Le rapport sur la santé et la sécuritéVol 21, No. 10

Sujet d'actualité

La santé et la sécurité à l’ère de l’IAprint this article

Intelligence artificielle : ces deux mots sont sur toutes les lèvres dans les milieux de travail au Canada, que ce soit dans les salles de conférence, dans les usines ou autour de la machine à café.

L’intelligence artificielle (IA) fait partie de la quatrième révolution industrielle. Cependant, à la différence des révolutions du passé qui ont transformé nos économies par l’utilisation du charbon, du gaz et de l’électricité, cette transformation passe par la technologie et change la façon dont les humains vivent, interagissent et travaillent.

Quelles sont les conséquences pour l’avenir du travail et pour la santé et la sécurité des travailleurs?

Avant de répondre à cette question, il est important de rappeler que l’IA n’est pas simplement une tendance, mais plutôt un outil. Et comme pour tout autre outil, les utilisateurs doivent suivre une formation pour savoir comment l’utiliser correctement et en toute sécurité, et comprendre les risques et les dangers connexes.

IA : hier, aujourd’hui et demain

Depuis les années 1950, l’IA est devenue une spécialité de l’informatique qui vise à reproduire l’intelligence et les capacités de résolution de problèmes de l’humain grâce à la collecte et au traitement de données. À cet égard, l’objectif de l’IA est d’apprendre du passé et d’améliorer l’avenir.

Aujourd’hui, de nombreux milieux de travail utilisent l’IA à cette fin. Par exemple, des caméras alimentées par l’IA aident à détecter les irrégularités lors de la surveillance des flux vidéo, et la réalité virtuelle alimentée par l’IA permet aux employés de se familiariser avec les dangers qu’ils peuvent rencontrer au travail et de s’exercer à y réagir dans un environnement simulé, sans risque de blessure réelle. L’IA générative peut également être utilisée pour rédiger et réviser des documents (comme ChatGPT) ainsi que pour effectuer des tâches de codage comme le débogage.

Dans ces scénarios, l’IA peut appuyer l’environnement de travail par la réalisation de gains d’efficience et l’exécution de tâches banales ou difficiles.

Comprendre les risques de l’IA

L’IA peut être utile, mais elle n’est pas sans risque, que ce soit du point de vue de l’éthique, du droit ou de la sécurité.

Prenons l’exemple de Louis, le propriétaire d’une petite entreprise d’aménagement paysager. Louis a embauché de nouveaux travailleurs pour la saison, mais, au lieu de préparer une formation en santé et sécurité adaptée à son entreprise, il utilise ChatGPT pour rédiger les directives que doivent lire ses travailleurs. Or, Louis n’est pas conscient des limites de l’IA, notamment du fait qu’elle n’est pas dotée d’instinct humain et qu’elle n’est pas toujours une source fiable d’information.

Louis expose donc ses travailleurs à d’éventuels risques. Les travailleurs ont-ils reçu une formation adéquate sur tous les outils qu’ils utiliseront? Qu’arrive-t-il si ChatGPT fournit de l’information désuète? Que doivent faire les travailleurs s’ils ont des questions ou ne comprennent pas leur rôle? Pour prévenir ou réduire de tels risques, Louis pourrait utiliser un outil comme ChatGPT pour créer une première ébauche de sa formation en santé et sécurité, puis il pourrait examiner et réviser cette ébauche pour l’adapter aux dangers présents dans son milieu de travail et aux exigences de son administration.

Il s’agit d’un exemple parmi tant d’autres des raisons pour lesquelles on ne peut pas se fier uniquement à l’IA ni l’utiliser en remplacement d’un humain dans l’exercice de fonctions professionnelles, en particulier lorsque des interventions et des interactions humaines sont nécessaires, comme dans le cas de la formation. Voici d’autres risques que les technologies alimentées par l’IA peuvent poser si elles ne sont pas utilisées correctement :

  • Nouveaux risques ergonomiques : L’automatisation des procédés pourrait entraîner un nouveau rythme de travail ou rendre le travail plus répétitif et moins diversifié, augmentant ainsi le risque de lésions attribuables au travail répétitif (LATR) .
  • Nouveaux risques physiques : Les nouvelles technologies d’assistance alimentées par l’IA pourraient inciter les travailleurs à lever des charges plus lourdes, augmentant ainsi le risque de blessures musculosquelettiques. Les machines qui fonctionnent en contact étroit avec les travailleurs, comme les véhicules autonomes, pourraient également présenter un danger en cas de défaillance ou de panne.
  • Nouveaux risques psychosociaux : L’IA et les technologies de capteurs portables qui surveillent et gèrent les travailleurs pourraient accroître la microgestion, la pression en matière de rendement, la compétitivité et l’isolement social, et diminuer la confidentialité et la confiance. Les travailleurs pourraient également craindre d’être remplacés s’ils n’arrivent pas à suivre le rythme. L’automatisation pourrait également rendre les tâches moins diversifiées ou moins satisfaisantes. Ces expériences pourraient accroître l’anxiété, le désengagement, le stress ou l’insécurité d’emploi.

Aller de l’avant avec l’IA

Même si elle comporte des risques, l’IA peut aider les travailleurs à faire leur travail de manière plus efficace et efficiente lorsqu’elle est bien gérée. Si vous mettez en œuvre l’IA dans votre milieu de travail, prenez en considération les lignes directrices suivantes :

  • Effectuez une évaluation des risques et des dangers : Assurez-vous que les nouveaux appareils, procédés ou machines n’occasionnent pas de nouveaux dangers sur le lieu de travail ou pour les travailleurs qui les utilisent. Posez-vous des questions du type : « Lors de la mise en place de cette nouvelle technologie, que peut-il arriver et dans quelles circonstances? » et « Quelles sont les conséquences négatives possibles et quelle est la probabilité qu’elles se produisent? ».
  • Renseignez-vous : Apprenez-en plus sur les forces, les limites et l’utilisation responsable des outils, et sur la façon de déceler les faiblesses possibles dans le contenu qu’ils produisent.
  • Faites participer les travailleurs : La participation des travailleurs à l’évaluation des risques et des dangers peut stimuler une curiosité positive et favoriser la confiance et l’acceptation. Par exemple, le fait d’organiser une séance ouverte où les travailleurs peuvent en apprendre davantage sur la nouvelle technologie, formuler des commentaires et poser des questions peut favoriser la curiosité, et non la crainte.
  • Établissez des politiques et communiquez-les : Intégrez aux politiques les types de contenu pouvant être produits par l’IA et les moyens de protéger les données sensibles. Définissez les processus de surveillance et d’examen par les parties concernées, et veillez à ce que toutes les pratiques mènent à un comportement fiable et éthique.
  • Formez les travailleurs : L’IA est un outil, ce qui signifie que les travailleurs doivent suivre une formation sur la manière de l’utiliser en toute sécurité. Comme l’IA évolue rapidement, la formation doit être continue afin de permettre aux travailleurs de rester informés des capacités de l’IA et de la façon de travailler en toute sécurité avec celle-ci.

Les innovations, comme l’IA, peuvent présenter de nombreux avantages et, comme tous les outils, elles peuvent également présenter des risques. Toutefois, grâce à la formation continue, à des communications ouvertes, à la responsabilisation et à l’obligation qu’ont les employeurs de veiller à ce que les milieux de travail demeurent inclusifs et sûrs, l’IA pourrait contribuer – et non nuire – au travail des personnes qui l’utilisent. 

Ressources

Conseils et outils

Approche multidimensionnelle pour réduire le risque de maladies respiratoires infectieuses print this article

La saison des maladies respiratoires infectieuses est officiellement commencée! Parmi ces maladies, on trouve la COVID-19, l’influenza (grippe) et le virus respiratoire syncytial (VRS). Comme aucune précaution à elle seule n’est efficace à 100 %, le meilleur moyen d’offrir une protection optimale, c’est de combiner les mesures de santé publique aux mesures de contrôle en santé et sécurité au travail. Voici 10 façons de multiplier les dimensions de protection et de réduire ainsi les risques sur le lieu de travail :

  1. Fournir de l’information et des ressources sur la vaccination. Utilisez des sources fiables pour informer les travailleurs de la façon dont les vaccins et les doses de rappel contribuent à les protéger et à protéger les autres contre les maladies respiratoires infectieuses. Incluez dans cette information les emplacements des cliniques de vaccination des environs.
  2. Demander aux travailleurs de rester chez eux s’ils sont malades. Faites circuler les politiques en matière de congés de maladie et les consignes pour ceux et celles qui ont des symptômes (fièvre, toux, mal de gorge, éternuements, etc.).
  3. Ventiler le lieu de travail. Les personnes malades peuvent transmettre une maladie respiratoire infectieuse en toussant, en éternuant, en parlant, en chantant, en criant et en respirant. En effet, toutes ces actions peuvent produire des particules respiratoires. Une meilleure ventilation des lieux, notamment en ouvrant portes et fenêtres et en utilisant des filtres à air ainsi que des ventilateurs, aide à minimiser la propagation des particules.
  4. Réduire les contacts. Prévoyez des options de paiement sans contact pour les clients, comme les technologies de paiement sans contact. Installez des détecteurs de mouvement pour actionner les mécanismes utilisés par plusieurs personnes, comme les interrupteurs d’éclairage, les portes et les robinets.
  5. Maintenir un environnement de travail salubre. Les maladies respiratoires infectieuses se propagent également lorsqu’on touche des surfaces ou des objets contaminés, puis notre bouche, notre nez ou nos yeux. Nettoyez et désinfectez régulièrement les espaces partagés et les surfaces fréquemment touchées, notamment les salles de pause, les salles de bain, les poignées de porte, les rampes et les boutons d’ascenseur.
  6. Promouvoir un milieu de travail favorable au port du masque. Des masques bien conçus, bien ajustés et bien portés peuvent réduire la quantité de particules respiratoires que les gens inspirent et expirent. Vous pouvez porter un masque de façon saisonnière (en automne et en hiver) lorsque vous avez des symptômes respiratoires et que vous devez côtoyer des gens. Il convient également de porter un masque dans les endroits exigus, dans les lieux bondés et dans les lieux mal ventilés, ou encore en présence de facteurs de risque personnels ou si vous recevez des visiteurs pour une longue période.
  7. Favoriser une bonne hygiène des mains. Affichez des rappels dans les salles de bain et les cuisines au sujet de l’importance de se laver fréquemment les mains avec de l’eau et du savon pendant au moins 20 secondes ou d’utiliser un désinfectant pour les mains contenant au moins 60 % d’alcool.
  8. Favoriser le respect d’une bonne étiquette respiratoire. Accrochez des affiches rappelant de tousser et d’éternuer dans un mouchoir ou dans le creux du coude. Rappelez aux travailleurs de jeter les mouchoirs souillés dans une poubelle fermée et de se laver les mains immédiatement après avoir toussé ou éternué.
  9. Consulter des sources fiables pour obtenir des conseils. Consultez vos autorités de santé publique locales, le gouvernement et votre organisme de réglementation en matière de santé et de sécurité pour obtenir les renseignements les plus à jour sur la réduction de l’exposition aux maladies respiratoires infectieuses en milieu de travail.
  10. Former et sensibiliser les équipes. Pour que les mesures de contrôle soient efficaces, il est important que les superviseurs, les membres des comités de santé et de sécurité au travail ainsi que les travailleurs nouvellement arrivés et les travailleurs déjà en poste reçoivent une formation sur la façon de détecter les dangers en milieu de travail. Utilisez les ressources ci-dessous pour expliquer comment une approche multidimensionnelle contribue à protéger tout un chacun contre les maladies respiratoires infectieuses.

Ressources :

 

 

Législation

Demeurer au fait des changements législatifsprint this article

Les lois sur la santé et la sécurité au travail évoluent constamment. Les faits saillants du mois portent sur les modifications apportées à la Safety Standards Act de la Colombie-Britannique et à la Loi sur les normes du travail du Québec.

Canada :

Code canadien du travail (partie III) : Les articles 282 et 283 du texte L.C. 2023, ch. 26, apportent de nombreuses révisions à l’article 206.5, « Congé en cas de décès ou de disparition », et abrogent et remplacent l’alinéa 209.4h).

Colombie-Britannique :

Safety Standards Act : Le texte S.B.C. 2022, c. 42, modifie la Safety Standards Act en remplaçant le nom de la Oil and Gas Activities Act par Energy Resource Activities Act. Cette modification tient compte des changements apportés au BC Energy Regulator (BCER) (anciennement la BC Oil and Gas Commission). L’organisme de réglementation s’est vu confier un rôle élargi qui consiste à réglementer le cycle de vie des industries du pétrole, du gaz et de l’hydrogène dans la province. 

Workers Compensation Act : Une partie du texte S.B.C. 2022, c. 3, est entrée en vigueur et ajoute la section 8.1 (« Division 8.1 – Licensing in Relation to Asbestos Abatement »), qui établit un cadre de délivrance de permis pour l’exécution de travaux de désamiantage. Ce cadre doit être régi par le Workers’ Compensation Board.

Québec :

Loi sur les normes du travail : Le texte L.Q. 2023, c. 11, est maintenant entièrement en vigueur et modifie l’article 84.4 de la Loi qui concerne le travail effectué durant les heures de classe par un enfant assujetti à l’obligation de fréquentation scolaire.

Pour obtenir plus de renseignements sur les changements récents à la réglementation, le CCHST offre un service d’abonnement payant, Législation enviroSST canadienne plus Standards, qui regroupe en un seul endroit tous les textes législatifs dont vous avez besoin en matière de santé, de sécurité et d’environnement.

 

Nouvelles de nos partenariats

La consommation de substances dans les métiers spécialisés : lutter contre la stigmatisation et soutenir les travailleursprint this article

La consommation de substances dans les métiers spécialisés est un problème persistant. Trois nouveaux cours et de nouvelles fiches d’information permettent d’aider les travailleurs et les employeurs à lutter contre la stigmatisation et à réduire les méfaits.

Ces ressources gratuites ont été élaborées en partenariat avec le Forum canadien sur l’apprentissage.

Cours gratuits

La consommation de substances dans les métiers spécialisés : ce qu’il faut savoir   

Renseignez-vous sur l’incidence de la stigmatisation et l’importance d’un milieu de travail sain et sécuritaire.

La consommation de substances dans les métiers spécialisés : réduction des méfaits

Découvrez comment les milieux de travail et leurs dirigeants peuvent adopter une approche de réduction des méfaits à l’égard de la consommation de substances et favoriser un environnement de travail plus sain.

La consommation de substances dans les métiers spécialisés : favoriser votre bien-être

Découvrez les mesures que vous pouvez prendre si votre consommation de substances ou celle de quelqu’un d’autre vous préoccupe. Voyez également des stratégies pour améliorer votre bien-être en général, par exemple pour prévenir les blessures, soulager la douleur, gérer le stress et mieux dormir.

Fiches d’informationPartagez ces documents qui portent sur les types de stigmatisation et la manière dont la stigmatisation nuit aux travailleurs; sur les responsabilités des employeurs dans l’établissement de programmes et de politiques de prévention des risques afin de s’attaquer à l’affaiblissement des facultés et de réduire la stigmatisation; sur les stratégies efficaces pour soutenir les travailleurs de métiers spécialisés.

Ressources du CCHST sur l’affaiblissement des facultés

Balados

Rompre le cycle de l’intimidation au travailprint this article

Le CCHST diffuse chaque mois de nouveaux balados pour vous permettre de rester informés et au fait des questions de santé, de sécurité et de mieux-être en milieu de travail au Canada.

Rompre le cycle de l’intimidation au travail 

Malgré des discussions de plus en plus nombreuses sur la violence et le harcèlement en milieu de travail au pays, de nombreux travailleurs continuent de vivre de l’intimidation. Andréane Chénier représentante nationale en santé et sécurité au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), explique comment certains organismes abordent la question de l’intimidation sur le lieu de travail.

La durée du balado est de 10 min 41s. Écoutez le balado maintenant.

Le travail en position assise

Le travail en position assise comporte son lot de risques de blessures. En fait, on signale davantage de cas de varices, de raideurs de la nuque et d’engourdissements des jambes chez les employés qui travaillent en position assise que chez ceux qui effectuent des tâches plus exigeantes. Une mobilité réduite contribue à des blessures dans les régions du corps responsables des mouvements, à savoir les muscles, les os, les tendons et les ligaments. Dans cet épisode, vous découvrirez comment reconnaître et prévenir les blessures liées au travail en position assise.

La durée du balado est de 8 min 30s Écoutez le balado maintenant.

Parcourez la liste complète des sujets traités dans les balados. Mieux encore, abonnez-vous sur iTunes afin de ne pas manquer un seul épisode. Écoutez sur Spotify.

 

Bourses d'études

Appel de candidatures pour la bourse d’études Dick Martinprint this article

Nous acceptons les candidatures pour la bourse d’études Dick Martin. Le concours est ouvert à tout étudiant inscrit, soit à temps plein, soit à temps partiel, à un cours ou un programme dans le domaine de la santé et de la sécurité au travail dans un collège agréé ou une université reconnue au Canada qui mène vers l’obtention d’un certificat, d’un diplôme ou d’un grade en santé et sécurité au travail.

Deux étudiants recevront un prix de 3 000 $ (et leurs établissements d’enseignement recevront un prix de 500 $). Pour poser leur candidature, les étudiants doivent remplir une demande en ligne et envoyer une lettre de présentation décrivant leurs aspirations liées à la poursuite d’une carrière dans le domaine de la santé et de la sécurité.

  • Composition sur la prévention : Choisissez un danger à haut risque en milieu de travail. Comment feriez-vous pour résoudre la situation et favoriser la sensibilisation envers ce problème?
  • Composition technique : Procédez à des recherches sur un danger ou un risque existant ou émergent (peut comprendre comment reconnaître, évaluer et maîtriser les risques).

Les demandes sont ouvertes jusqu’à 23 h 59 HNE, le 31 janvier 2024. Les règles, critères et autres directives concernant les bourses d’études sont disponibles sur le site Web du CCHST. Le nom des gagnants sera annoncé au début du printemps 2024.

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