Une saine alimentation et une vie active, alliées à une attitude positive, peuvent :
S'il est primordial qu'un employeur offre un milieu de travail sain et sécuritaire à ses employés, il importe également qu'il les encourage à opter pour de saines habitudes de vie. La mise en œuvre de programmes de santé nutritionnelle peut s'avérer un premier pas important dans cette voie. Ces programmes peuvent rassembler un grand nombre de personnes désireuses d'apprendre comment améliorer leur santé, au travail comme à la maison. Comme toujours, ces programmes devraient s'inscrire dans un programme global de santé au travail et ne devraient pas être établis au détriment des ressources et de l'attention accordées à la sécurité au travail.
Avant de se lancer :
Peu importe les efforts de planification et de sensibilisation investis, les programmes de santé nutritionnelle doivent être volontaires; tous ne vont pas nécessairement y adhérer ou s'y intéresser. Des sondages auprès des employés peuvent aider à décider quels types et quelles catégories de programmes offrir.
Au moment de planifier un programme de santé nutritionnelle, on doit s'assurer de connaître les intérêts du groupe ciblé, en l'occurrence :
Les entreprises qui envisagent de mettre sur pied un programme de santé nutritionnelle devraient mettre l'accent sur les principaux messages véhiculés par le Guide alimentaire canadien et s'assurer que leurs employés puissent faire des choix santé, peu importe l'endroit où ils se procurent leurs aliments (distributeurs automatiques, cantines, cafétérias).
Voici ce que recommande le Guide alimentaire canadien :
Manger les types et les quantités recommandés d'aliments chaque jour.
Lors du choix de vos aliments (légumes, fruits, produits de grains entiers, produits laitiers, viandes/substituts de viande, ou boissons), opter pour ceux qui ont été préparés sans ajout ou avec une quantité réduite de matières grasses, de sucre ou de sel.
Lorsqu'on offre de l'information nutritionnelle en milieu de travail, il faut s'assurer de présenter un large éventail d'options. Entre autres, les programmes pourraient aborder les thèmes suivants :
On peut également intégrer à un programme de santé nutritionnelle certaines activités bien précises, comme :
Oui. Il faut toujours garder à l'esprit que l'environnement de travail a une influence sur la santé des employés. Par exemple, si l'on met sur pied un programme de santé nutritionnelle au travail, il ne faut pas oublier d'examiner l'endroit où les employés prennent leurs repas. La plupart des lois sur la santé et la sécurité au travail imposent que les aires de repas soient propres et sécuritaires. Par ailleurs, il importe de jeter un coup d'oeil sur le contenu des distributeurs automatiques et les menus des cafétérias d'entreprise. Si l'on ne se fait pas une idée d'ensemble et qu'on ne voit pas en quoi l'environnement de travail peut influer sur les habitudes alimentaires des employés, bien souvent, le programme ne donnera pas les résultats escomptés.
On doit s'assurer que l'entreprise appuie les programmes de santé nutritionnelle en allouant du temps aux employés pour qu'ils participent à des séances d'information, en offrant des aliments appropriés à la cafétéria et dans les distributeurs automatiques ou en mettant à disposition des réfrigérateurs et des micro-ondes qui permettront de conserver et de préparer des repas de façon convenable.
Voici quelques suggestions de goûters santé :
| À ranger dans votre bureau ou votre casier | À ranger dans le frigo au boulot | Pour la route... |
|---|---|---|
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(Adapté de l'article Planifiez soigneusement. Les diététistes du Canada.)
| Situation | Modérez votre consommation | Favorisez plutôt |
|---|---|---|
| Réunion |
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| Distributeurs automatiques/cantines mobiles |
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| Horaire très chargé/longues heures de travail |
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| Sur la route/déjeuner de travail |
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(Source : Les diététistes du Canada )
Dans la plupart des cas, non. De nos jours, peu d'emplois obligent l'employé à ingérer un surplus de calories pour combler les dépenses énergétiques liées au travail. Cependant, certains emplois physiquement très exigeants, comme ceux qui consistent à soulever et transporter de lourdes charges une grande partie de la journée (p. ex. pelletage, abattage d'arbres, travail agricole, etc.), peuvent faire exception. Si vous avez des questions au sujet de vos besoins nutritionnels, consultez une diététiste ou votre médecin de famille.
Lorsqu'une personne travaille à un rythme effréné ou dans un environnement très chaud, elle élimine de l'eau et des sels minéraux par sudation. Par conséquent, elle devrait combler ces pertes par un apport supplémentaire en eau et en sels minéraux. L'apport en liquides doit être proportionnel à la perte liquidienne; autrement dit, tout ce qui est éliminé doit être réabsorbé. En moyenne, l'organisme peut, dans de telles conditions, avoir besoin d'environ un litre d'eau à l'heure pour combler les pertes liquidiennes. De l'eau froide (10 à 15 °C) à profusion devrait donc être disponible sur le lieu de travail et il faudrait encourager les travailleurs à boire de l'eau toutes les 15 à 20 minutes, même s'ils n'ont pas soif.
Les boissons pour sportifs, les jus de fruits, etc. Sont des boissons spécialement préparées pour remplacer les liquides organiques et les électrolytes. Elles peuvent être consommées par la plupart des gens, mais avec modération. Ces boissons peuvent procurer un bienfait aux travailleurs qui ont un emploi très exigeant physiquement. Cependant, il ne faut pas oublier que ces boissons peuvent ajouter à l'alimentation du sucre ou du sel inutile. Lorsqu'ils sont dilués de moitié avec de l'eau, les jus de fruits, les boissons pour sportifs ou les boissons contenant des électrolytes constituent une option valable. On ne doit jamais consommer des boissons contenant de l'alcool ou de la caféine parce qu'elles déshydratent le corps. Pour la plupart des gens, l'eau est encore le liquide le plus efficace pour se réhydrater.
Un travailleur qui a l'habitude de soulever de lourdes charges ou de travailler dans un environnement chaud transpire plus « efficacement », c'est-à-dire davantage et plus tôt, mais, ce faisant, il perd moins de sels minéraux qu'un travailleur n'ayant pas l'habitude de ce genre de travail. Pour cette raison, l'apport en sel d'un régime alimentaire normal suffit généralement à maintenir l'équilibre électrolytique et à assurer le bon fonctionnement de l'organisme. En revanche, les travailleurs qui ne sont pas accoutumés au travail manuel ou à des températures élevées et qui, par conséquent, élimineront plus de sels minéraux par sudation, souhaiteront peut-être ajouter du sel aux aliments. Les comprimés de chlorure de sodium ne sont toutefois pas recommandés, car l'organisme n'absorbe pas le sel aussi rapidement que l'eau ou d'autres liquides. Une quantité excessive de sel peut entraîner une hausse de la température corporelle et peut également provoquer une sensation de soif ou de malaise. Les travailleurs qui suivent une diète à faible teneur en sel devraient s'informer auprès de leur médecin de la quantité de sel dont ils ont besoin pour accomplir leur travail.
Certaines boissons peuvent stimuler l'excrétion urinaire et entraîner des pertes liquidiennes supérieures aux apports liquidiens: essentiellement, cela signifie que l'organisme élimine plus de liquides qu'il n'en absorbe. Alors, si l'on veut rester en bonne santé, à l'aise et hydraté, dans des environnements où la température est très élevée, on doit éviter ou limiter la consommation de boissons contenant de la caféine, telles que le café et certaines boissons gazeuses.
Le présent document Réponses SST aborde certains aspects élémentaires d'un programme de santé nutritionnelle. Pour de plus amples renseignements, communiquer avec l'un des organismes suivants :
(Adaptation du guide Santé et mieux-être en milieu de travail. CCHST)
Dernière mise à jour du document le 3 septembre 2008
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