Coronavirus (COVID-19) - Conseils

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Agriculture

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Introduction

La présente fiche-conseil s’adresse aux employeurs et aux travailleurs du secteur agricole. Elle vise à donner un aperçu des risques et des dangers que représente la COVID-19 dans les lieux de travail et à recommander des mesures de contrôle pour atténuer le risque d’exposition.

Dans tous les cas, il faut respecter les directives des autorités de santé publique locales et celles de votre organisme de réglementation de la santé et de la sécurité au travail. Référez-vous également aux directives des organismes suivants entourant la COVID-19 :

Voici des ressources utiles aux travailleurs étrangers temporaires :

Tenir compte des risques

Le risque de propagation de la COVID-19 augmente :

  • En fonction de la durée et de la fréquence des contacts de personne à personne, surtout lorsque ces personnes se tiennent à moins de 2 mètres l’une de l’autre.
  • Lorsque l’on se trouve dans un lieu bondé ou mal ventilé.
  • Lorsque l’on participe à une activité qui génère des gouttelettes respiratoires et des aérosols (parler, tousser, fournir un effort physique, etc.)
  • Lorsque l’on n’adopte pas une hygiène suffisante des mains, on ne respecte pas l’étiquette respiratoire ou que l’on n’a pas accès à une station ou à des produits de nettoyage.
  • Lorsque l’on touche souvent à des surfaces ou des objets contaminés.
  • Lorsqu’il y a de nombreux cas de COVID-19 confirmés dans la collectivité.
  • Lorsque des variants plus transmissibles apparaissent.

Les travailleurs peuvent être exposés à une combinaison de ces risques. Le risque de transmission augmente encore plus si plusieurs de ces facteurs sont réunis.

Chaque lieu de travail est unique. Prévoyez toutes les possibilités d’exposition à la COVID-19 dans votre environnement et effectuez une évaluation des risques. Établissez une liste d’évaluation des risques pour noter et évaluer toutes les caractéristiques du lieu de travail, les activités, les rôles professionnels et les conditions locales.

Voici des exemples de questions à poser dans le cadre d’une évaluation des risques :

  • Quelles sont les principales zones de travail et quels sont les principaux processus et rôles professionnels?
  • Quelles activités et situations sont le plus susceptibles d’exposer les travailleurs au virus (respiration forte, communication verbale, échange d’outils et de matériel)?
  • Entre quelles personnes se produisent les interactions dans le lieu de travail (collègues, producteurs, livreurs, inspecteurs, entrepreneurs, visiteurs, citoyens)?
  • À quelle fréquence se produisent ces interactions et quelle est la distance physique entre les deux personnes?
  • Y a-t-il des interactions entre les travailleurs de différents quarts de travail, d’autres installations sur le terrain, de différentes cohortes?
  • Où et quand les gens se rassemblent-ils (aires de repas, salles de pause, espaces intérieurs pour réaliser des tâches en groupe?)
  • La ventilation dans les espaces clos (immeubles, véhicules, etc.) est-elle adéquate?
  • Les travailleurs peuvent-ils respecter l’éloignement physique?
  • Certains travailleurs vivent-ils dans une habitation collective ou utilisent-ils le transport de groupe?
  • Les travailleurs ont-ils facilement accès à des stations de lavage de mains, y compris dans les lieux de travail extérieurs?
  • Quelles machines, quel matériel et quels outils sont utilisés par plus d’un travailleur?
  • Quelles sont les surfaces et quels sont les objets à contact fréquent (toilettes, équipement, etc.)
  • Les barrières linguistiques pourraient-elles empêcher les travailleurs de bien comprendre et d’appliquer les mesures de contrôle de la transmission?
  • Les cas de COVID-19 et les hospitalisations dans la région sont-ils élevés ou à la hausse?
  • Quelle est la proportion de la population locale et de la main-d’œuvre pleinement vaccinée?
  • Les politiques sur les congés de maladie favorisent-elles l’isolement et la quarantaine des travailleurs?
  • Quels travailleurs risquent le plus de présenter une forme grave de la COVID-19 (personnes âgées, femmes enceintes ou autres personnes vulnérables)?

Remarque : Certains animaux d’élevage, comme les bovins, les porcs et les visons, peuvent être infectés à la COVOD-19. À l’heure actuelle, on pense que le risque que le virus se transmette d’animal à humain est faible, mais la prudence est de mise. Les travailleurs qui doivent transporter, nourrir, abattre le bétail ou interagir de quelque autre façon avec les animaux doivent être au fait de cette possibilité et prendre des précautions pour prévenir la propagation de la maladie, même si le bétail semble en bonne santé. Pour plus de détails, communiquez avec votre association professionnelle ou un vétérinaire.

Mesures de contrôle

Remplissez vos obligations légales en matière de santé et de sécurité en faisant tout ce qu’il est raisonnablement possible de faire dans les circonstances pour protéger la santé et la sécurité de vos travailleurs.

Pour protéger le mieux possible les travailleurs, appliquez les différentes mesures de santé publique et mesures de contrôle en milieu de travail dans le cadre d’une approche multidimensionnelle. Aucune mesure n’est pleinement efficace à elle seule.

Faites attention de ne pas créer de nouveaux dangers en milieu de travail ou de nuire aux contrôles actuels en matière de santé et sécurité, de qualité des aliments ou d’environnement. Revoyez et ajustez les mesures au besoin, en consultation avec le comité de santé et sécurité au travail ou son représentant.

Créez et mettez en place un plan écrit de sécurité relatif à la COVID-19 s’appuyant sur l’évaluation du risque. Ce plan doit contenir les mesures de contrôle visant à protéger les travailleurs contre l’exposition à la COVID-19. Un plan écrit peut être exigé par la loi sur le territoire où vous exercez vos activités. Consultez les autorités locales pour plus de détails sur ce que doit contenir ce plan, savoir s’il faut le publier, etc.

Mettez en œuvre des politiques et des programmes pour protéger les travailleurs les plus susceptibles de présenter une forme grave de la maladie (immunosupprimés, ceux qui ont une maladie chronique, qui ne peuvent recevoir le vaccin ou qui sont âgés).

Vaccination

  • Envisagez la création et la mise en œuvre d’une politique de vaccination contre la COVID-19 qui respecte les exigences gouvernementales applicables. Assurez-vous que la politique de l’entreprise ne va pas à l’encontre des lois.
  • Il est possible que les travailleurs étrangers temporaires aient à présenter une preuve de vaccination (passeport vaccinal, dossier médical ou déclaration faite sous serment) pour entrer au pays ou pour travailler dans le secteur agricole.
  • L’employeur, le comité de santé et sécurité ou son représentant et le syndicat (le cas échéant) doivent discuter des enjeux entourant la vaccination obligatoire contre la COVID-19, dont les exemptions valides et l’obligation d’adaptation.
  • Encouragez tous les travailleurs admissibles à recevoir toutes leurs doses de vaccin. N’oubliez pas que certaines personnes ne peuvent recevoir le vaccin (possibilité de demander une preuve d’exemption).
  • Il faut continuer de suivre les mesures de contrôle de la COVID-19 en milieu de travail et les mesures de santé publique même si tous les travailleurs sont pleinement vaccinés.
  • Pour obtenir des renseignements fiables sur la vaccination, consultez les sites Web du Canada intitulés Vaccins contre la COVID-19 et Les faits sur les vaccins contre la COVID-19 ainsi que la fiche-conseil du CCHST intitulée Coronavirus (COVID-19) – Conseils.

Communication et formation

Pour obtenir des recommandations générales, consultez la fiche Communication et formation sur la COVID-19 du CCHST. Les exigences et les recommandations particulières en matière de formation peuvent varier d’une province ou d’un territoire à l’autre.

Communiquez à tous les travailleurs, dans une langue qu’ils comprennent, les mesures de contrôle en milieu de travail et les mesures de la santé publique mises en place. Il faut que les communications soient assez fréquentes pour que les travailleurs soient au courant des changements et qu’ils puissent formuler leurs commentaires ou soulever leurs préoccupations. Posez les affiches, infographies et publications là où elles sont facilement visibles.

Les points suivants doivent faire partie des formations s’adressant spécifiquement aux travailleurs :

  • Reconnaître les symptômes de la COVID-19 et quoi faire en cas d’apparition de symptômes.
  • Quoi faire si l’on a été exposé et comment passer un test de dépistage.
  • Comment et quand signaler un cas d’infection à la COVID-19.
  • Renseignements sur les vaccins et les options de vaccins.
  • Comment prévenir la propagation des infections et se protéger au travail.
  • Comment s’informer auprès de sources fiables.
  • Politiques, plans et procédures (politique sur le port du masque, politique sur la vaccination, horaire de nettoyage et de désinfection, plan de sécurité lié à la COVID-19).
  • Veiller à ce que tous les travailleurs puissent utiliser correctement les produits de nettoyage et de désinfection.

Informez les travailleurs de tout changement et offrez une autre formation au besoin.

Posez les affiches et les infographies là où elles sont facilement visibles, par exemple :

Dépistage et recherche des contacts

  • Avant d’autoriser l’entrée sur le lieu de travail ou l’entrée en service, demandez une preuve ou une attestation de vaccination, conformément aux lois locales ou à votre plan de sécurité lié à la COVID-19.
  • Mettez en œuvre une politique de dépistage qui prévoit le type de tests qu’exige chaque lieu de travail : passif ou actif. Il est possible qu’une province ou un territoire exige un dépistage actif en raison de la situation locale.
    • Dépistage passif : chaque personne surveille elle-même son état de santé et signale toute infection ou exposition possible au virus. Les affiches posées aux entrées doivent indiquer les symptômes à surveiller et la façon de faire une déclaration volontaire. Il est également possible de communiquer les renseignements sur le dépistage passif par voie électronique avant que les travailleurs se rendent sur place.
    • Dépistage actif : poser des questions sur de possibles signes ou symptômes d’infection, une possible exposition récente à la maladie ou un voyage récent à l’extérieur du Canada. Les questionnaires sur support papier ou en ligne ou la nomination d’une personne pour poser ces questions peuvent faire partie d’un processus de dépistage actif. Procédez au dépistage actif avant le début du quart de travail, de l’entrée sur le lieu de travail ou de l’accès à moyen de transport de groupe.
  • Un test de dépistage rapide peut s’ajouter au questionnaire. Il peut s’avérer utile pour identifier les personnes asymptomatiques.
  • Les travailleurs qui obtiennent un résultat négatif peuvent accéder au lieu de travail ou commencer leur quart de travail.
  • Ceux qui obtiennent un résultat positif ne doivent pas entrer dans l’établissement. Suivez votre plan d’intervention si des cas sont confirmés ou suspectés.
  • Si les autorités de santé publique locales l’exigent, recueillez les renseignements de tous ceux qui entrent sur le lieu de travail, c’est-à-dire leur nom, leurs coordonnées et le temps passé sur le site. Il faut communiquer ces données aux autorités de santé publique locale si elles le demandent pour effectuer une recherche des contacts. Il faut conserver tous ces renseignements en lieu sûr et les détruire comme le prévoient les lois entourant la protection des renseignements personnels et la vie privée.

Plan d’intervention relatif à la COVID-19

  • Si un employé ressent des symptômes lorsqu’il se trouve déjà sur le lieu de travail :
    • Demandez-lui immédiatement d’enfiler le bon masque (respirateur N95 ou masque d’intervention). Si ce n’est pas possible, il doit enfiler un masque non médical de bonne qualité et bien ajusté. Lorsque le respirateur est utilisé comme mesure de contrôle de la source (c.-à-d. pour prévenir la propagation du virus d’une personne possiblement porteuse), il n’est pas nécessaire de vérifier l’ajustement.
    • Si la personne présentant des symptômes ne peut porter le masque ou le respirateur pour des raisons médicales, demandez-lui de quitter les lieux dès qu’elle pourra le faire en toute sécurité. Au besoin, demandez-lui de s’isoler dans une aire désignée, loin des autres travailleurs, jusqu’à ce qu’elle puisse partir ou si elle vit sur le site, demandez-lui de s’isoler pour la durée prescrite par les autorités de santé publique ou gouvernementales locales. Faites en sorte que le travailleur infecté n’ait pas à fréquenter les espaces communs des logements en groupe. Apportez-lui de la nourriture, des médicaments et tout ce dont il pourrait avoir besoin pour la durée de l’isolement.
  • Composez le 911 pour obtenir de l’aide médicale en cas de complications. Informez la personne à contacter en cas d’urgence.
  • Nettoyez et désinfectez les surfaces et les objets susceptibles d’avoir été contaminés par le travailleur et aérez les espaces si nécessaire.
  • Si le cas est lié au travail et concerne un travailleur, vous devrez peut-être le déclarer à d’autres instances. Communiquez avec l’organisme de réglementation de la SST et la Commission des accidents du travail pour obtenir des conseils. Remplissez un rapport d’incident et lancez une enquête.
  • Consultez les lignes directrices des autorités de santé publique de votre région pour savoir à quel moment le travailleur pourra réintégrer son poste.
  • Assurez-vous que votre politique en matière de congé de maladie prévoit de l’aide aux travailleurs malades ou qui pourraient l’être. Cette aide peut comprendre des congés de maladie payés ou non payés, des congés d’invalidité de longue durée et les programmes gouvernementaux.
  • Pour d’autres renseignements sur ce qu’il faut faire en présence de symptômes ou en cas d’exposition au virus, consultez :

Ventilation

  • Ventilez bien les espaces intérieurs en fonction de leur taille et de leur niveau d’occupation.
  • Assurez-vous de ne pas compromettre les normes déjà en vigueur en matière de sécurité alimentaire et de qualité de l’air.
  • Entretenez les systèmes de ventilation et informez-vous auprès d’un professionnel des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) pour voir si des améliorations sont possibles (p. ex., augmenter l’échange d’air à l’heure, réduire ou éliminer l’air recyclé, envisager des solutions pour accroître les apports en air extérieur et l’efficacité de la filtration). Ouvrez les portes et les fenêtres si c’est possible et si les conditions météorologiques le permettent. Tenez compte des répercussions sur la température, la pression de l’air, la qualité des aliments, la santé des animaux, etc.
  • Assurez-vous que la circulation de l’air ou les ventilateurs ne dirigent pas l’air d’une personne vers une autre.
  • S’il est impossible d’améliorer la ventilation, envisagez l’utilisation de dispositifs portatifs de filtration de l’air munis de filtres à haute efficacité (H.E.P.A.).
  • Gardez le taux d’humidité entre 30 % et 50 % dans les aires intérieures.
  • En ce qui concerne le transport en groupe (p. ex., les navettes), ouvrez les fenêtres pour maximiser l’apport en air frais dans le véhicule (si le temps le permet) et réglez la ventilation à prise d’air extérieur et non à recirculation.
  • Pour obtenir de plus amples renseignements sur la ventilation intérieure, consultez les documents suivants :

Barrières physiques

  • Envisagez d’installer des barrières physiques, en Plexiglas par exemple ou tout autre matériel non poreux facile à nettoyer et à désinfecter, là où c’est possible et indiqué.
  • Ces barrières sont le plus efficaces lorsqu’elles sont placées entre deux personnes susceptibles de projeter des particules respiratoires en direction l’une de l’autre (p. ex., durant une communication verbale, un effort physique important, autour de la chaîne de tri et de conditionnement, etc.), surtout lorsque les interactions physiques sont étroites et fréquentes.
  • Évaluez la pertinence de ces barrières dans le lieu de travail et où les installer pour en maximiser l’efficacité.
  • Ne bloquez pas les allées ni les sorties.
  • Assurez-vous que ces barrières ne nuisent pas à la ventilation.
  • Les barrières ne remplacent pas les autres mesures de santé publique comme le port du masque et l’éloignement physique.
  • Pour de plus amples renseignements sur l’éloignement physique, consultez :

Éloignement physique

L’éloignement physique veut dire :

  • Maintenir une distance physique d’au moins deux mètres avec les autres.
  • Éviter les interactions en personne non essentielles.
  • Limiter le plus possible les interactions, en nombre et en durée.

Voici des conseils pour une sécurité accrue :

  • Modifiez les tâches pour minimiser le contact physique étroit, notamment les activités liées à la récolte, au tri, au traitement, au conditionnement, au ramassage et à la livraison du matériel et à l’entretien.
  • Appliquez l’éloignement physique lorsque les employés doivent travailler côte à côte ou face à face, surtout s’il n’y a pas de barrière.
  • Limitez la fréquence et la durée des interactions en personne.
  • Déconseillez les contacts physiques non essentiels, comme les accolades, les poignées de main et les « tope là » (high five).
  • Déconseillez les rassemblements et les attroupements durant les pauses et les changements de quart.
  • Évitez les grands rassemblements en personne comme les activités sociales.
  • Il est possible de tenir les réunions à distance au moyen de logiciels de vidéoconférence.
  • Respectez les limites d’occupation maximale et les exigences d’éloignement physiques fixées par les autorités de santé publique locales et le code de prévention des incendies en vigueur. Fixez une limite pour chaque espace (toilettes, aires de repas, etc.). Utilisez des affiches pour indiquer clairement la limite d’occupation.
  • Pour les repas, envisagez de :
    • Échelonner les heures de repas ou accroître les heures de disponibilité si possible.
    • Retirer des tables ou de les repositionner pour maximiser l’éloignement physique.
    • Utiliser d’autres salles comme aires de repas.
    • Cesser le service de buffet (p. ex., comptoir à salade) pour plutôt offrir des repas préemballés ou servis par le personnel.
    • Retirer les stations d’aliments, de condiments et d’ustensiles partagés et les distributeurs de boissons.
    • Offrir des repas à emporter pour que les travailleurs puissent les consommer ailleurs.
    • Déconseillez le partage de nourriture ou des assiettes, des tasses et des ustensiles non lavés.
    • Placez des autocollants au sol, des affiches ou un autre repère visuel pour indiquer la distance physique minimum.
    • Veiller à ce que le personnel des cuisines applique les saines pratiques de manutention des aliments.
  • Pour les chambres et les dortoirs, envisagez de :
    • Offrir des chambres pour une seule personne.
    • Sinon, organiser les dortoirs de façon à assurer une séparation d’au moins deux mètres entre les lits, et les placer tête-bêche si possible. Éviter les lits superposés.
    • Déconseiller aux visiteurs et aux travailleurs de l’extérieur d’entrer dans les aires d’hébergement.
  • Considérez de diviser les travailleurs en cohortes (équipes ou groupes spécialisés) :
    • Les membres d’une cohorte doivent éviter de s’approcher physiquement d’une autre cohorte.
    • Organisez l’horaire de manière à ce que les membres d’une même cohorte travaillent, se déplacent et prennent leur pause ensemble.
    • S’ils vivent sur le site, les membres d’une même cohorte doivent vivre dans la même habitation (ne pas mélanger les cohortes dans les habitations collectives).
    • Si les travailleurs habitent à l’extérieur du site, envisagez de regrouper les travailleurs de la même maisonnée (p. ex., parents, amis ou colocataires) dans la même cohorte ou le même quart de travail.
    • Séparez les cohortes durant le transport en groupe.
    • Attribuez à chaque cohorte un superviseur et du personnel chargé des premiers soins ou du personnel d’intervention d’urgence bien formé.
  • Maximisez l’éloignement physique durant le transport en groupe (p. ex., dans les navettes). Cette mesure nécessitera peut-être l’utilisation de plusieurs véhicules, de plus gros véhicules, l’étalement des places ou plusieurs voyages pour transporter moins de travailleurs à la fois. Ne laissez pas les travailleurs se regrouper au moment de monter dans le véhicule ou d’en descendre.
  • Déconseillez le covoiturage, à moins que ce soit avec des membres de la même cohorte.
  • Dans les transports en commun (publics), respecter les mesures de la santé publique.
  • Permettez certaines dérogations aux lignes directrices en matière d’éloignement physique, par exemple pour venir en aide à une personne en détresse, prodiguer les premiers soins ou exécuter les manœuvres de réanimation cardio-respiratoires (RCR).
  • On ne peut pas interdire aux travailleurs de quitter l’exploitation agricole ou le lieu de travail pour se rendre en ville, mais on peut faire en sorte qu’ils aient besoin d’y aller le moins souvent possible :
    • Mettez en place l’accès au dépôt direct, à Internet et au téléphone afin que les travailleurs puissent plus facilement gérer leur argent, acheter des articles personnels et communiquer avec leur famille sans quitter leur lieu d’hébergement.
    • Entendez-vous avec les commerces locaux pour que certains articles puissent être livrés régulièrement.
  • Pour de plus amples renseignements sur l’éloignement physique, consultez :

Mesures d’hygiène

  • Encouragez les mesures d’hygiène des mains et l’étiquette respiratoire.
  • Mettez à disposition des stations de lavage de mains adéquates ou du désinfectant pour les mains (contenant toujours au moins 60 % d’alcool) dans les endroits bien en vue, comme les entrées, les sorties, les salles de repos, dans les véhicules, les postes de travail, le terrain extérieur, à l’intérieur des immeubles, les toilettes, etc.
  • Encouragez le lavage ou la désinfection des mains avant :
    • le début du quart de travail;
    • de manger ou de boire;
    • de mettre le masque;
    • de quitter la zone de travail.
  • Et après :
    • avoir touché des articles partagés;
    • avoir utilisé les toilettes;
    • avoir retiré son masque;
    • avoir nettoyé et désinfecté.
  • Déconseillez aux employés de se toucher les yeux, le nez, la bouche ou de toucher leur masque sans s’être d’abord lavé ou désinfecté les mains.
  • Assurez-vous qu’il ne manque jamais de savon, de gel désinfectant pour les mains, de papier essuie-tout ou de quelque autre produit d’hygiène que ce soit.
  • Limitez le partage de matériel. Évitez si possible de partager les outils et l’équipement.
  • Nettoyez et désinfectez les outils et l’équipement que se partagent les travailleurs entre chaque utilisateur.
  • Autant que faire se peut, limitez le nombre de surfaces à contact fréquent au moyen de :
    • portes, robinets, toilettes, urinoirs et éclairage activés par le mouvement;
    • distributrices activées par le mouvement de la main ou une pédale (pour le savon, le papier essuie-tout, le désinfectant, etc.) et des bacs à déchets munis de sacs de plastique;
    • méthodes sans contact de contrôle de la présence des travailleurs, comme une carte à puce ou la messagerie électronique.
  • Demandez à chacun de ranger ses effets personnels (veste par exemple) dans des casiers indépendants, dans des bacs ou des sacs hermétiques étiquetés ou dans un endroit ne permettant pas de contact physique entre les effets de chaque personne.
  • Interdisez le partage de l’équipement de protection individuelle, des masques et des uniformes.
  • Si possible, évitez le partage des outils et du matériel entre cohortes, sinon, nettoyez et désinfectez entre chaque cohorte.

Nettoyage et désinfection

Le virus peut demeurer actif sur les surfaces et les objets de quelques heures à quelques jours, selon le type de surface et les conditions environnementales. Établissez un horaire et des procédures normalisées pour le nettoyage et la désinfection des surfaces à contact fréquent. Cet horaire doit prévoir à quel moment procéder au nettoyage et à la désinfection. Une liste de contrôle peut s’avérer utile pour y indiquer l’heure à laquelle ces tâches ont été effectuées. Il faut désinfecter plusieurs fois par jour les surfaces, les objets, les outils et l’équipement à contact fréquent.

Utilisez un désinfectant pour surfaces dures approuvé qui est à la fois efficace contre le virus et sûr pour les aliments. Suivez les instructions du fabricant et la fiche de sécurité des matières dangereuses (FSMD). Insistez sur :

  • les aires où les travailleurs passent le plus clair de leur temps (poste de travail, aires de repas, salles de repos, véhicules, dortoirs, etc.).
  • les surfaces à contact fréquent, par exemple :
    • cuisine : plan de travail, évier, robinets, cuisinières, interrupteurs, armoires, réfrigérateurs, congélateurs.
    • Aires de repas : chaises, tables.
    • Salles de toilette et douches : poignées de porte, comptoirs, robinets, distributeurs de savon, serrures de porte, mécanisme de la chasse d’eau.
    • Véhicules : poignées de porte, banquettes et accoudoirs, ceintures de sécurité, volant, console, tableau de bord, clés.
    • Outils et équipement liés aux activités agricoles : équipement et véhicules agricoles, commandes des machines, chaîne de tri et de conditionnement, courroies transporteuses, chariots, bacs, etc.
  • Barrières physiques.

Après avoir nettoyé et désinfecté :

  • manipuler correctement les chiffons de nettoyage, les serviettes, etc., pour prévenir la contamination croisée, et les laver après chaque utilisation.
  • Placer les articles fortement contaminés ou jetables dans des contenants à déchets munis d’un sac de plastique.
  • Videz les poubelles au moins une fois par jour.
  • Appliquez l’hygiène des mains par la suite.

Pour plus de renseignements sur le nettoyage et la désinfection, consultez :

Équipement de protection individuel (EPI)

Pour de plus amples renseignements sur l’EPI, consultez Équipement de protection individuelle contre la COVID-19 : Aperçu du gouvernement du Canada et la fiche Conception d’un programme d’EPI efficace du CCHST.

  • L’EPI comprend entre autres les respirateurs, les articles de protection oculaire (écrans faciaux, lunettes de protection), les blouses, les combinaisons, les tabliers, les gants et les chaussures de sécurité.
  • Continuez d’utiliser l’EPI habituel pour les dangers et les urgences au travail. La politique concernant l’EPI contre la COVID-19 ne doit pas interférer avec une tâche exigeant un degré accru de protection.
  • Un environnement bruyant peut obliger les travailleurs à crier pour communiquer. S’il est impossible de diminuer le niveau sonore, envisagez les protecteurs auditifs, qui atténuent les hautes fréquences, mais permettent d’entendre ce que disent les autres.
  • L’employeur doit mener une évaluation des dangers et veiller à ce que les travailleurs disposent du bon EPI pour la tâche ou l’activité qu’ils ont à accomplir.
  • Les travailleurs pourraient avoir besoin de l’EPI contre la COVID-19 lorsque :
    • ils doivent exécuter des tâches qui les obligent à se tenir à moins de 2 mètres les uns des autres;
    • utilisent des produits de nettoyage et de désinfection (consulter les instructions du fabricant sur la manipulation sécuritaire);
    • prodiguent les premiers soins.
  • Il faut offrir une formation aux travailleurs pour qu’ils puissent bien utiliser et bien entretenir leur EPI.
  • Pour respecter les règles en matière de santé et de sécurité, il faut que le respirateur utilisé comme EPI soit bien ajusté.

Port du masque

Consultez la fiche-conseil du CCHST intitulée Obtiens les faits sur les masques pour choisir le bon masque, le porter et l’entretenir correctement.

  • Appliquez les exigences relatives au port du masque établies par les autorités locales de santé publique et par votre province ou territoire. On devrait encourager le port du masque, même s’il n’est pas obligatoire, comme mesure supplémentaire lorsque le risque de propagation du virus est élevé ou lorsque l’éloignement physique n’est pas possible.
  • Il faut porter le masque à l’intérieur et dans le véhicule lorsqu’il y a plus d’un occupant.
  • Il faut choisir un masque bien conçu et bien ajusté qui couvre le nez, la bouche et le menton.
  • Encouragez les gens à ne pas se toucher le visage ou à toucher leur masque sans d’abord se laver les mains.
  • Pour certaines personnes, le fait de ne pas bien voir le visage et la bouche des collègues peut représenter un problème (personnes malentendantes ou qui lisent sur les lèvres, pour qui l’expression faciale est un élément important de la communication). Envisagez le port d’un masque comportant une fenêtre transparente.
  • Le personnel peut également utiliser une protection oculaire (comme des lunettes de sécurité ou un écran facial) en plus du masque lorsqu’il est en contact physique étroit avec les autres. Soulignons que l’écran facial n’offre pas autant de protection respiratoire que le masque.
  • Mettez en place un programme de protection contre le stress thermique en milieu de travail ou, si vous en avez déjà un, mettez-le à jour, car le port du masque peut augmenter le stress physiologique dans les situations d’effort intense.
  • Toute personne incapable de retirer son masque toute seule (p. ex. en raison de son âge, de ses capacités ou de son niveau de développement) ne devrait pas en porter.
  • Sachez que chaque type de masque a ses limites et qu’une mauvaise utilisation ou élimination des masques peut accroître le risque d’infection. Les masques sont utiles pour limiter la propagation, mais ils ne constituent pas un article d’EPI, car ils ne répondent pas aux normes d’essai et de certification réglementées.

Il est important de prévoir des ressources et des mesures de soutien en santé mentale pour tous les travailleurs, y compris l’accès à un programme d’aide aux employés, le cas échéant.

Pour en savoir plus sur la COVID-19, consultez le site de l’Agence de la santé publique du Canada.

Il convient de noter que la présente fiche de conseils n’aborde que certains changements pouvant être faits par les organisations au cours d’une pandémie. Adaptez la présente liste en ajoutant vos propres pratiques et politiques exemplaires pour répondre aux besoins particuliers de votre organisation.

Avis de non-responsabilité : Comme les renseignements sur la santé et la sécurité au travail sont appelés à changer rapidement, il est recommandé de consulter les autorités locales de santé publique pour obtenir des directives régionales précises. Ces renseignements ne remplacent pas les avis médicaux ou les obligations prévues par la loi en matière de santé et de sécurité. Bien que tous les efforts soient faits pour assurer que les renseignements sont exacts, complets et à jour, le CCHST n’offre aucune garantie et ne s’engage aucunement à cet effet. Le CCHST ne saurait être tenu responsable de toute perte, réclamation ou revendication pouvant résulter, directement ou indirectement, de l’utilisation de ces renseignements ou des conséquences de leur utilisation.

Dernière mise à jour du document le 24 mars 2022