Entretien périodique - le jeudi 12 juillet à 17 h HAE
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Sujet d'actualité
Lorsque Martina revient au bureau après plusieurs mois d’absence, ses collègues sont heureux de la revoir. Elle se sent revigorée et a hâte de reprendre ses activités habituelles. Sa première journée est plus courte afin de l’aider à s’adapter, mais le lendemain, elle a du mal à se concentrer pendant une réunion d’équipe. Le bruit l’accable et elle oublie d’accomplir une tâche qui lui a été confiée la veille. À la fin de la journée, elle est épuisée.
Martina souffre d’une lésion cérébrale acquise (LCA). Elle souhaite reprendre le travail pour des raisons financières, pour maintenir ses liens sociaux et pour retrouver un sentiment d’identité. Cependant, reprendre reprendre le travail après une lésion cérébrale est un processus de longue haleine qui nécessite de la planification, de la souplesse et un soutien.
Comprendre les causes et les symptômes
Les lésions cérébrales peuvent être d’origine traumatique, comme les commotions cérébrales causées par une chute, une collision ou une agression, ou non traumatique, comme celles causées par une maladie, un accident vasculaire cérébral ou un manque d’oxygène. Si certains symptômes sont visibles, beaucoup ne le sont pas. Les symptômes peuvent varier d’un jour à l’autre et persister pendant de longues périodes. Les travailleurs peuvent ressentir de la fatigue, avoir de la difficulté à se concentrer, souffrir de troubles de la mémoire, de maux de tête, d’une sensibilité sensorielle accrue ou de changements émotionnels. Il est essentiel de repérer rapidement les symptômes de lésion cérébrale et de consulter sans tarder un professionnel de la santé, afin de prévenir toute aggravation, de réduire le risque d’effets à long terme et de permettre un retour au travail progressif et en toute sécurité.
Obligation de prendre des mesures d’adaptation
Selon la législation canadienne sur les droits de la personne, le handicap (y compris celui résultant d’une lésion cérébrale) est un motif de discrimination illicite. Les employeurs ont l’obligation de prendre des mesures d’adaptation, si cela n’impose pas de contraintes excessives. Prendre des mesures d’adaptation signifie modifier les règles, les politiques, les tâches ou l’environnement de travail afin qu’un employé puisse participer pleinement et de manière non discriminatoire. Chaque cas doit être évalué individuellement.
Les mesures d’adaptation peuvent inclure des horaires flexibles, des pauses supplémentaires, des espaces de travail plus calmes ou un éclairage approprié. Il peut également être bénéfique de diviser les tâches en plus petites étapes, de donner la priorité aux tâches essentielles et de prévoir les tâches exigeant davantage de capacités cognitives pendant les périodes où l’énergie est à son maximum. Discuter régulièrement avec un superviseur permet de cerner rapidement les difficultés, d’éviter les revers et de créer un environnement favorable.
Aider les travailleurs à réussir leur retour au travail
Selon une étude menée par l’Université de Toronto et le KITE – Institut de réadaptation de Toronto, les résultats d’un processus de retour au travail après avoir subi une lésion cérébrale liée au travail dépendent fortement du milieu de travail. L’âge de la personne, son état de santé avant l’incident et ses antécédents professionnels jouent un rôle, mais un retour au travail réussi nécessite un soutien, des mesures d’adaptation et une communication ouverte sur le lieu de travail. De plus, le but ultime n’est pas toujours le retour à temps plein. Pour les employeurs, la question n'est plus de savoir quand un employé pourra reprendre son travail à temps plein, mais plutôt comment favoriser un retour sûr et durable.
Un plan de retour progressif au travail peut prévoir une réduction des heures de travail, une modification des tâches ou un horaire échelonné. Une période d’essai peut donner au travailleur et à l’employeur le temps de voir comment les choses se passent et de s’adapter si nécessaire. Les premières conversations doivent avoir pour objectif de comprendre les capacités fonctionnelles actuelles du travailleur et toute restriction éventuelle. Bien que les employeurs n’aient pas le droit d’obtenir des renseignements médicaux détaillés, il est recommandé de collaborer avec les fournisseurs de soins de santé. Une attestation médicale peut également être exigée avant qu'un travailleur puisse reprendre le travail à temps plein ou effectuer des tâches à haut risque, telles que l'utilisation d'équipements lourds ou le travail en hauteur. Une description claire des exigences du poste peut aider à déterminer les tâches appropriées.
Les travailleurs qui ont subi des lésions cérébrales traumatiques soulignent l’importance de certains facteurs, tels que les relations positives avec les supérieurs et les collègues, les attitudes exemptes de jugement, le sentiment d’appartenance et la reconnaissance de leurs efforts. Lorsqu’ils se sentent compris et en confiance, ils sont plus enclins à parler des difficultés qu’ils rencontrent.
Il est également important de reconnaître que le retour au travail n’affecte pas uniquement les tâches professionnelles. Quitter un environnement contrôlé à la maison et retourner dans un lieu de travail très animé peut avoir un impact significatif sur le niveau d’énergie. Les déplacements domicile-travail, le bruit, les interactions sociales et les contraintes de temps peuvent rapidement accroître la fatigue. Il est essentiel de gérer son énergie et d’établir un emploi du temps réaliste.
Contribuer au renforcement d’une culture de santé et de sécurité
Les employeurs doivent examiner les circonstances entourant la blessure initiale, en particulier si elle s’est produite au travail. Un travailleur ne doit pas reprendre le travail si les risques n’ont pas été éliminés et si des mesures correctives doivent être prises pour éviter que d’autres travailleurs ne se blessent. Il est important de mettre en place des processus permettant d'identifier, d'évaluer et de contrôler régulièrement les risques.
Encourager l’amélioration continue dans le cadre d’une solide culture de santé et de sécurité favorise le retour au travail et contribue à prévenir les incidents. Les travailleurs doivent savoir que leur bien-être passe avant tout.
Lorsque les employeurs planifient soigneusement, communiquent ouvertement et apportent leur soutien, ils améliorent les chances d’un retour au travail durable. Mais surtout, ils contribuent au renforcement d’une culture d’inclusion, de sécurité et de respect, et envoient un message clair aux travailleurs comme Martina : votre contribution compte toujours ici.
Ressources
Conseils et outils
L’intelligence artificielle (IA) joue un rôle croissant dans la santé et la sécurité au travail. La robotique alimentée par l’IA peut effectuer des travaux à haut risque. La surveillance en temps réel au moyen de l’IA peut contribuer à une intervention précoce. Les simulations de formation par IA peuvent contribuer à améliorer les compétences en matière de sécurité, et ce, sans risque réel. L’IA générative peut aider à la rédaction des politiques de sécurité. Il est nécessaire de tenir compte des étapes suivantes au moment de l’intégration de l’IA dans un lieu de travail.
Bien que l’IA ne remplace pas le jugement humain, elle peut être un outil précieux pour soutenir la santé et la sécurité dans toute une gamme d’industries lorsqu’elle est mise en œuvre et utilisée de manière appropriée.
Ressources :
Balados
Balado de retour : Quatre conseils pour améliorer la sécurité sur le lieu de travail grâce à un langage simple
Utilisez-vous du jargon et des acronymes partout dans votre lieu de travail? Adoptez un langage simple pour créer un environnement plus sûr et plus inclusif. Voici quatre conseils pour commencer.
Consultez la liste complète des sujets de balado ou, mieux encore, abonnez-vous à la série sur YouTube, iTunes ou Spotify et ne manquez aucun épisode.
CCHST Forum
Laissez-vous inspirer par les conférenciers experts qui viendront discuter de l’évolution du monde du travail lors du Forum du CCHST, les 28 et 29 octobre à St. John’s, Terre‑Neuve‑et‑Labrador.
Alan Doyle, musicien, acteur et auteur à succès, surtout connu comme chanteur principal du groupe canadien emblématique Great Big Sea, se joindra à nous pour une conférence inoubliable. À travers ses récits captivants et sa musique, Alan nous livrera des leçons de vie essentielles sur la façon de s’ouvrir aux possibilités et d’adopter un état d’esprit axé sur l’excellence.
Mary Ann Baynton, experte en santé et sécurité psychologiques, discutera de ce que signifie pour votre lieu de travail l’évolution des risques psychosociaux, des discussions fondées sur les valeurs jusqu’à la gestion des risques opérationnels.
Janet MacEachern, cheffe de la direction de l’Association des commissions des accidents du travail du Canada (ACATC), examinera les tendances en matière de blessures et les risques émergents dans l’ensemble du Canada. Janet discutera de la manière dont l’évolution des modes de travail et des conditions environnementales peut influencer les tendances en matière de blessures et comment une perspective nationale peut aider à cerner les risques et à favoriser des discussions éclairées sur la prévention.
Inscrivez-vous avant le 26 juin pour économiser 100 $ et réserver votre place.
Restez à l’affût, d’autres conférenciers seront bientôt annoncés. Pour connaître les dernières nouvelles, visitez le site www.cchst.ca/forum.
Dernière parole
Le 28 avril, le Jour de deuil national rend hommage aux personnes qui ont perdu la vie, ont été blessées ou sont devenues malades au travail.
C’est aussi l’occasion de renouveler notre engagement à améliorer la santé et la sécurité dans notre milieu au travail et à prévenir la survenue de blessures, de maladies et de décès au travail.
Le CCHST vous propose des ressources pour souligner le Jour de deuil, notamment des vignettes pour les réseaux sociaux, des balados et des affiches.
Pour en apprendre davantage sur le Jour de deuil national, visitez la page cchst.ca/events/mourning.
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Préparé par le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail, le Rapport sur la santé et la sécurité est un bulletin de nouvelles mensuel qui fournit des renseignements, des conseils et des ressources pour aider à maintenir un milieu de travail sain et sécuritaire, et assurer le mieux-être global des travailleurs.
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Balado
16 au 20 mars
28 avril
28 et 29 octobre