Coronavirus (COVID-19) - Conseils

Comité d'action sur l'administration des tribunaux en réponse à la COVID-19 - main content

Prise en charge d’urgence et admission des patients

Sur cette page

Introduction

Cette fiche de conseils s’adresse aux employeurs, aux travailleurs et aux bénévoles des salles d’urgence (p. ex. hôpitaux, centres de soins d’urgence, cliniques sans rendez-vous), ce qui comprend les médecins, le personnel infirmier, les porteurs, les techniciens médicaux, le personnel de nettoyage, les commis, les administrateurs, etc. Elle fournit un aperçu des risques et des dangers liés à la COVID-19 et des directives relatives aux mesures de contrôle. Des conseils propres aux ambulanciers paramédicaux (et aux premiers soins) sont présentés dans la Fiche de conseils pour premiers intervenants.

La COVID-19 est une maladie contagieuse causée par le coronavirus SRAS-CoV-2. Les personnes infectées peuvent transmettre le virus en rejetant des particules respiratoires lorsqu’elles toussent, éternuent, respirent, etc. Les personnes peuvent être infectées lorsqu’elles inhalent des particules qui contiennent le virus or lorsqu’elles touchent des surfaces contaminées puis qu’elles se touchent le visage avec leurs mains non lavées.

Dans tous les cas, il faut suivre les lignes directrices et les exigences de votre autorité locale de santé publique et de l’organisme chargé de santé et de sécurité au travail (SST) de votre province ou territoire.

Consulter les lignes directrices de l’ et les documents du CCHST portant sur les pratiques de prévention de la COVID-19 :

Ressources en santé et sécurité sur la COVID-19

Protégez-vous et protégez les autres contre la COVID-19

COVID-19 : Planification en santé et sécurité pour les employeurs

Prévention de la COVID-19 chez les travailleurs

COVID-19 : Foire aux questions (FAQ)

Conseils propres à la prise en charge d’urgence et à l’admission des patients

  • Informer tous les employés et visiteurs que les personnes atteintes de la COVID-19 (ou susceptibles de l’être) ne doivent pas se présenter sur les lieux (p. ex. réunions en personne, procédures médicales, livraison de fournitures, accompagnement des patients, etc.).
  • Surveiller le nombre de cas de COVID-19 et les tendances dans l’établissement et la collectivité locale. Restreindre l’accès des visiteurs au besoin.
  • Aviser les visiteurs et la population que des mesures de protection sont nécessaires pour la sécurité de tous.
  • Envisager d’installer des barrières lorsque l'éloignement physique ne peut être maintenu (p. ex. à la réception, aux comptoirs de service, aux postes de triage, à l’intérieur des véhicules, etc.).
  • Évaluer continuellement les niveaux de risque d’exposition à la COVID-19 des travailleurs médicaux, qui sont accrus dans les situations suivantes :
    • Ils sont en contact étroit avec un patient atteint de la COVID-19 ou lui donnent directement des soins médicaux.
    • Ils effectuent une intervention médicale générant des aérosols.
    • Ils sont en contact étroit avec une personne atteinte de la COVID-19 autre qu’un patient (p. ex. un collègue, un travailleur des services médicaux d’urgence ou une personne qui accompagne le patient pendant l’admission).
    • La transmission communautaire entraîne une demande et une affluence élevées au sein du service d’urgence.
  • Ajuster les mesures de contrôle au besoin à mesure que le risque d’exposition des travailleurs augmente. Envisager de modifier les procédures et les exigences relatives à l’équipement de protection (p. ex. remplacer les masques médicaux par des respirateurs, procéder à un nettoyage et à une désinfection supplémentaires).
  • Exiger que tous les visiteurs et patients portent un masque lorsqu’ils se trouvent dans l’établissement, si possible.
  • Envisager d’avoir un intervenant à l’entrée du service d’urgence pour expliquer les protocoles liés à la COVID-19 aux visiteurs et aux patients. Les protocoles pourraient comprendre la fourniture d’un masque médical obligatoire et la nécessité de se désinfecter les mains, suivis d’un dépistage de la COVID-19 et de la vérification de la preuve de vaccination (si la politique relative à la vaccination l’exige). Mettre en place de grandes affiches dans toutes les langues utilisées localement pour décrire ce processus.
  • Exiger que les travailleurs des services médicaux d’urgence avisent les services d’urgence avant leur arrivée avec tout patient atteint de la COVID-19 (ou soupçonné d’en être atteint).
  • Mettre en place des mesures favorisant l'éloignement physique et réduisant les foules intérieures :
    • Rappeler aux travailleurs de maximiser la distance entre eux et les autres lors de toute interaction avec des personnes avec lesquelles ils ne vivent pas (p. ex. formation, réunions de service, exécution de procédures, etc.).
    • Réduire le nombre de personnes (p. ex. administrateurs, personnel de soutien, planificateurs) travaillant dans l’établissement en offrant des options de télétravail, dans la mesure du possible.
    • Décaler les heures de début et de fin des quarts de travail.
    • Limiter l’accès à l’établissement (p. ex. permettre un seul visiteur par patient).
  • Offrir la formation de façon virtuelle, à l’extérieur ou dans des espaces intérieurs bien ventilés et espacer les participants, dans la mesure du possible.
  • Envisager de mettre en œuvre un programme de dépistage rapide pour les travailleurs afin de contribuer à prévenir les éclosions de COVID-19 sur le lieu de travail. Adapter le programme en fonction des conditions locales liées à la COVID-19.
  • Installer les distributeurs de désinfectant dans les endroits très passants (p. ex. entrée principale, salles de repos, bureaux administratifs, toilettes, intérieur des véhicules, etc.).
  • Si le contact avec des drogues illicites est possible, former les travailleurs À NE PAS UTILISER de désinfectant pour les mains. Certains désinfectants pour les mains contiennent de l’alcool, ce qui peut accroître l’absorption du fentanyl et d’autres substances dangereuses par la peau. Demander aux travailleurs d’utiliser les gants et l’équipement de protection appropriés lorsqu’ils manipulent des drogues et, par la suite, de se laver les mains avec de l’eau et du savon.
  • Envisager de limiter l’utilisation de l’équipement (p. ex. ordinateurs, outils, équipement médical, etc.) à un seul travailleur, surtout lorsqu’il est difficile de le nettoyer et de le désinfecter. Demander aux utilisateurs de nettoyer et de désinfecter l’équipement avant et après le changement d’utilisateur s’il doit être partagé.
  • Réduire la quantité de documents imprimés ou d’autres éléments échangés entre les travailleurs et les patients. Déterminer s’il est possible de transmettre des documents par voie électronique. Si cela n’est pas possible, se laver les mains et les désinfecter après avoir transmis ou reçu des documents.
  • Exiger que les travailleurs portent un uniforme propre tous les jours. Ils devraient remplacer leur uniforme par une tenue personnelle après leur quart de travail et transporter leur uniforme dans un sac bien fermé avant de le laver. Ils devraient également ranger leurs tenues personnelles et leurs uniformes dans des endroits distincts, à moins que les unes et les autres soient propres.
  • Mettre en place des processus et des procédures pour réduire le plus possible la transmission de la COVID-19 dans les salles d’urgence :
    • Exiger que le personnel qui effectue le dépistage préliminaire et l’inscription porte un équipement de protection individuelle (EPI) (p. ex. masque médical et protection des yeux).
    • Isoler les cas confirmés ou soupçonnés de COVID-19 dans une salle d’examen distincte à l’arrivée. Tenter de maintenir des aires d’attente distinctes, qui ont leurs propres toilettes, pour les patients atteints de la COVID-19 si l’isolement n’est pas possible.
    • Garder toute personne ayant obtenu un résultat positif au dépistage de la COVID-19 à l’écart de celles ayant obtenu un résultat négatif dans la mesure du possible.
    • Demander aux personnes atteintes de la COVID-19 de porter des respirateurs plutôt que des masques médicaux dans la mesure du possible.
    • Créer des équipes de travailleurs (cohortes) qui travailleront pendant les mêmes quarts de travail, si possible.
    • Placer les sièges des salles d’attente de façon à garder une distance d’au moins deux (2) mètres entre les patients, si possible.
    • Encourager les patients qui présentent des symptômes d’infection respiratoire aiguë à tousser dans le creux de leur coude.
    • Mettre à disposition des mouchoirs, du désinfectant pour les mains à base d’alcool et des poubelles doublées d’un sac en plastique dans les salles d’attente.
  • Considérations relatives à la prestation de soins médicaux :
    • Effectuer une évaluation des risques au point de service avant toute interaction avec le patient pour déterminer la probabilité d’une exposition à la COVID-19 (pour les autres et vous-même). L’évaluation permet également de déterminer l’EPI requis pour la tâche.
    • Réserver le matériel et les fournitures réutilisables (p. ex. brassard de tensiomètre) exclusivement à un patient pendant son séjour. Nettoyer et désinfecter l’équipement (ou le stériliser) entre les patients s’il doit être utilisé pour d’autres patients.
    • Continuer de suivre les protocoles normalisés de contrôle des infections médicales, y compris la manipulation et l’élimination des déchets contaminés.
    • Former les travailleurs à suivre l’approche de nettoyage des mains à cinq moments clés préconisée par l’Organisation mondiale de la Santé :
      (1) avant de toucher un patient;
      (2) avant toute intervention de nettoyage ou d’aseptisation;
      (3) après une exposition à un liquide organique;
      (4) après avoir touché un patient;
      (5) après un contact avec l’environnement d’un patient.
    • Demander aux travailleurs de transporter le linge sale dans un contenant bien fermé et d’éviter de secouer le linge avant de le mettre dans la laveuse. Laver à la machine selon le réglage le plus chaud (de préférence à l’eau chaude) et avec du détergent à lessive. Après le lavage, bien sécher le linge et le garder à l’écart du linge sale.
  • Considérations relatives à l’équipement de protection individuelle (EPI) médical :
    • Veiller à ce que les travailleurs soient protégés de la COVID-19 pendant qu’ils administrent des traitements médicaux. Mettre à jour les exigences en matière d’EPI au besoin. Respecter les exigences en matière d’EPI propres à l’administration responsable (s’il y a lieu).
    • Former les travailleurs sur l’utilisation appropriée de l’EPI, notamment sur les procédures d’ajustement, d’entreposage, d’entretien, d’inspection, de nettoyage et de désinfection de l’EPI, ainsi que les procédures pour le mettre et l’enlever.
    • S’assurer que les travailleurs comprennent les limites de l’EPI qu’ils utilisent.
    • Exiger que les travailleurs portent l’EPI approprié lorsqu’une procédure exige des précautions relatives aux gouttelettes et au contact (gants, blouse à manches longues, masque médical et protection des yeux).
    • Effectuer un essai d’ajustement pour chaque travailleur avant le port d’un respirateur (p. ex. N95). Les essais d’ajustement permettent de s’assurer de l’étanchéité entre le masque et le visage du travailleur.
    • Rappeler aux travailleurs qui portent (ou qui pourraient devoir porter) des appareils de protection respiratoire ajustés que les poils faciaux peuvent causer des fuites autour du dispositif d’étanchéité faciale. Demander aux travailleurs concernés de se présenter au travail rasés de près ou leur fournir un autre type d’EPI (p. ex. cagoule à adduction d’air).
    • Vérifier que les réserves d’EPI sont suffisantes.
    • S’assurer que les travailleurs disposent d’une zone désignée pour retirer, jeter et décontaminer leur EPI. Tous les déchets possiblement contaminés, y compris l’EPI à usage unique, doivent être jetés dans un récipient à déchets doublé d’un sac. Le sac pour déchets contaminés doit être hermétiquement fermé avant le transport.

Tenez compte des risques

Le risque de transmission de la COVID-19 augmente dans les situations qui présentent plusieurs risques en même temps, par exemple :

  • Lorsque les interactions entre les personnes sont plus longues et plus fréquentes.
  • Dans les lieux bondés, surtout si une personne tousse, éternue ou expire avec force.
  • Dans les lieux mal ventilés où d’autres personnes sont présentes.
  • Lorsque les gens ont une hygiène des mains ou une étiquette respiratoire inadéquates, ou bien quand il n’y a pas d’installation ou de produit de nettoyage.
  • Lorsque des surfaces et des objets partagés sont touchés fréquemment.
  • Lorsque les hospitalisations liées à la COVID-19 ou que les cas de COVID-19 sont élevés ou en hausse dans la collectivité.
  • Lorsque des personnes malades sont autorisées à rester dans le milieu de travail.
  • Lorsque des personnes sont exposées à plusieurs risques à la fois.
  • Lorsqu’il y a d’autres risques élevés et un relâchement des mesures sanitaires en milieu de travail (p. ex. levée de l’exigence du port du masque à l’intérieur, retour obligatoire de tous les travailleurs sur place).

Envisager tous les scénarios d’exposition à la COVID-19 possibles dans votre milieu et réaliser une évaluation des risques à la COVID-19. Élaborer ou utiliser un formulaire d’évaluation des risques existant pour noter et évaluer toutes les caractéristiques, toutes les activités et tous les rôles professionnels du lieu de travail. Il est bon de passer en revue l’évaluation des risques régulièrement pour confirmer l’efficacité des méthodes de maîtrise des risques.

Exemples de questions à poser durant une évaluation des risques liés à la COVID-19 :

  • Les espaces intérieurs sont-ils adéquatement ventilés?
  • À quel endroit les personnes se rassemblent-elles?
  • Quelles activités nécessitent des interactions, de la communication ou le contact avec des objets partagés?
  • Quelle est la durée, la fréquence et la proximité des interactions physiques entre les personnes?
  • Les personnes sont-elles en mesure de maintenir une distance physique adéquate entre elle
  • s?
  • Quels travailleurs sont les plus à risque?
  • Quelles sont les surfaces fréquemment touchées et quels sont les objets partagés?
  • Les personnes participent-elles normalement à des activités qui entraînent la projection de gouttelettes respiratoires (p. ex. chant, cri)?
  • Est-il attendu des personnes qu’elles demeurent dans un espace fermé pendant une période prolongée?

Mesures de contrôle

Remplir vos obligations légales en matière de santé et de sécurité au travail en faisant tout ce qui est raisonnablement possible dans les circonstances pour protéger la santé et la sécurité de vos travailleurs.

Pour offrir le niveau de protection le plus élevé aux travailleurs, appliquer de multiples mesures de santé publique et mesures de contrôle en milieu de travail selon une approche multidimensionnelle. Aucune mesure n’est complètement efficace à elle seule. Faites attention à ne pas créer de nouveaux risques ou à nuire aux mesures de contrôle et de sécurité existantes. Revoir et ajuster les mesures au besoin en consultation avec le comité ou le représentant de la santé et de la sécurité.

Créer et mettre en œuvre un plan en santé et sécurité sur la COVID-19 écrit pour le milieu de travail, basé sur l’évaluation des risques. Un plan écrit peut être exigé par la loi dans la province ou le territoire où vous exercez vos activités. Consulter les autorités locales pour connaître les détails qui doivent être inclus dans le plan, s’il doit être affiché, etc.

Mettre en place des politiques et des programmes d’adaptation pour les travailleurs, en particulier pour ceux qui sont susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications s’ils contractent la COVID-19 (p. ex. les personnes immunodéprimées, qui souffrent d’une maladie chronique ou qui sont âgées).

Communication et formation

Communiquer les nouvelles mesures de contrôle en milieu de travail, ou les modifications à ces mesures, ainsi que les mesures de santé publiques applicables à tous les travailleurs, dans les langues qu’ils comprennent. Les exigences et les recommandations précises quant à la formation peuvent varier selon la province ou le territoire. Permettre aux travailleurs de poser des questions et de faire part de leurs préoccupations. Répondre aux questions et donner de la rétroaction dans un délai raisonnable.

Former les travailleurs sur les sujets propres à la COVID-19, par exemple :

  • Comment identifier les symptômes de la COVID-19 et y réagir.
  • Quoi faire si on est exposé et comment se faire tester pour la COVID-19.
  • Comment déclarer les cas de COVID-19 et quand le faire.
  • Information sur les vaccins et options de vaccination.
  • Comment prévenir la propagation de la COVID-19 et se protéger au travail.
  • Moyens de rester informé à l’aide de sources fiables.
  • Quand nettoyer, et comment utiliser les produits de nettoyage et de désinfection en toute sécurité.
  • Comment porter, manipuler et entretenir correctement l’équipement de protection individuelle (EPI) et les masques.
  • Information sur les services de soutien en santé mentale, y compris, s’il y a lieu, sur le programme d’aide aux employés (PAE).
  • Pour plus d’information sur la communication et la formation, consulter le document Communication et formation sur la COVID-19 du CCHST.

Afficher des panneaux appropriés (p. ex., sur la COVID-19, la prévention de la propagation des infections, la technique de lavage des mains, les limites d’occupation, l’éloignement physique recommandé, le dépistage, la manière de porter le masque, etc.) à des endroits où les travailleurs et les visiteurs pourront les voir, comme :

  • les entrées;
  • les endroits où le port du masque est obligatoire ou recommandé;
  • les surfaces fréquemment touchées;
  • les toilettes, les vestiaires et les salles de repos;
  • les entrées de porte et les voies piétonnières;
  • tout autre endroit, au besoin.

Dépistage et recherche de contacts

On peut réduire la propagation de la COVID-19 grâce aux moyens suivants :

  • Dépistage : garder les personnes possiblement infectées par la COVID-19 en dehors du lieu de travail.
  • Recherche des contacts : identifier et aviser les personnes exposées au virus et leur donner des conseils.

Dépister les personnes qui entrent sur les lieux de travail si cela est exigé par vos autorités locales. Penser à mettre en place un programme de dépistage même si ce n’est pas requis comme mesure de protection additionnelle pour vos travailleurs.

  • Déterminer le type de dépistage requis sur votre lieu de travail : passif ou actif.
    • Avec le dépistage passif, les personnes doivent faire de l’autosurveillance et déclarer elles-mêmes une éventuelle maladie ou exposition à une personne atteinte de la COVID-19.
    • Avec le dépistage actif, les personnes sont interrogées sur les signes ou symptômes d’infection, toute exposition potentielle récente à la COVID-19 ou tout voyage récent à l’extérieur du Canada.
  • Permettre aux personnes qui ont réussi le dépistage d’accéder au lieu de travail. Refuser l’accès aux personnes qui n’ont pas réussi le dépistage.
  • Les travailleurs qui n’ont pas réussi le dépistage doivent communiquer avec leur superviseur. Le superviseur doit leur demander de retourner (ou de rester) à la maison et de suivre les directives de la santé publique locale, qui peuvent inclure l’isolement, effectuer un test de dépistage de la COVID-19 ou communiquer avec leur fournisseur de soins de santé ou l’autorité de santé publique.
  • Déterminer si vous devez mettre en place la recherche des contacts. Si c’est le cas, conserver une liste des personnes (pour lesquelles la recherche des contacts s’applique) qui entrent sur le lieu de travail, y compris leurs noms, leurs coordonnées et la durée passée sur le lieu de travail. Ces renseignements doivent être fournis à l’autorité de santé publique à sa demande à des fins de recherche de contacts. Tous les renseignements doivent être conservés et détruits en toute sécurité, selon les exigences des lois sur la protection de la vie privée.
  • Pour plus d’information sur le dépistage et la recherche de contacts, consulter :

Ventilation

Barrières physiques

Installer des barrières physiques transparentes pour réduire la propagation des particules respiratoires. Ces barrières doivent être :

  • placées de manière à bloquer la circulation des particules respiratoires entre les personnes, surtout pour les interactions fréquentes et effectuées à moins de 2 mètres de distance;
  • suffisamment hautes et larges pour couvrir les zones de respiration de deux personnes de part et d’autre;
  • fabriquées en un matériau non poreux;
  • nettoyées et désinfectées au moins tous les jours.

Planifier le positionnement des barrières avec soin. Elles ne doivent pas :

  • bloquer des couloirs ou des sorties;
  • nuire à la ventilation;
  • réduire la visibilité;
  • nuire à la capacité de travailler sécuritairement;
  • entourer complètement les personnes.

Pour plus d’information sur les barrières physiques, consulter le document Barrières physiques – CCHST.

Éloignement physique

L’éloignement physique exige des personnes :

  • qu’elles maximisent la distance entre elles et les personnes (au moins 2 mètres dans toutes les directions) qui ne font pas partie de leur ménage ou de leur groupe;
  • qu’elles évitent les interactions en personne non essentielles;
  • qu’elles limitent autant que possible le nombre et la durée des interactions.

Mesures d’éloignement physique à considérer :

  • Respecter les limites d’occupation et les exigences d’éloignement physique des autorités de santé publique locales ou du gouvernement. Ajuster les limites en fonction de chaque espace ou lorsque les exigences changent.
  • Modifier l’espace physique pour l’agrandir si cela est possible, par exemple en donnant accès à de l’espace supplémentaire, en aménageant un espace extérieur pour les files d’attente ou en retirant des cloisons temporaires.
  • Éloigner les postes de travail les uns des autres. Éviter qu’il y ait plus d’un travailleur à la fois à chaque poste de travail.
  • Éviter de placer les travailleurs face à face, dans la mesure du possible.
  • Limiter l’accès aux sièges, éviers, urinoirs, etc., qui sont rapprochés.
  • Modifier les tâches pour permettre l’éloignement physique.
  • Déterminer si des employés peuvent travailler à distance et leur fournir le soutien et les ressources en matière d’ergonomie.
  • Éviter les rassemblements en personne comme les activités sociales.
  • Modifier les horaires de manière à réduire le nombre de travailleurs dans les espaces.
  • Prévoir des exceptions à l’éloignement dans certaines circonstances, par exemple pour apporter de l’aide à une personne en détresse, prodiguer les premiers soins ou procéder à une réanimation cardiorespiratoire (RCR).
  • Pour plus d’information sur l’éloignement physique, consulter le document COVID-19 et éloignement physique – CCHST.

Mesures d’hygiène

  • Encourager une bonne hygiène des mains et le respect de l’étiquette respiratoire.
  • Fournir des stations de lavage des mains ou des distributeurs de désinfectant pour les mains (ayant une teneur minimale en alcool de 60 %) dans les aires très fréquentées. Vérifier et remplir régulièrement les distributeurs.
  • Encourager les gens à se laver et à se désinfecter les mains aux moments adéquats :
    • au début et à la fin d’un quart;
    • avant de manger, de boire ou de fumer;
    • après avoir touché de l’équipement ou des articles partagés ou des surfaces fréquemment touchées;
    • après être allé aux toilettes;
    • après avoir toussé ou éternué;
    • après avoir procédé au nettoyage et à la désinfection;
    • avant de mettre de l’équipement de protection individuelle ou un masque et après l’avoir enlevé.
  • Dissuader les personnes de se toucher les yeux, le nez, la bouche ou le masque, en particulier si elles ne se sont pas lavé les mains.
  • Déconseiller les contacts physiques non nécessaires.
  • Réduire le nombre d’objets et de matériel partagés.
  • Ne pas permettre aux travailleurs de partager l’équipement de protection individuelle ou les masques.
  • Réduire le nombre de surfaces fréquemment touchées grâce à :
    • des portes, des robinets, des toilettes, des urinoirs et des appareils d’éclairage activés par détecteur de mouvement;
    • des distributeurs activés par le mouvement des mains ou une pédale (savon, serviettes en papier, désinfectant, etc.) et des poubelles doublées de plastique;
    • des méthodes sans contact de suivi de la présence des travailleurs, comme des cartes-clés ou des messages électroniques.

Nettoyage et désinfection

Les virus peuvent survivre sur les objets de quelques heures à quelques jours, en fonction du type de surface et des conditions environnementales.

  • Nettoyer et désinfecter les surfaces et les objets de façon régulière.
  • Se concentrer sur les objets et les surfaces fréquemment touchés (p. ex. poignées de porte, poignées, mains courantes, boutons, interrupteurs d’éclairage et robinets), qui devraient être nettoyés et désinfectés plus souvent et lorsqu’ils sont visiblement sales.
  • Utiliser des désinfectants pour surfaces dures approuvés.
  • Fournir du matériel de nettoyage et de désinfection, ainsi qu’un équipement de protection individuelle adéquat.
  • Toujours respecter les directives du fabricant lorsqu’on utilise, manipule ou entrepose les produits. Lire l’étiquette du produit et, s’il y a lieu, la fiche signalétique pour déterminer les mesures de précaution à prendre.
  • Laisser suffisamment de temps aux travailleurs pour désinfecter le matériel partagé entre chaque utilisation.
  • Après le nettoyage et la désinfection :
    • manipuler les chiffons de nettoyage, les serviettes, etc., correctement pour éviter toute contamination croisée et les laver ou les jeter après chaque utilisation;
    • jeter les articles très contaminés dans des poubelles doublées de plastique;
    • jeter les poubelles une fois par jour, au minimum.
  • Pour plus d’information sur le nettoyage et la désinfection, consulter les documents :

Équipement de protection individuelle (EPI)

L’EPI comprend des respirateurs, des masques médicaux, des articles de protection oculaire, des gants et des chaussures de sécurité.

  • Une protection oculaire (comme des lunettes de sécurité ou un écran facial) peut être portée en plus d’un masque lorsqu’on est en contact physique étroit avec d’autres personnes. Note : les écrans faciaux n’offrent pas de protection respiratoire et ne peuvent pas remplacer les masques.
  • Les politiques en matière d’EPI contre la COVID-19 ne doivent pas interférer avec les exigences d’EPI pour les tâches qui nécessitent un niveau de protection plus élevé.
  • Les travailleurs peuvent avoir besoin d’EPI pour se protéger contre la COVID-19 s’ils :
    • effectuent des tâches qui nécessitent de se trouver à moins de 2 mètres d’une autre personne;
    • utilisent des produits de nettoyage et de désinfection (consulter les instructions du fabricant sur la manipulation sécuritaire de ces produits);
    • administrent les premiers soins d’urgence.
  • Pour plus d’information sur l’EPI, consulter le document :

Port du masque

  • Appliquer les exigences en matière de port du masque établies par votre administration locale. Si le port du masque n’est pas requis, le masque devrait être encouragé en tant que mesure additionnelle lorsqu’il y a un risque élevé de propagation de la COVID-19, ou lorsque l’éloignement physique est impossible.
  • Les masques devraient être confortables, bien conçus et bien ajustés, et couvrir le nez, la bouche et le menton.
  • Envisager des masques avec une fenêtre transparente pour communiquer avec des personnes sourdes ou malentendantes.
  • Toute personne qui ne peut pas retirer son masque sans aide (p. ex. en raison de son âge, de ses capacités ou de son niveau de développement) ne devrait pas en porter.
  • Permettre aux travailleurs de porter un masque malgré la levée de l’exigence, à leur discrétion (p. ex. risque de présenter une forme grave de la maladie, travail dans un lieu bondé).
  • Pour plus d’information sur les masques, consulter les pages :

Vaccination

  • Envisager d’établir et de mettre en œuvre une politique de vaccination contre la COVID-19 qui respecte toutes les exigences applicables du gouvernement et de l’organisation.
  • Discuter des préoccupations au sujet de la politique de vaccination contre la COVID-19 avec le comité ou le représentant de la santé et de la sécurité et avec le syndicat (s’il y en a un).
  • Prévoir des mesures d’adaptation pour les travailleurs qui ont une exemption valide.
  • Penser à offrir du soutien pour les travailleurs :
    • qui ont un rendez-vous dans une clinique de vaccination locale en dehors des heures de travail;
    • qui souffrent d’effets secondaires temporaires suite à la vaccination.
  • Avant de laisser les travailleurs entrer sur le lieu de travail, leur demander de présenter une preuve ou une attestation de vaccination, si cela est exigé par les autorités gouvernementales ou la politique de l’organisation.
  • Maintenir les mesures de contrôle de la COVID-19 et les mesures de santé publique requises, même si la majorité des travailleurs sont pleinement vaccinés.
  • Pour plus d’information sur la vaccination, consulter :

Plan d’intervention à l’égard de la COVID-19

  • Élaborer et mettre en œuvre un plan pour traiter les cas présumés de COVID-19 et les urgences.
  • Si une personne présente des symptômes de COVID-19 en milieu de travail :
    • lui demander de mettre un masque immédiatement (de préférence un respirateur ou un masque médical, ou, en l’absence de ces masques, un masque non médical bien conçu et bien ajusté). Pour un respirateur utilisé dans ce contexte (c’est-à-dire comme mesure de contrôle à la source), un essai d’ajustement peut ne pas être nécessaire;
    • la faire quitter les lieux le plus tôt possible;
    • si elle ne peut pas quitter immédiatement, l’envoyer en isolement dans une aire désignée, loin des autres, jusqu’à ce qu’elle puisse partir.
  • Appeler le 911 pour de l’assistance médicale en cas de symptômes mettant la vie en danger. S’il s’agit d’un travailleur, aviser son contact d’urgence.
  • Consulter le responsable de la SST et la commission des accidents du travail de votre province ou territoire pour connaître les exigences en matière de déclaration, au besoin.
  • Remplir un rapport d’incident et commencer une enquête.
  • Consulter les lignes directrices de votre autorité de santé publique locale pour déterminer à quel moment le travailleur peut reprendre le travail.
  • Envisager de mettre à jour votre politique sur les congés de maladie pour soutenir les travailleurs malades ou qui pourraient l’être. Le soutien peut inclure des congés de maladie payés ou non payés, un congé d’invalidité de longue durée et de l’information sur les programmes gouvernementaux, s’il y a lieu.
  • Pour plus d’information sur la réponse à la COVID-19, consulter le document Répondre à la COVID-19 sur le lieu de travail – CCHST.

Il est important de prévoir des ressources et des mesures de soutien en santé mentale pour tous les travailleurs, y compris l’accès à un programme d’aide aux employés, le cas échéant.

Pour en savoir plus sur la COVID-19, consultez le site de l’Agence de la santé publique du Canada.

Il convient de noter que la présente fiche de conseils n’aborde que certains changements pouvant être faits par les organisations au cours d’une pandémie. Adaptez la présente liste en ajoutant vos propres pratiques et politiques exemplaires pour répondre aux besoins particuliers de votre organisation.

Avis de non-responsabilité : Comme les renseignements sur la santé et la sécurité au travail sont appelés à changer rapidement, il est recommandé de consulter les autorités locales de santé publique pour obtenir des directives régionales précises. Ces renseignements ne remplacent pas les avis médicaux ou les obligations prévues par la loi en matière de santé et de sécurité. Bien que tous les efforts soient faits pour assurer que les renseignements sont exacts, complets et à jour, le CCHST n’offre aucune garantie et ne s’engage aucunement à cet effet. Le CCHST ne saurait être tenu responsable de toute perte, réclamation ou revendication pouvant résulter, directement ou indirectement, de l’utilisation de ces renseignements ou des conséquences de leur utilisation.

Dernière mise à jour du document le 30 juillet 2022