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Pompier forestier

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Que fait un pompier forestier?

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Les pompiers forestiers travaillent dans des zones naturelles, telles que des forêts, des prairies et d’autres environnements semblables, pour prévenir et éteindre les incendies, tant au niveau national qu’international. La lutte contre les incendies de végétation est un travail physiquement exigeant, qui requiert des compétences variées, allant de l’utilisation de machines à la gestion d’opérations d’incendie complexes dans des zones éloignées. Les pompiers forestiers passent de longues périodes dans des environnements éloignés et accidentés, souvent en campant sur le terrain pendant des durées prolongées. Le rôle comporte un travail d’équipe important, des connaissances techniques et la capacité de s’adapter à des environnements en constante évolution.  

Les pompiers forestiers effectuent une variété d’activités pour contenir des incendies et atténuer leurs risques. Certaines tâches peuvent comprendre les suivantes :  

  • Créer une ligne de feu (une interruption dans le chemin du feu) en coupant la végétation, en débroussaillant ou en creusant.
  • Utiliser des brûleurs par gravité pour effectuer des brûlages contrôlés planifiés lors des opérations de brûlage.
  • Localiser et éteindre les foyers résiduels le long de la limite de feu lors des opérations d’extinction finale.
  • Utiliser et entretenir divers équipements pour effectuer des activités de lutte contre les incendies, y compris des pelles, des scies à chaîne, des pompes à eau, des extincteurs chimiques et des pompes.
  • Secourir les randonneurs et d’autres personnes qui pourraient être prises dans l’incendie.
  • Assister lors des opérations aériennes d’extinction d’incendie en coordonnant avec les aéronefs, tels que les hélicoptères et les avions à voilure fixe, pour les largages d’eau et le soutien aux lignes de feu.
  • Conduire des véhicules spécialisés, y compris des engins d’incendie et des véhicules tout-terrain, pour accéder aux zones d’incendie et transporter le personnel et l’équipement.
  • Utiliser des radios et d’autres dispositifs de communication pour coordonner au sein de l’équipe et avec les unités de commandement.
  • Maintenir une bonne condition physique, effectuer des tests de condition physique réguliers et respecter les normes physiques.
  • Subir des évaluations médicales de routine pour garantir l’aptitude au travail et pour surveiller les risques pour la santé associés aux stress physiques et environnementaux de la lutte contre les incendies de végétation.
  • Participer à des programmes de formation continue pour se tenir informé des techniques de lutte contre les incendies, de l’équipement, des protocoles de sécurité et de la gestion des incidents.

Pour plus d’informations générales concernant les pompiers, veuillez consulter nos Réponses SST sur les Pompiers.  


Quels sont les dangers possibles pour la santé et la sécurité associés au métier de pompier forestier?

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Les pompiers forestiers sont exposés à de nombreux dangers, y compris des dangers biologiques, chimiques, physiques, ergonomiques et psychosociaux.

Dangers biologiques

  • Exposition aux maladies zoonotiques (maladies infectieuses transmises entre les animaux et les personnes), y compris par les tiques, les moustiques et la faune.
  • Piqûres d’insectes, y compris celles des abeilles, des guêpes, des frelons et des fourmis.

Dangers chimiques

  • Exposition à la fumée de feu de végétation qui peut contenir des particules fines, du monoxyde de carbone, du dioxyde de carbone, des oxydes d’azote et d’autres produits chimiques nocifs.
  • Exposition aux gaz d’échappement des moteurs diesel, à l’essence et au carburant d’aviation.
  • Exposition à des équipements ou à des surfaces contaminés.
  • Produits chimiques présents dans les mousses extinctrices et les retardateurs.
  • Amiante, silice et autres matériaux de construction, qui peuvent brûler à proximité.

Dangers ergonomiques 

Dangers physiques

Dangers psychosociaux

  • Fatigue attribuable aux longues heures et aux exigences physiques.
  • Stress au travail, en particulier dans des situations de forte pression.
  • Être témoin d’événements traumatisants, tels que des décès liés à des incendies.
  • Isolement lors du travail dans des zones éloignées.
  • Longues périodes d’absence du domicile, entraînant un potentiel stress émotionnel et des difficultés à maintenir des relations personnelles.

Dangers de sécurité

  • Outils, tels que des scies à chaîne, des torches et des déchiqueteuses.
  • Équipement lourd, tel que des bulldozers et des excavatrices.
  • Chaleur rayonnante.
  • Chutes d’arbres et de branches.
  • Surfaces inégales en raison desquelles les pompiers peuvent glisser, trébucher ou faire une chute.
  • Capotages de véhicules, y compris l’utilisation de véhicules tout-terrain.
  • Incidents aériens impliquant des aéronefs utilisés pour des activités de soutien aérien ou de suppression des incendies.
  • Rencontre avec la faune, y compris les attaques ou les comportements agressifs de la part des animaux, tels que les ours ou les serpents.

Quels sont les effets sur la santé associés au métier de pompier forestier?

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Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) classe l’exposition professionnelle en tant que pompier comme cancérogène pour l’homme (groupe 1) sur la base d’indications suffisantes de sa cancérogénicité chez l’homme. L’exposition professionnelle en tant que pompier entraîne :

  • Le mésothéliome (cancer qui se forme dans le tissu qui tapisse les poumons ou l’abdomen).  
  • Le cancer de la vessie.

Le Centre international de recherche sur le cancer a également conclu qu’il existe des indications limitées d’un lien entre l’exposition professionnelle en tant que pompier et les cancers suivants :  

  • Le cancer du sang (lymphome non hodgkinien).
  • Le cancer colorectal.
  • Le cancer de la prostate.
  • Le cancer de la peau (mélanome).
  • Le cancer des testicules.

Bien que les études sur les risques pour la santé à long terme spécifiquement pour les pompiers forestiers soient limitées, certaines études semblent indiquer que les pompiers forestiers sont exposés à un risque accru de :

  • Hypertension.
  • Pouls irrégulier.
  • Cancer du poumon et d’autres troubles respiratoires.
  • Maladie cardiovasculaire.

Quelles sont les mesures de contrôle possibles que les milieux de travail peuvent mettre en œuvre pour les pompiers forestiers?

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Dangers biologiques

  • Encourager la vaccination, telle que le vaccin contre la rage, s’il est disponible et approprié.
  • Mettre en place des procédures pour répondre rapidement aux piqûres d’insectes et aux réactions allergiques potentielles.
  • Fournir un insectifuge contenant du DEET ou de l’icaridine.  
  • Fournir des moustiquaires lorsque du temps est passé dans des structures extérieures non munies de moustiquaires, telles que des tentes.  
  • Vérifier la présence de tiques sur tout le corps après avoir travaillé à l’extérieur, spécialement au niveau des pieds, des aisselles, de l’arrière des genoux, des coudes, des cheveux, derrière les oreilles, à la taille et dans la région de l’aine.

Dangers chimiques

  • Acheter de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) sans substances perfluoroalkyliques et polyfluoroalkyliques (SPFA) pour les pompiers dès qu’il devient disponible.
  • Utiliser le mode de recirculation de l’air dans les véhicules pour réduire le plus possible l’entrée d’air extérieur lors de conditions de fumée épaisse.
  • Utiliser des épurateurs d’air (unités de filtration de l’air) lorsque cela est possible, par exemple, dans les camps de base d’incidents.
  • Établir des zones de décontamination en utilisant un système rouge, jaune et vert (ou chaud, tiède et froid) pour prévenir la propagation des produits chimiques nocifs vers les zones propres.
  • Faire sortir les équipes des zones où la fumée est dense.  
  • Éviter les positions sous le vent lors de la lutte contre les incendies.  
  • Éviter de s’aventurer profondément dans la zone de brûlage active lorsque cela n’est pas nécessaire.
  • Réduire le plus possible les opérations de l’extinction finale, lorsque cela est possible, en utilisant des routes ou d’autres caractéristiques naturelles (p. ex. des bandes rocheuses) comme lignes de feu indirectes afin de réduire le temps passé près du bord du feu actif.
  • Localiser les camps et les zones de rassemblement, contre le vent de l’incendie afin de limiter l’exposition à la fumée.  
  • Nettoyer les cabines de véhicules et d’aéronefs une fois qu’ils sont revenus à la base, après le quart de travail.
  • Éviter de transporter de l’équipement contaminé dans des véhicules personnels.  
  • Si l’on ne peut pas éviter de transporter l’équipement contaminé dans des véhicules personnels, l’équipement de protection individuelle et les vêtements de travail de la ligne de feu doivent être placés dans un sac étanche, scellés et isolés de tout occupant dans le véhicule. Les mains doivent être lavées ou protégées par des gants lors de la manipulation de l’équipement, et les véhicules doivent être nettoyés après le transport. Les vêtements de travail portés à la ligne de feu doivent être lavés dès que possible après le retour à la base.
  • Fournir aux travailleurs des douches et des vêtements propres immédiatement après leur retour à la base.

Dangers ergonomiques 

  • Optimiser les horaires de travail, y compris la gestion des cycles de travail-repos afin d’éviter la fatigue.
  • Accorder des pauses pour réduire la tension causée par des positions inconfortables ou des tâches physiques répétitives.
  • Encourager des techniques appropriées pour les tâches physiques, telles que le creusage et le pelletage.

Dangers physiques

  • Acclimater les travailleurs aux environnements chauds progressivement afin de prévenir le stress thermique. Pour les nouveaux travailleurs et ceux qui sont de retour, augmenter progressivement la durée et le niveau d’activité physique.
  • Faire la rotation des travailleurs tout au long de la journée afin de réduire au minimum leur exposition à la chaleur et leur effort physique.
  • Établir des régimes de travail-repos conformément aux recommandations de la loi et des directives en matière de santé et de sécurité.  
  • Mettre en œuvre un programme de protection de l’ouïe.  
  • Fournir des vêtements appropriés, des lunettes de soleil et de la crème solaire pour l’exposition au soleil.

Dangers psychosociaux

  • Former les travailleurs à identifier et à gérer le stress.
  • Donner une séance de débriefing ou de counseling après des incidents traumatiques pour aider les travailleurs à traiter leurs expériences.

Dangers de sécurité

  • Conserver les outils et l’équipement en bon état de fonctionnement.
  • S’assurer que les véhicules sont régulièrement inspectés et encourager des pratiques de conduite sécuritaires.  
  • Éloigner les camps des zones de nourriture abondante ou propices à la faune.
  • Utiliser des méthodes appropriées de stockage et d’élimination des aliments pour éviter d’attirer les animaux.  
  • Mettre en œuvre des procédures pour gérer les rencontres avec la faune.
  • S’assurer que les opérations aéronautiques respectent des protocoles de sécurité stricts, tels que ceux de Transports Canada, afin de réduire au minimum le risque d’incidents.  
  • Mettre en œuvre un plan de préparation aux situations d’urgence et d’intervention.  

Quelles sont les mesures générales possibles que les pompiers forestiers peuvent prendre?

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  • Attacher sa ceinture de sécurité et l’ajuster en fonction de l’état de la route.  
  • Éviter de conduire en état de fatigue ou de facultés affaiblies.  
  • Faire de l’exercice régulièrement et maintenir une alimentation saine.
  • Éviter de fumer.
  • Dormir suffisamment pour se reposer et récupérer.
  • Se reposer dans des endroits frais et rester hydraté lorsque cela est possible.
  • Maintenir la conscience de la situation et repérer les chemins d’évacuation.  
  • Porter de l’équipement de protection individuelle (ÉPI) approprié.
  • Signaler les dangers, les blessures et les maladies à son superviseur.

Que devrait-on inclure dans un plan des mesures et des interventions d’urgence pour les pompiers forestiers?

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Il est important que les organisations de services d'incendie disposent de leurs propres plans d'intervention d'urgence, surtout lorsque l'accès aux services d'urgence n'est pas facilement accessible.Les plans d’intervention d’urgence aident à se préparer à des situations imprévues qui peuvent survenir lors d’une intervention, telles que des explosions, des blessures, des urgences médicales, des conditions d’incendie en évolution rapide et d’autres situations de crise.  

Pour les organisations de pompiers forestiers, un plan d’intervention d’urgence peut inclure :

  • Les procédures pour alerter les travailleurs en cas d’urgence.
  • Les protocoles de sauvetage pour les travailleurs blessés ou piégés.
  • Les procédures d’évacuation des travailleurs et des lieux de rassemblement désignés.
  • Les coordonnées du personnel clé.
  • Les premiers soins et l’assistance médicale.
  • Les mesures de prévention de la violence en milieu de travail.
  • La formation et les exercices d’entraînement pour les travailleurs.

Le plan doit être adapté à son organisation, aux défis propres aux régions éloignées et aux conditions d’incendie changeantes.


  • Date de la première publication de la fiche d’information : 2026-03-12
  • Date de la dernière modification de la fiche d’information : 2026-03-12

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