Le Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques, connu sous l'acronyme SGH, est un système qui définit et classe les dangers et communique des renseignements en matière de santé et de sécurité sur des étiquettes et des fiches signalétiques (appelées Fiches de données de sécurité ou FDS dans le SGH). Il a pour objet d'adopter des critères uniformes pour la classification des dangers et d'uniformiser le contenu et le format des étiquettes et des fiches de données de sécurité utilisées partout dans le monde. Une équipe d'experts en communication des dangers provenant de divers pays a élaboré le SGH.
À l'heure actuelle, de nombreux pays possèdent des systèmes de classification et d'étiquetage des produits chimiques qui sont différents les uns des autres. En fait, on retrouve souvent plusieurs systèmes en usage à l'intérieur d'un même pays. Cette situation coûte cher aux gouvernements qui doivent réglementer et appliquer différents systèmes. De plus, elle est coûteuse pour les entreprises qui doivent se conformer à un grand nombre de systèmes différents. Les travailleurs, qui doivent comprendre les dangers d'un produit chimique pour effecteur leurs tâches de façon sécuritaire, ont aussi du mal à s'y retrouver.
Le SGH promet d'apporter plusieurs avantages distincts, par exemple :
Le SGH a été conçu pour être applicable non seulement aux milieux de travail mais à d'autres secteurs également. Ainsi, il s'appliquera également au transport de substances chimiques et de produits chimiques destinés aux consommateurs. Le public cible du SGH comprend les travailleurs, les travailleurs du secteur des transports, les intervenants en cas d'urgence et les consommateurs.
1. La classification des dangers posés par les produits chimiques selon les règles du SGH :
LE SGH donne des directives sur la classification des produits chimiques purs et des mélanges selon ses critères ou règles.
2. La communication des dangers et de renseignements de mise en garde au moyen d'étiquettes et de fiches de données de sécurité :
Étiquettes – Le SGH stipule que certains renseignements doivent apparaître sur l'étiquette. Par exemple, la dénomination chimique doit être indiquée. Des mentions de dangers, des mentions d'avertissement et des symboles uniformisés doivent apparaître sur l'étiquette selon la classification du produit chimique ou du mélange. On peut aussi y trouver des suggestions de mises en garde.
Fiches de données de sécurité (FDS) – Les FDS du SGH contiennent 16 sections dans un ordre prédéterminé et des exigences en matière d'information sont établies.
À l'intérieur du système de classification du SGH, on retrouve trois grands groupes de danger :
Chacun de ces groupes est réparties en « classes » et en « catégories » selon le concept d'« approche modulaire ». Chaque pays peut déterminer les modules du SGH qu'il utilisera dans ses divers secteurs (lieu de travail, transports et consommateurs). Une fois que les modules ont été choisis, les exigences réglementaires du SGH en matière de classification et d'étiquettes doivent être utilisées.
Des critères pour la classification des substances chimiques ont été élaborés pour les classes de dangers pour la santé suivantes :
Des critères pour la classification des substances chimiques ont été élaborés pour les classes de dangers physiques suivantes :
Des critères pour la classification des substances chimiques ont été élaborés pour les classes de dangers pour l'environnement suivantes :
Il y a également des critères précis de classification pour les mélanges de produits chimiques pour chaque classe de Dangers pour l'environnement.
Vous pouvez obtenir des renseignements sur la classification du SGH, les étiquettes et les FDS, ainsi que les critères à jour dans la 4e édition révisée du Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques (SGH) publiée par le United Nations Commission for Europe (UNCE).
Le SGH est un système dynamique. Le Comité international du SGH se réunit deux fois par an pour élaborer de nouvelles classes possibles de dangers, pour résoudre des problèmes précis et pour mettre à jour la dernière version du SGH. Vous obtiendrez de plus amples renseignements en cliquant sur le lien mentionné ci dessus.
Les pays et leurs divers secteurs d'activité (consommation, environnement, milieu de travail, transport) choisiront de mettre en œuvre le SGH à diverses dates, selon les circonstances observées sur place.
Les organismes chargés de la réglementation du SIMDUT multiplient les séances de consultation sur les modifications à apporter au SIMDUT, mais aucune date précise n'est encore arrêtée pour la mise en œuvre complète du SGH. Les modifications proposées devraient être intégrées à la législation en 2011. Les prochaines étapes sont les suivantes :
Mentionnons que le processus législatif s'échelonne habituellement sur une période de deux ans.
La date de mise en œuvre sera établie une fois que la Partie II de la Gazette du Canada aura été publiée. La publication sera suivie d'une période de transition (les États-Unis ont suggéré une période de 2 ans).
L'Union européenne (UE) a adopté le SGH dans le cadre de son règlement sur la Classification, l'étiquetage et l'emballage (en vigueur depuis le 20 janvier 2009). Cette nouvelle réglementation doit être appliquée pour les nouveaux produits, notamment :
Une période de transition de deux ans est prévue pour les produits existants étiquetés et emballés conformément aux directives de l'UE (67/548/EEC et 1999/45/EC, toutes deux modifiées).
Les modifications proposées au règlement relatif à la norme sur la communication des renseignements sur les risques de l'OSHA ont été publiées le 30 septembre 2009. L'OSHA des États-Unis recueille les commentaires des parties intéressées et pourrait publier une autre proposition de règlement avant de mettre la dernière main au « règlement final » et de le publier. On propose une période de transition de deux ans pour ce qui est de la formation et une période de transition de trois ans pour la mise en œuvre complète.
L'état de la mise en œuvre du SGH dans d'autres pays, selon leurs secteurs d'activité respectifs, est présenté dans l'article intitulé « GHS Implementation » (disponible en anglais seulement) de l'UNECE.
Cela est fort possible. On s'attend à ce que d'autres organismes de réglementation adoptent le SGH, dont Transports Canada pour le transport des matières dangereuses et Santé Canada pour les produits chimiques de consommation et les produits antiparasitaires. Des discussions sont en cours, mais les consultations ne sont pas encore terminées.
Pour lire le plus récent rapport (juin 2006) sur les activités canadiennes concernant la mise en œuvre, consultez le document intitulé Mise en œuvre du SGH – Activités au Canada de Santé Canada.
Pour de plus amples renseignements, consultez le document intitulé Le Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques (SGH) de Santé Canada.
En règle générale, les rôles et responsabilités actuels des fournisseurs, des employeurs et des travailleurs ne changeront probablement dans le cadre du SIMDUT après la mise en œuvre du SGH.
Les fournisseurs, les importateurs et les producteurs devront continuer à :
Les employeurs devront continuer à :
Les travailleurs devront encore :
La façon même de classer les produits chimiques changera. Il est probable (mais cela n'est pas encore confirmé) que la réglementation concernant le SIMDUT :
Les exigences en matière d'étiquetage vont également changer et incluront probablement quelques nouvelles exigences. Les étiquettes utiliseront de nouveaux pictogrammes et de nouveaux mots indicateurs – Avertissement ou Danger.

En vertu du SGH, lorsqu'un produit chimique est classé, des mots indicateurs, des mentions de danger et des symboles/pictogrammes sont requis (prescrits) pour chaque classe et chaque catégorie de danger. Ces éléments doivent figurer sur l'étiquette.
Tous les éléments requis concernant les étiquettes ne sont pas encore définis. Il n'est pas encore clair, par exemple, si les noms des matières dangereuses seront inclus sur l'étiquette ou si la bordure hachurée du SIMDUT sera encore exigée.
Les FDS contiendront 16 sections. Il y aura pour chaque section des exigences normalisées en matière d'information. Le format en neuf sections du SIMDUT pour les fiches signalétiques ne sera plus accepté. Un autre changement important à souligner provient du fait que l'on exigera probablement que la classification du produit et certains des renseignements figurant sur l'étiquette apparaissent sur la FDS. Il est fort probable que l'on doive se conformer aux exigences de mises à jour (tous les trois ans) des FDS.
En vertu du SIMDUT après la mise en œuvre du SGH, les fournisseurs continueront à classer leurs produits et à créer des étiquettes ainsi que des FDS (anciennement les FS), mais ils devront respecter les exigences du « SIMDUT après le SGH ».
Pour se préparer à classifier un produit, les fournisseurs pourraient :
Lorsque les changements à la réglementation du SIMDUT auront été publiés, les fournisseurs devront confirmer les classifications de leurs produits.
Les fournisseurs doivent utiliser une méthode se fondant sur le « poids de la preuve » pour la classification de leurs produits. La validité des rapports de recherche et des autres renseignements doit être évaluée dans son ensemble. Dans certains cas, une seule étude menée avec soin pourra être suffisante.
S'ils ne l'utilisent pas déjà, les fournisseurs pourraient aussi adopter le format des FDS en 16 sections.
Après la mise en œuvre du SGH, les FDS et les étiquettes de produits provenant du Canada et d'ailleurs auront des éléments communs. Cette normalisation devrait simplifier l'éducation et la formation après la période initiale de transition. Toutefois, les employés auront besoin de formation sur les deux systèmes jusqu'à ce que la transition soit terminée.
Pendant la période de transition, les employeurs devront composer avec un plus grand nombre de fiches signalétiques qu'auparavant – en plus des fiches signalétiques conformes au SIMDUT des produits en stock, il leur faudra peut-être fournir de nouvelles FDS conformes aux exigences du SIMDUT après le SGH pour les nouvelles cargaisons de mêmes produits. Il leur sera essentiel de garder à jour des inventaires de tous leurs produits contrôlés et de la date de révision de leurs FS et de leurs FDS.
Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHS) en collaboration avec le Bureau national du SIMDUT de Santé Canada ont élaboré et offert en ligne deux cours de formation gratuits pour aider les entreprises à se préparer au « SIMDUT après le SGH ».
Ces cours gratuits offrent une introduction aux modifications qui devraient être apportées au SIMDUT après le SGH. Les participants apprendront comment ces changements toucheront les travailleurs, les employeurs et les fournisseurs de produits chimiques.
Le SIMDUT après le SGH : Introduction (30 minutes)
Le SIMDUT après le SGH : Comment les fournisseurs peuvent s'y préparer (60 minutes)
Les deux cours sont offerts en français et en anglais, et ils sont gratuits, mais l'inscription est obligatoire pour que les participants puissent être informés des changements apportés au cours.
Santé Canada offre aussi l'abonnement à un bulletin électronique diffusant les nouvelles et les renseignements les plus récents sur le SIMDUT.
Dernière mise à jour du document le 1 juin 2011
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