dans les lignes directrices connexes CSA Z96.1, Lignes directrices relatives à la sélection, à l'utilisation et à l'entretien des vêtements de sécurité à haute visibilité, et, aux États-Unis, dans la norme ANSI/ISEA 107 2010, « High visibility Safety Apparel and Headwear », de l'American National Standards Institute/International Safety Equipment Association.


Pourquoi doit-on porter un vêtement de sécurité à haute visibilité?

On doit porter un vêtement de sécurité à haute visibilité (VSHV) lorsqu'on travaille dans des conditions de faible ou de mauvaise visibilité, particulièrement près de véhicules en mouvement (toute voiture, tout camion ou toute autre machine autopropulsé – p. ex. un charriot élévateur à fourche et une pelle rétrocaveuse). Les éléments de sécurité à haute visibilité permettent d'être vu par les conducteurs de ces véhicules plus tôt et plus rapidement. De ce fait, votre sécurité au travail s'en trouve améliorée. L'œil humain perçoit mieux les objets contrastants, de grandes dimensions, brillants ou en mouvement. La visibilité des travailleurs est accrue lorsque le contraste entre les couleurs vives des vêtements et l'environnement de travail sur lesquelles elles se détachent est élevé.


Quand doit-on porter un vêtement de sécurité à haute visibilité?

La norme CSA recommande d'effectuer une évaluation des risques présents dans chaque lieu de travail afin d'identifier les risques existants ou les risques potentiels auxquels les travailleurs peuvent être exposés lorsqu'ils exécutent des travaux ou une tâche. Cette évaluation aide à identifier les risques que des travailleurs soient heurtés par des véhicules en mouvement et les conditions environnementales dans lesquelles les travaux sont exécutés. Le document Réponses SST intitulé Évaluation des risques fournit de plus amples renseignements sur l'évaluation des risques.

Lorsqu'on effectue une évaluation des risques dans une situation où un VSHV doit être porté, il faut tenir compte des points suivants :

  • Le type et la nature des travaux exécutés – y compris les tâches de la personne qui porte le vêtement VSHV et celles des conducteurs.
  • La possibilité que des travailleurs soient exposés à la chaleur et/ou aux flammes (si c'est le cas, le port d'un VSHV résistant aux flammes s'impose).
  • Les conditions de travail, notamment les travaux à l'intérieur ou à l'extérieur, la température, le rythme de travail, l'intensité et le débit de la circulation, la visibilité.
  • L'environnement multiple du lieu de travail et l'arrière-plan (simple, complexe, milieu urbain, milieu rural, autoroute, équipement) au sein duquel les travailleurs doivent être vus.
  • La durée d'exposition des travailleurs aux divers dangers de la circulation, notamment la vitesse de circulation.
  • Les conditions d'éclairage et l'incidence des conditions météorologiques (ensoleillement, ciel entièrement couvert, brouillard, pluie ou neige) sur la lumière ambiante.
  • Les facteurs permettant de déterminer les délais et les distances de réaction nécessaires, y compris la taille des véhicules, leur vitesse potentielle, leur capacité de freiner rapidement et l'état de la chaussée.
  • Les mesures d'ingénierie et les mesures administratives déjà mises en œuvre (p. ex. l'installation de barrières).
  • Les éventuelles distractions qui pourraient empêcher les travailleurs de porter attention aux dangers.
  • Les lignes de visibilité des conducteurs de véhicules, plus particulièrement dans les environnements où les véhicules circulent en marche arrière.
  • Les tâches qui doivent être « visuellement » identifiables par les autres travailleurs sur le lieu de travail.

Une fois l'évaluation des risques achevée, l'employeur peut choisir les mesures de maîtrise des risques appropriées. La première ligne de défense pour assurer la sécurité des travailleurs consiste à maîtriser la conception du lieu de travail et à réduire l'exposition des travailleurs aux véhicules en mouvement (p. ex. à l'aide de barrières matérielles et d'autres mesures d'ingénierie et mesures administratives). L'utilisation d'un vêtement de sécurité à haute visibilité doit demeurer le dernier recours contre les accidents en offrant un avertissement additionnel aux conducteurs qui leur indique la présence de travailleurs à pied dans ce secteur.


Quelle différence existe-t-il entre un matériau fluorescent et un matériau rétroréfléchissant?

Un matériau fluorescent capte une partie du rayonnement ultraviolet invisible de la lumière du soleil et, au moyen de pigments spéciaux, la retourne à l'observateur sous forme de lumière visible. Ce type de matériau ne réagit toutefois qu'en présence d'une source de lumière naturelle. Un matériau fluorescent semblera plus brillant qu'un matériau de même couleur qui n'est pas fluorescent, en particulier dans des conditions de faible luminosité naturelle (p. ex. ciel couvert, brouillard, crépuscule, aube). Cette propriété accroît la visibilité le jour, ce qu'aucune autre couleur ne permet. Les matériaux fluorescents offrent une meilleure visibilité le jour, particulièrement au crépuscule et à l'aube. Ce sont les couleurs fluorescentes qui procurent le meilleur contraste avec la plupart des arrière-plans.

Un matériau rétroréfléchissant retourne la lumière directement à la source lumineuse. Cette propriété permet au conducteur de voir la lumière réfléchie par le matériau rétroréfléchissant fixé sur les vêtements (tant que la personne qui porte ces vêtements se tient dans le faisceau lumineux). Les matériaux rétroréfléchissants sont plus efficaces dans les conditions de faible luminosité. Ils peuvent réfléchir la lumière durant le jour, mais la différence entre la lumière réfléchie par le matériau des vêtements et celle réfléchie par le milieu ambiant est faible. Le manque de contraste rend les matériaux rétroréfléchissants inefficaces pour accroître la visibilité le jour (temps ensoleillé).

En revanche, les matériaux réfléchissants renvoient la lumière qui frappe leur surface. Le terme « réfléchissant » n'est pas utilisé dans la norme CSA. Cependant, un matériau réfléchissant est généralement défini comme un matériau ou un objet ayant la capacité de « faire rebondir » la lumière (ou le son). La plupart des surfaces réfléchissent naturellement la lumière.

Les matériaux rétroréfléchissants à rendement combiné fonctionnent de la même manière que les matériaux fluorescents. Cependant, les matériaux rétroréfléchissants ne sont pas tous fluorescents, et les matériaux fluorescents ne sont pas tous rétroréfléchissants.


Comment choisir un vêtement de sécurité à haute visibilité?

Taille/couverture

  • Les grands vêtements de couleur vive sont plus visibles que les petits. Un vêtement qui entoure tout le corps (360°) procure une meilleure visibilité dans toutes les directions.
  • Les rayures de couleur qui contrastent (dont la différence de couleur est très nette) avec le matériau de base offrent une bonne visibilité. Les rayures sur les bras et les jambes peuvent donner une meilleure indication du mouvement de la personne qui porte les vêtements.
  • Le but d'un matériau de base de couleur vive ou fluorescente est d'être hautement visible, et non pas rétroréfléchissant.
  • D'autres exigences comme la résistance aux flammes, le rendement thermique, la résistance à l'eau, la durabilité, le confort, la capacité d'arrachage, la perméabilité à l'air du tissu, et la souplesse nécessaire pour s'adapter aux exigences de travail peuvent être importantes.

Les employeurs doivent choisir la couleur et la combinaison de rayures/bandes qui procurent le plus de contraste et la meilleure indication visuelle du mouvement.

Ajustement

  • Par mesure de sécurité et pour un meilleur rendement, les vêtements doivent être ajustés à la personne en tenant compte du volume de vêtements qu'elle doit porter sous les VSHV (p. ex. les vêtements doivent être ajustés correctement sans parties lâches ou pendantes). Les vêtements doivent être bien ajustés au corps et demeurer en place durant le travail.
  • Les vêtements de sécurité doivent être confortables – les parties des vêtement qui viennent en contact direct avec le travailleur ne doivent ni être rugueuses ni comporter de bords tranchants ou de saillies qui pourraient causer une irritation excessive ou des lésions. Les vêtements de sécurité doivent également être légers.
  • Les vêtements doivent être choisis et portés d'une manière qui assure qu'aucun autre vêtement ou équipement ne masque les matériaux à haute visibilité (p. ex. gants à manchette, ceinture à outils et bottes hautes).

Luminosité

  • De jour, les couleurs vives sont plus visibles que les couleurs ternes (p. ex. de jour, les couleurs fluorescentes offrent une meilleure visibilité).
  • Dans les conditions de faible luminosité, les couleurs fluorescentes sont plus efficaces que les couleurs vives (p. ex. à l'aube, au crépuscule). Dans ces conditions, les matériaux réfléchissants sont également recommandés.
  • Obscurité/lieux de travail – Une rétroréflexion supérieure assure une meilleure visibilité dans des conditions de faible luminosité. Des matériaux rétroréfléchissants assurent une meilleure visibilité et doivent avoir préséance sur les couleurs vives. Les matériaux fluorescents sont inefficaces la nuit et sont moins visibles que les tissus blancs.

Conception

Pour respecter la norme CSA, le VSHV doit satisfaire aux critères suivants :

  • Les rayures/bandes de couleur doivent être disposées selon le motif distinct normalisé suivant :

a) Un « X » symétrique sur le dos allant des épaules à la taille.

b) Deux rayures verticales sur le devant allant des épaules à la taille.

c) Une rayure horizontale à la taille sur toute la largeur du dos et se prolongeant sur le devant au bas des rayures verticales. Cette rayure horizontale peut aussi se prolonger entre les rayures sur le devant (facultatif). Dans le cas des vêtements de sécurité de la classe 3, des rayures/bandes encerclant les bras et les jambes sont ajoutées.

  • Les rayures/bandes doivent être disposées de manière à assurer qu'elles soient visibles, du moins en partie, sous tous les angles (c.-à-d. une visibilité sur 360°) autour du corps.
  • Pour toutes les classes de vêtements, la largeur totale minimale des rayures/bandes ne doit pas être inférieure à 50 mm (1,96 po) d'un bout à l'autre. Les rayures/bandes horizontales placées près du bord inférieur d'un vêtement, d'une manche ou de la jambe d'un pantalon ne doivent pas se trouver à moins de 50 mm (1,96 po) du bord.
  • Les rayures/bandes peuvent être composées entièrement d'un matériau à rendement combiné ou d'un matériau rétroréfléchissant.

Couleur

Dans le cas des vêtements de sécurité des classes 2 et 3, la norme CSA Z96-09 (R2014), Vêtement de sécurité à haute visibilité, définit trois gammes de couleurs pour les matériaux de base et les rayures/bandes de couleurs contrastantes, destinées à améliorer la visibilité dans la plupart des environnements de travail. Les rayures/bandes doivent être rétroréfléchissantes ou à rendement combiné.

  • Le matériau de base doit être jaune-vert fluorescent, orangé-rouge fluorescent ou rouge fluorescent ou de couleurs vives jaune-vert, orangé-rouge ou rouge.
  • Le matériau rétroréfléchissant à rendement combiné (c.-à-d. les rayures/bandes) doit être jaune-vert fluorescent, orangé-rouge fluorescent ou rouge fluorescent, et il doit garantir un bon contraste (c.-à-d. une différence de couleur très nette) avec le matériau de base.

Couvre chefs (casques) à haute visibilité

  • Les couvre-chefs (casques ou coiffures) doivent comprendre des matériaux rétroréfléchissants et des matériaux de base fluorescents ou de couleur vive, qui doivent être intégrés ou fixés de manière à s'assurer que le porteur soit visible sur 360°.
  • Il faut s'assurer que les matériaux fixés à un casque de sécurité, par exemple, ne compromettent pas la résistance aux chocs de la coquille.

Entretien

  • Il faut garder le vêtement de sécurité à haute visibilité propre et en bon état. Les matériaux rétrofléchissants contaminés ou sales offrent une moins bonne visibilité.
  • Les vêtements usés, déchirés, souillés ou contaminés doivent être remplacés parce qu'ils n'offrent plus un niveau de visibilité acceptable.
  • Les acheteurs de VSHV doivent exiger la preuve que les matériaux utilisés et la conception du vêtement satisfont aux exigences de la norme CSA Z96-09 (R2014).

Quelles sont les différentes classes de vêtements de sécurité?

La norme CSA Z96-09 (R2014), Vêtement de sécurité à haute visibilité, établit les niveaux de rendement des matériaux réfléchissants (c.-à-d. la capacité d'un matériau à réfléchir la lumière en direction de sa source), les couleurs et la luminosité des matériaux de base, et la surface du corps couverte par les éléments à haute visibilité. Il existe également des exigences particulières en ce qui concerne les vêtements qui offrent une protection contre les étincelles électriques et les flammes. Il faut noter que les spécifications relatives aux classes de vêtements de sécurité s'apparentent à celles de la norme ANSI/ISEA 107, sauf que les classes de la norme CSA sont définies en fonction de la surface du corps à couvrir plutôt que de la superficie minimale à couvrir.

La norme CSA définit trois classes de vêtements de sécurité en fonction de la surface du corps couverte. Chaque classe couvre le torse (de la taille jusqu'au cou) et/ou les membres, selon les surfaces du corps minimales précisées pour chaque classe.

  • La classe 1 couvre la plus petite surface du corps qui soit reconnue et procure une bonne visibilité.
  • La classe 2 couvre une surface modérément grande du corps et procure une excellente visibilité.
  • La classe 3 couvre la plus grande surface du corps et procure la meilleure visibilité dans des conditions de faible luminosité et à une distance éloignée.

Les détails de chaque classe sont présentés ci-dessous. Pour obtenir plus de renseignements sur les spécifications, on consultera la norme. (Note : la norme ne fournit pas les spécifications relatives à l'application d'un vêtement de sécurité à haute visibilité à des types de tâches en particulier. Cependant, les lignes directrices donnent des exemples de tâches où les différentes classes peuvent être appropriées.)

Différentes classes de vêtements de sécurité à haute visibilité

Classe 1

Les vêtements de sécurité de la classe 1 comprennent un harnais de base ou des rayures/bandes sur les épaules ou autour de la taille. La partie centrale de la bande du torse (avant) entre les deux bandes verticales est facultative. Voir à la figure 1 les exemples de vêtements de sécurité de la classe 1.

Exemples de situations où on peut utiliser un vêtement de classe 1 :

  • Travailleurs qui effectuent des tâches exigeant toute leur attention à l'approche de la circulation routière.
  • Travaux exécutés avec des arrière-plans non complexes offrant une visibilité optimale.
  • Travailleurs à pied dans un secteur séparé de la circulation routière (p. ex. par des barrières).
  • Véhicules qui se déplacent lentement, p. ex. moins de 40 km/h (25 m/h).

Exemples de tâches :

  • Aider les opérateurs de véhicules à se stationner ou diriger les véhicules d'un service de location.
  • Récupérer les charriots dans le terrain de stationnement d'un centre commercial.
  • Effectuer des tâches dans un entrepôt.
  • Effectuer l'entretien d'emprises routières ou de trottoirs.
  • Effectuer des tâches liées à l'expédition ou la réception.
Figure 1 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 1 : Harnais ou vêtements à rayures/bandes de couleur/rétroréfléchissantes
Figure 1
Exemples de vêtements de sécurité de la classe 1
Harnais ou vêtements à rayures/bandes de couleur/rétroréfléchissantes

Classe 2

Les vêtements de sécurité de la classe 2, qui comprennent les salopettes, procurent une meilleure visibilité que ceux de la classe 1. Ils offrent une couverture complète du haut du torse (devant, dos, côtés et épaules). Les rayures/bandes sont composées de matériaux rétroréfléchissants ou à rendement combiné. Voir à la figure 2 les exemples de vêtements de sécurité de la classe 2.

Exemples de situations où on peut utiliser un vêtement de la classe 2 :

  • Véhicules ou équipement qui se déplacent entre 40 et 80 km/h (25 à 50 m/h).
  • Travailleurs qui exigent une plus grande visibilité dans de mauvaises conditions météorologiques ou sous une faible luminosité.
  • Travaux exécutés avec des arrière-plans complexes.
  • Travaux qui attirent, donc détournent, l'attention des conducteurs de véhicules.
  • Activités se déroulant très près de véhicules (dans ou près de la circulation routière)

Exemples de tâches :

  • Effectuer des travaux de construction : routes, services publics, foresterie ou chemins de fer.
  • Effectuer des sondages routiers.
  • Travailler comme brigadier scolaire.
  • Travailler dans un stationnement à circulation élevée et/ou dans un poste de péage.
  • Transporter des bagages dans un aéroport et effectuer les tâches du personnel de piste.
  • Intervenir en cas d'urgence et agir comme signaleur.
  • Faire appliquer la loi.
  • Effectuer des enquêtes sur les accidents.
  • Opérer une dépanneuse.
  • Effectuer le dépannage de véhicules le long des routes.
Figure 2 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 2 : VesteFigure 2 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 2 : Blouson Figure 2 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 2 : SalopetteFigure 2 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 2 : Manteau à capuchon
Figure 2
Exemples de vêtements de sécurité de la classe 2
Vestes, blousons, manteaux et salopettes

Classe 3

Les vêtements de sécurité de la classe 3 offrent la meilleure visibilité dans des conditions de faible luminosité et à une grande distance. Ces vêtements satisfont aux mêmes exigences que ceux de la classe 2 et comportent en plus des bandes autour des bras et des jambes. Ces bandes doivent être des rayures/bandes de matériau à rendement combiné ou d'une combinaison de matériau de base et de matériau réfléchissant. Le matériau de base peut couvrir une partie ou la totalité des vêtements. Voir à la figure 3 les exemples de vêtements de la classe 3.

Exemples de situations où on peut utiliser un vêtement de sécurité de la classe 3 :

  • Véhicules qui se déplacent à une vitesse de 80 km/h (50 m/h) et plus.
  • Circulation routière élevée et mouvement non supervisé de l'équipement.
  • Travailleurs à pied et opérateurs de véhicules contenant des charges multitâches qui détournent l'attention des conducteurs de véhicules approchant de ce secteur et augmentent ainsi les risques.
  • Arrière-plans complexes.
  • Tâches qui se déroulent dans ou près de la circulation routière.
  • Travailleurs dont tous les mouvements doivent être visibles à une distance d'au moins 390 mètres (1280 pieds).
  • Travaux effectués sur des surfaces glacées ou enneigées.
  • Travaux exécutés la nuit ou dans des conditions de visibilité réduite.

Exemples de tâches :

  • Construire des routes dans des conditions météorologiques difficiles ou exigeant des fermetures de routes, des changements de voies complexes, etc.
  • Effectuer des travaux touchant les services d'utilités publiques.
  • Effectuer des sondages routiers.
  • Travailler dans un stationnement à circulation élevée et/ou dans un poste de péage.
  • Transporter des bagages dans un aéroport et effectuer les tâches du personnel de piste.
  • Intervenir en cas d'urgence et agir comme signaleur.
  • Faire appliquer la loi.
  • Effectuer les tâches de signaleur la nuit et/ou dans des zones congestionnées.
Figure 3 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 3 : Blousons et pantalons
Figure 3 - Exemples de vêtements de sécurité de la classe 3 - Combinaisons
Figure 3
Exemples de vêtements de sécurité de la classe 3
Blousons et combinaisons

Illustrations tirées de la norme CAN/CSA Z96-09 (R2014), Vêtements de sécurité à haute visibilité (Tableau I et Annexe B), de la norme CAN/CSA Z96.1, Lignes directrices relatives à la sélection, à l'utilisation et à l'entretien des vêtements de sécurité à haute visibilité, et du document de l'American Traffic Safety Services Association (ATSSA), « Choosing the Best High Visibility Apparel in a Variety of Roadway Scenarios (2005) ».


Sur quoi doit porter la formation des travailleurs?

Comme c'est le cas pour tout équipement de protection individuelle, les travailleurs doivent recevoir une formation appropriée sur l'utilisation et l'entretien de l'équipement. Les renseignements minimaux ci après doivent être fournis aux travailleurs portant un vêtement de sécurité à haute visibilité :

a) Les conditions exigeant l'utilisation d'un équipement de sécurité à haute visibilité.
b) Les instructions relatives à l'ajustement du vêtement de sécurité, y compris la façon de l'enfiler et de l'enlever, le cas échéant.
c) L'importance d'utiliser le vêtement de sécurité de la façon prévue.
d) Les limites liées à son utilisation.
e) La façon d'entreposer et d'entretenir correctement le vêtement de sécurité.
f) La façon de vérifier le degré d'usure et la présence de déchirures;
g) la façon de nettoyer et de décontaminer correctement le vêtement de sécurité, et les instructions complètes pour le lavage et/ou le nettoyage à sec.

Dernière mise à jour du document le 25 mars 2015

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