La conciliation travail-vie comporte habituellement deux volets : le premier concerne le manque de temps et les conflits d'horaire, et le deuxième, le sentiment d'être surpassé, surchargé et stressé en raison des multiples rôles à jouer.
Selon des recherches effectuées pour Santé Canada, il existe quatre grandes catégories associées à la conciliation travail-vie :
La surcharge de rôles : Cette forme de conflit entre le travail et la vie personnelle survient quand les exigences totales en matière de temps et d'énergie associées aux activités à entreprendre sont trop importantes pour qu'une personne remplisse ses obligations adéquatement ou sans inquiétude.
L'interférence du travail dans la famille : Ce type d'interférence survient quand les exigences et les responsabilités professionnelles rendent difficile l'exécution des responsabilités familiales (p. ex. de longues heures de travail rémunéré qui empêchent d'assister à une activité sportive d'un enfant, des préoccupations liées au travail qui ne permettent pas de participer pleinement à la vie familiale, les retombées du stress au travail sur le foyer, qui augmentent les conflits avec les membres de la famille).
L'interférence de la famille dans le travail : Ce type d'interférence entre les rôles se produit quand les exigences et les responsabilités familiales rendent difficile l'exercice des responsabilités professionnelles (p. ex. absence en raison de la maladie d'un enfant ou conflits familiaux nuisant à la concentration au travail).
La pression sur le fournisseur de soins : Concept à plusieurs dimensions qui est défini du point de vue des « fardeaux » pesant sur le quotidien du fournisseur de soins et découlant de la nécessité de donner des soins à une personne.
Source : Réduire le conflit entre le travail et la vie personnelle : Quoi faire? Quoi éviter?. Santé Canada, (2008)
En bref, ces initiatives de conciliation englobent tout avantage, toute politique ou tout programme contribuant à trouver un meilleur équilibre entre les exigences du travail et le mieux-être (ou la pleine jouissance de la vie) en dehors du travail.
Les initiatives de conciliation travail-vie peuvent prendre plusieurs formes, par exemple :
L'équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle est primordial. Des études ont montré que les programmes de conciliation travail-vie offrent de nombreux avantages; par exemple, ces programmes peuvent :
Les initiatives de conciliation travail-vie peuvent faire partie d'un programme global de santé et de sécurité ou d'un programme de promotion de la santé en milieu de travail. Les initiatives peuvent s'inscrire dans une politique existante de santé et de sécurité ou elles peuvent prendre la forme de lignes directrices particulières auxquelles il est fait référence dans la politique globale de l'entreprise en matière de ressources humaines ou dans la convention collective, selon le cas.
Afin de répondre à la fois aux besoins des employés et aux impératifs de l'entreprise, la haute direction doit prendre des engagements significatifs. Les politiques de conciliation travail-vie doivent être adaptées aux besoins particuliers et à la culture de l'entreprise. On obtiendra de meilleurs résultats en consultant fréquemment les employés. Tout comme pour les autres programmes de santé et de sécurité, le succès et la viabilité de telles initiatives reposeront sur la responsabilité de l'employeur et des employés vis-à-vis de l'efficacité du programme adopté. De plus, le programme devrait prévoir un système d'évaluation et de rétroaction.
Il est très important de se rappeler que pour beaucoup de travailleurs, garder l'équilibre entre les exigences du travail et celles de la vie familiale ne constitue qu'un des nombreux défis qui se posent constamment. La plupart des personnes reconnaissent l'existence de ces problèmes, mais certaines ne savent pas comment les régler. Par exemple, un programme de conciliation pourrait bien faire partie d'un programme global de santé et de sécurité. Cependant, il ne faudrait pas que cet aspect draine toutes les ressources ni ait priorité sur les autres problèmes de santé et de sécurité ou sur les autres risques susceptibles d'être présents en milieu de travail.
On commence par nommer une personne responsable ou un comité conjoint de conciliation travail-vie. Voici la marche à suivre recommandée pour définir les besoins du programme et pour le mettre en pratique :
1. Évaluer la situation courante du lieu de travail ainsi que les objectifs souhaités du programme.
2. Obtenir de l'appui à tous les niveaux. Sensibiliser tous les membres de l'entreprise aux avantages de ces programmes et aux défis qu'ils présentent. Définir clairement l'intention et les objectifs du programme. Fournir toute la formation et/ou l'instruction nécessaires pour aider à régler les problèmes.
Parmi les problèmes ou les défis que posent un tel programme, on compte entre autres les idées fausses suivantes :
3. Il faut être clair sur la façon dont les heures de travail, la productivité et les délais seront contrôlés. Discuter des craintes et des appréhensions exprimées par la gestion et par les employés. Prendre soin de définir clairement la nouvelle répartition des tâches et de fixer des objectifs réalistes.
4. Établir une politique ou une ligne directrice.
5. Définir d'abord une période d'essai ou un groupe-pilote.
6. Contrôler les résultats; tenir un autre sondage et faire tous les ajustements nécessaires.
Veuillez vous reférer au document Réponses SST traitant du santé et du mieux-être en milieu de travail pour apprendre comment élaborer un programme de santé et mieux-être au travail.
(Adapté du Guide de santé et mieux-être en milieu de travail, CCHST.)
Dernière mise à jour du document le 1 septembre 2008
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